A la télé cette semaine…

24 octobre 2007

niveau 5eme

C’est pas sorcier : Istanbul, c’est Byzance !
dimanche 4 novembre, 10 h 55

Dans l’excellente série C’est pas sorcier, Fred, Jamy et Sabine reviennent sur l’histoire de cette ville cosmopolite située aux portes de l’Orient et de l’Occident, depuis sa fondation par les colons grecs jusqu’à nos jours, et qui fut tantôt chrétienne, tantôt musulmane. (26 min)

niveau 4eme

Thema : les nouveaux pauvres
mardi 6 novembre, 20 h 40

Enquête de part et d’autre du Rhin sur cette population croissante qui survit de l’aide sociale. Deux documentaires : Les Nouveaux Visages de la pauvreté (2007, 52 min) rencontre les laissés-pour-compte, jeunes ou vieux, de Weimar à Clichy-sous-Bois ; Désespérément chômeur (2007, 30 min) suit une conseillère spécialisée dans la réinsertion des chômeurs de longue durée à Chemnitz en ex-RDA.

niveau 3eme

Trotski
mercredi 31 octobre, 20 h 40

Des images d’archives inédites et des scènes reconstituées alternent dans ce portrait du révolutionnaire russe, complété par les interventions de spécialistes, parmi lesquels les historiens français Jean-Jacques Marie et Nicolas Werth et la journaliste anglo-américaine Anne Applebaum.

C’est une sélection du site

Le Grand Versailles Numérique

19 octobre 2007

Internet, 3D, podcasting, réalité virtuelle, wi-fi, terminaux interactifs… le château de Versailles prépare sa révolution numérique. En parallèle des travaux d’aménagement du Grand Versailles, le projet GRAND VERSAILLES NUMERIQUE (GVN) combine nouvelles technologies et contenus culturels. Versailles redevient ainsi un lieu de développement et d’expérimentation des arts et des sciences, comme il le fut à l’époque de Louis XIV. Le projet est d’envergure, un site vitrine en est la préfiguration… (site conçu pour Internet Explorer)

A l’occasion de la réouverture de la Galerie des Glaces, l’entreprise mécène de ces travaux, Vinci, et l’Etablissement public de Versailles proposeront aux internautes du monde entier la visite virtuelle de ce joyau restauré et retrouvé. Cette animation 3D en temps réel permettra de s’approcher, par un simple clic, de la voûte, des peintures et des sculptures de la galerie.

Le projet GRAND VERSAILLES NUMERIQUE

Comment se fabrique le sable ?

18 octobre 2007

Lentement, chaque jour, sans aucun temps de repos la côte se transforme. Tantôt elle peut croître, tantôt elle se désagrège (on parle alors d’érosion). Les vagues, les tempêtes et les animaux sont les principaux intervenants dans l’érosion des récifs. Certains poissons peuvent aussi avoir un impact sur la structure de ce récif.

Le poisson perroquet, par exemple, muni d’un bec puissant, est capable de briser les coraux. Leur appareil digestif se charge d’effectuer le tri et la partie dure du corail est rejetée lors de la déjection sous forme de très fines particules qui vont constituer… le sable !

Le sable va venir s’amasser pour former un banc, il va peu à peu disparaître ou alors à son tour abriter la vie. Les oiseaux vont venir s’y reposer comme le guano. A mesure que le sable se repose dans les recoins du récif, des algues rouges le colonisent et se soudent au corail. Se met alors en place une succession de réactions chimiques et physiques qui lient les particules de sable entre elles pour former du calcaire.

Progressivement, mais de façon très lente, le récif croît (1mm par an) et la côte change…

Pour en savoir plus :

- article de Wikipédia sur le SABLE

- article Le Sable, solide ou liquide ?

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/5ScwgXDuLPZvr4t1T" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Les déserts racontent la Terre

Corées : une paix possible ?

5 octobre 2007

Les deux Corées ont consacré, le 4 octobre, leur rapprochement à l’issue d’un sommet à Pyongyang, où elles ont scellé un pacte de paix. Mieux vaut tard que jamais : cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que les deux ex-frères ennemis de la guerre froide sont théoriquement en con­flit ! A l’issue de la guerre de Corée (1950-1953), les deux pays n’avaient conclu qu’un armistice.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/5VPUms6b1JUzuioQI" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Reste à officialiser la nouvelle situation. Coupe de champagne en main et souriants, les dirigeants sud-coréen et nord-coréen, Roh Moo-hyun et Kim Jong-il ont plaidé pour la tenue d’un sommet « à trois ou quatre pays ». Un traité officiel nécessite en effet la signature des Etats-Unis et de la Chine, parties prenantes du conflit. Ils ont également réaffirmé leur engagement à démanteler les installations nucléaires de la Corée du Nord, laquelle semble en passe d’honorer ses engagements internationaux. Le 13 février, Pyongyang s’était engagé à renoncer à son programme nucléaire. Depuis lors, le pays a fait un pas supplémentaire en acceptant de démanteler son principal site (Yongbyon) avant le 31 décembre. Reste à savoir si les actes suivront…[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/UaRMq7IVdAVke5fwd" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

50 ans de conquête spatiale

5 octobre 2007

Le 4 octobre 1957, à 2h28, l’URSS envoie le premier satellite artificiel dans l’espace. Cette “boule métallique”, qui pèse 83,6 kilos et fait 58 centimètres de diamètre, décolle du site de Baïkonour, au Kazakhstan. Après trois échecs, le missile R7, conçu par Serguei Korolev, accomplit sa mission, marquant le début d’une bataille effrénée à laquelle se livreront l’Europe et les Etats-Unis pour conquérir l’espace…

L’objectif initial des Soviétiques était de lancer une fusée porteuse d’une bombe atomique. “Dans les années 1950, les deux superpuissances ont presque en même temps entamé la construction de fusées balistiques intercontinentales.” Ce n’est qu’au milieu de la décennie que cette course se cristallisa sur l’envoi d’un premier satellite artificiel. L’expert russe Boris Tchertok, ancien collaborateur du projet, reconnaît que, dans la course aux fusées, l’Allemagne nazie défaite était bien plus en avance et que les restes de son industrie spatiale ont servi de base aux Soviétiques comme aux Américains. “L’URSS évaluait son retard à cinq ans, les Etats-Unis à 100 milliards de dollars.” Mais le lancement du Spoutnik n’a pas suscité un enthousiasme immédiat dans sa propre patrie. Tchertok reconnaît que “l’Union soviétique n’avait pas saisi la signification du lancement du premier satellite. Même la Pravda avait réagi avec retard.

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/16EWsxolhrDmSm3OY" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Le 1er février 1958, les Etats-Unis lancent à leur tour leur premier satellite artificiel. Le projet Explorer 1, proposé puis abandonné par l’US Army, fût finalement repris par la National Aeronautics and Space Administration, plus connue sous le nom de la NASA. Mais la réponse soviétique ne va pas se faire attendre : elle sera implacable…

Le 12 avril 1961, le russe Iouri Gagarine devient le premier homme à voyager dans l’espace. Il quitte le cosmodrome de Baikonour – le même qui a vu partir Spoutnik – et effectue une résolution de près de deux heures autour de la Terre, avant de s’éjecter de sa capsule Vostok 1 et d’atterrir en parachute. Il meurt en 1968, en mission de routine (les causes de son décès restent mystérieuses). Désormais, les Américains étaient condamnés à faire fort. Très fort…

Le 21 juillet 1969, à 20h17, Neil Armstrong pose son pied sur la Lune. Cet événement, sans doute le plus marquant de l’histoire de la conquête de l’espace, est retransmis en direct à la télévision. La mission Apollo 11, qu’il dirige, a accompli cet exploit à bord du Module lunaire Eagle. Il prononce sa phrase culte: “C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité”.

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/3T1vneTnuXyPvjxzl" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Aujourd’hui, après une période de vaches maigres, l’astronautique russe affiche des ambitions dignes de son passé de précurseur, en particulier avec la mise en service du système de navigation satellitaire Glonass à partir de la fin de cette année. Mais le nouvel horizon de l’astronautique est un vol habité vers Mars. Le projet a été initié par les Soviétiques dès les années 1970. Aujourd’hui, “il peut être réalisé en douze ou quatorze ans avec un financement d’un peu plus de 1 milliard de dollars par an. A l’instar du lancement du Spoutnik il y a cinquante ans, un tel objectif est capable d’élever significativement le potentiel technologique de la Russie et son statut international. La course à l’espace n’est donc pas terminée…

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/22ZKuykyO9v3Sk1Sy" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Pour découvrir autrement la Course aux étoiles, allez voir le Blog de J.B, du Lycée Braque (Argenteuil) : http://bricabraque.unblog.fr

Birmanie : l’opposition se meurt

3 octobre 2007

Au moins mille personnes interpellées la semaine dernière lors de la répression de manifestations anti-junte en Birmanie ont été emmenées sur un campus universitaire de Rangoun pour y être détenues, ont indiqué mardi deux responsables birman et onusien.

Jusqu’à 1.700 personnes, dont environ 500 moines bouddhistes, ont été détenues dans le campus du Government Technical Institute de Rangoun, a dit un responsable birman. Selon lui, ce groupe incluait environ 200 femmes et des bonzes novices, dont un n’était âgé que de 10 ans.

Mireille Boisson, coordonnatrice pour la Birmanie à Amnesty International France, clame haut et fort le drame qui est en train de se vivre en Birmanie :

La junte au pouvoir en Birmanie réprime les manifestations depuis trois jours. Quelle est la situation actuelle ?
Il y a pour l’instant neuf morts, on « s’émerveille » tous de la retenue de l’armée jusqu’à présent, peut-être est-ce grâce à la Chine (un souvenir de Tien An Men…) et des pays de l’Asean (Asie du Sud-Est), qui ont appelé la junte à la modération. De plus, contrairement à la répression de 1988 qui avait fait 3 000 morts, nous disposons cette fois-ci d’images, car les jeunes ont su utiliser les nouvelles technologies : ça intéresse les médias et on ne peut pas massacrer impunément sous leur regard. Reste que le monde extérieur risque d’avoir de moins en moins d’images car le pouvoir est en train de verrouiller, de couper des lignes, les portables, etc.
Et les violations les plus graves sont perpétrées à l’abri des caméras : des arrestations massives ont lieu, des monastères ont été vidés et pillés et il existe évidemment de fortes présomptions de tortures. Il ne faut pas oublier que l’on tombe facilement sous le coup de lois formulées de façon très vague en Birmanie et que les lois d’exception sont toujours en vigueur. Il s’agit d’une torture gratuite, car il n’y a rien à avouer, une torture faite pour briser et terrifier la population. Il y aura également des simulacres de procès – le tarif minimum c’est d’ailleurs sept ans de prison. Quant à Aung San Suu Kyi, pour l’instant elle est toujours chez elle, surveillée de près, d’après des diplomates occidentaux en poste en Birmanie.

Quelle est la solution la plus adaptée ?
L’idéal serait que les Nations unies exercent une pression suffisante pour amener tout le monde à la table des négociations : la junte, la LND (Ligue nationale pour la démocratie), Génération 88, les partis ethniques liés ou pas à la LND. On a également besoin de médiateurs internationaux, notamment issus de la région comme l’Indonésien Ibrahim Gambari, l’émissaire spécial de l’ONU qui vient d’obtenir un visa pour se rendre en Birmanie.
Il faudrait également un embargo sur les armes de la part de la Chine (qui en expédie contre du gaz, du pétrole et la surveillance de la frontière contre le trafic de drogues), de la part aussi de l’Inde et de la Corée du Nord (qui livre probablement du matériel nucléaire). Enfin, le Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas du tout prêt à une intervention armée, la Chine de toute façon ne le permettrait jamais.

(c) site Amnesty International

Vladimir Poutine bientôt Premier ministre ?

2 octobre 2007

J’accepte avec gratitude la proposition de prendre la tête de la liste du parti Russie unie” aux législatives du 2 décembre, a lâché Vladimir Poutine en clôture du Congrès du parti au pouvoir, lundi 1er octobre, déclenchant une explosion de cris et d’applaudissements. Tous les délégués l’attendaient debout en retenant leur souffle. Tous s’étaient armés de leur téléphone portable, de leur appareil photo, de tout ce qu’ils avaient sous la main pour fixer cet instant historique.Conduire le gouvernement serait une option tout à fait réaliste“, a confirmé le président russe, résolvant ainsi une énigme majeure de cette fin de mandat sur son avenir politique, comme l’explique le quotidien Novyé Izvestia

Le président russe est ainsi à l’origine d’un nouveau coup de théâtre. A deux mois des élections législatives et cinq mois de la présidentielle, il a déjoué tous les pronostiques sur son avenir politique et se présentant à une place où personne ne l’attendait ! “Vladimir Poutine vient de mettre un terme au plus insoutenable suspense politique de la Russie contemporaine, esquissant par la même les contours de l’avenir du pays“, peut-on lire dans le quotidien Nezavissimaia Gazeta.

La veille de ce jour “historique”, l’ancien champion du monde d’échecs, Garry Kasparov, avait été élu candidat unique pour l’élection présidentielle de la coalition d’opposition L’Autre Russie. Interrogé par Kommersant sur le coup de théâtre de Vladimir Poutine il a déclaré : “La société sera la proie d’un peu moins d’illusions. Les choses sont désormais plus claires quant à la façon dont Vladimir Poutine va se maintenir de facto au pouvoir. Un nouveau système politique est en train de prendre forme, plus proche d’une dictature à parti unique.

Poutine, c’est pour toujours. Cette formule semble aujourd’hui caractériser le mieux notre nouvelle réalité politique“concluait récemment Moskovski Komsomolets.

Pour en savoir plus, consultez le dossier que Laurence HABAY y a consacré dans l’excellent hebdomadaire Courrier International.

Le vrai visage de Staline

30 septembre 2007

Un air de Russie

J’ai peur que nous ayons tué le mauvais cochon.” disait Churchill en 1945 en parlant de Hitler… mais en pensant à Staline. Cinquante -quatre ans après la mort de Iossif Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline, “l’homme d’acier”, son fantôme plane toujours sur l’actualité. Semblant oublier le mal considérable que Staline fit à tout un peuple, Moscou en use aujourd’hui plus que de raison. Pourtant, qui peut ignorer que le “petit père des peuples” fut un criminel sanguinaire, un paranoïaque délirant, un pervers hors du commun ?

Dans les archives récemment ouvertes à Moscou, on découvre le vrai Staline, bien différent de celui qu’on a imaginé pendant des décennies… De nombreux documents sur sa vie privée, sa carrière ou bien sa manière de travailler désormais accessibles nous permettent aujourd’hui dresser un portrait intime de Staline.

Tout d’abord, et contrairement à ce que clamait haut et fort Trotski, son plus grand ennemi, Staline n’était pas inculte. Staline lui-même voulait faire croire à ce personnage rustre et populaire, bureaucrate, provincial et ignorant. Cela servait son combat contre les « intellectuels » du Parti communiste. En fait, il avait une bibliothèque de 20 000 livres et il lisait plusieurs heures par jour. Il annotait les ouvrages et les mettait en fiche. Ses goûts étaient très éclectiques : Maupassant, Wilde, Gogol, Goethe ou encore Zola, qu’il adorait. Il aimait la poésie aussi. Dans sa jeunesse, il a écrit des poèmes en géorgien, sa langue maternelle ; certains, assez bucoliques, étaient même plutôt bons. Staline était érudit. Il pouvait citer de longs passages de la Bible, de Bismarck ou de Tchekhov et il admirait par dessus tout Dostoïevski.

Malgré cela, c’était un mauvais stratège. L’attaque de la Wehrmacht dans la nuit du 21 au 22 juin 1941 le paralysa… Pourtant, tout le monde l’avait prévenu, même Churchill. Mais il s’était enfermé dans sa logique et ne voulait rien entendre. Il n’a alors qu’une obsession : ne donner aux nazis aucun prétexte d’attaquer. D’où son refus de mettre en alerte les troupes, même après que les premiers avions de reconnaissance allemands eurent survolé le territoire soviétique. Il clame que «C’est un complot de l’état-major allemand. Quand Hitler le découvrira, il y mettra fin.» Et il refuse de contre-attaquer. Il interdit d’abord à l’artillerie de tirer… puis répond par le bluff et la quête de boucs émissaires. Ce n’est que le 23 qu’il ordonne une contre-attaque généralisée de l’armée Rouge et ordonne en même temps l’arrestation de plus de 40 chefs militaires (dont Meretskov, plus haut responsable moilitaire). Il désorganise ainsi la conduite de la guerre, mais couvre sa responsabilité : la débâcle est due aux comploteurs. C’est pour lui l’essentiel… Autre exemple, peut-être le plus flagrant : en septembre 1941, alors que tous ses généraux le suppliaient de retirer ses troupes de Kiev, il a laissé cinq corps d’armée se faire encercler et massacrer par les nazis. Ce n’est qu’au fil du conflit que Staline a finalement appris la stratégie militaire et su mener son pays à la victoire. Mais à quel prix !

Staline n’était pourtant pas fou . Du fait de son passé révolutionnaire, où trahisons et manipulations étaient permanentes, il a tout au long de sa vie vu des complots partout. Mais sa paranoïa aiguë en était-elle pour autant pathologique ? Ce qui est certain, c’est qu’il avait peur de la maladie. Dans ces missives intimes, il n’était question que de rhumatismes, de coeurs fatigués ou de laryngites (dont il a souffert toute sa vie). Mais, en vieillissant, il refusait de reconnaître sa déchéance physique. Il a même limogé son fidèle médecin personnel, Vinogradov, quand celui-ci lui a conseillé de quitter le pouvoir afin de se reposer. Bon vivant, dans les années 1920 et 1930, il chassait la perdrix, pêchait, faisait du canotage, avec ses complices du Politburo. Il jouait au billard. Le soir, il s’adonnait à d’interminables beuveries au vin géorgien. Et il aimait beaucoup la musique, l’opéra, les chants caucasiens. Quand il ne chantait pas, il se repassait sans arrêt le même morceau, le Concerto pour piano n° 23 de Mozart. Il adorait le cinéma. Dans toutes ses datchas, il avait fait installer une salle de projection. Il était le censeur en chef du cinéma soviétique. Il voulait voir tous les films avant le public. Il avait une cinémathèque impressionnante. Après la guerre, il a même récupéré celle d’un autre fan de cinéma, Joseph Goebbels. Staline, qui avait compris le pouvoir de l’image très tôt, contrôlait d’ailleurs personnellement le Hollywood moscovite. Il supervisait le travail des réalisateurs et des scénaristes. Ses archives révèlent qu’il écrivait lui-même certaines chansons de films !

Mais il fut pourtant le grand ordonnateur de la terreur : les « épurateurs » travaillaient sous ses ordres, en direct. Staline suivait leur travail macabre au jour le jour. Il veillait à tous les détails. Au moment de la grande terreur de 1937-1938, on lui soumettait des « albums », c’est-à-dire des listes de victimes potentielles avec leur nom et leur photo. Staline devait décider de leur sort, individuellement. On lui a ainsi montré 383 albums contenant au total 44 000 noms ! Il les a tous vus. Il notait ses sentences au crayon rouge. «A frapper encore», a-t-il écrit en face de certains noms, ou «fusillez-les tous» au bas de nombreuses pages. Certains jours, Staline a autorisé l’exécution de plus de 3 000 prétendus ennemis du peuple ! La terreur fut un tel chaos et a été faite dans une telle précipitation macabre qu’il est encore difficile d’en faire un bilan précis aujourd’hui ! On n’a donc que des estimations très imprécises. Rien que pour les années 1937-1938, les pires, on pense que le NKVD a arrêté un million et demi de personnes. La moitié auraient été exécutées sur-le-champ et 500 000 seraient mortes au goulag.

Hugo Billard a, sur son blog “le Jardin des retours”, fait un bilan de l’actualité de Staline dans les médias, de la recherche historique et de l’actualité russe qui le concerne.

Pour en savoir plus :

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4GNvxVeEysJUWf6yN" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Harry Potter, premier de la classe

30 septembre 2007

Au classement des franchises les plus lucratives de l’histoire du cinéma mondial, Harry Potter vient de détrôner James Bond. Les cinq films adaptés des romans de J.K. Rowling ont totalisé depuis 2001, 4,47 milliards de dollars contre 4,44 milliards aux 22 films du plus célèbre espion de sa Majesté qui est donc prié d’aller prendre des cours de sorcellerie… Dépassés aussi les 4,23 milliards de dollars engrangés dans le monde par la saga La Guerre des étoiles de George Lucas qui a débuté en 1977.

Harry Potter And The Sorcerer’s Stone

Certes il est toujours délicat de comparer des éléments qui n’ont rien à voir entre eux. Certes comparer le montant total des recettes d’une franchise comme James Bond qui s’étale sur plus de 40 ans avec la récente Harry Potter n’est pas très judicieux, le marché des années 60 n’est plus le même que maintenant. Mais les chiffres bruts sont là. Et Harry Potter promet de ne pas s’arrêter en si bon chemin et compte bien creuser un peu plus l’écart grace aux deux prochaines adaptations. Rappelons que le cinquième film sorti cet été a rapporté 924 millions de dollars et que la saga James Bond est encore loin d’être finie, alors que Star Wars semble être achevé…

Notez enfin que ces chiffres ne sont valables que pour le cinéma ! Ces trois grosses franchises ont généré vers leur société respective encore beaucoup de millions grâce aux DVDs et aux droits de diffusion sur la TV.

Dan Fellman, président de la Distribution Warner Bros. Pictures aux USA, « C’est émouvant de voir que la franchise Harry Potter ait atteint ce point sans aucun précédent, avec encore deux films à venir. C’est incroyable d’imaginer qu’est-ce qu’elle aura généré d’ici la fin de cette décade. »

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé devrait sortir à l’automne 2008 et Harry Potter et les Reliques de la Mort courant 2010.

C’est quoi l’espéranto ?

27 septembre 2007

C’est une langue idéale pour la communication internationale. Cette langue a pour but de faciliter la compréhension entre les peuples. L’espéranto est plus facile à apprendre que n’importe quelle langue nationale.

«L’idée interne de l’espéranto est que sur la base d’une langue neutre, on peut détruire les murs entre les populations et rapprocher les êtres humains pour que chacun d’eux voie dans son prochain seulement un être humain et un frère» [L. Zamenhof, 1912]

L’espéranto a évolué depuis le projet qu’avait publié le médecin varsovien L. L. Zamenhof en 1887. Aujourd’hui il y a des espérantophones dans environ 120 pays. Leur nombre précis n’est pas connu.

Principales caractéristiques de l’espéranto

  • International: L’espéranto sert principalement à la communication entre des personnes de nationalités différentes quand ils n’ont pas de langue maternelle en commun.
  • Neutre: Il n’appartient à aucun peuple ni pays particulier et, de ce fait, fonctionne comme langue neutre.
  • Équitable: Quand on utilise l’espéranto, on se sent, d’un point de vue linguistique, plus à égalité avec son interlocuteur que quand on utilise par exemple l’anglais en parlant avec une personne dont l’anglais est la langue maternelle.
  • Assez facile: Grâce à la structure et à la construction de la langue, il est généralement beaucoup plus facile de maîtriser l’espéranto, comparativement avec une langue nationale étrangère.
  • Vivant: L’espéranto évolue et vit comme les autres langues. En espérano, il est possible d’exprimer toutes les facettes de la pensée humaine et tous les sentiments.

Bien qu’il n’ait été adopté officiellement par aucun organisme international, l’espéranto est le moyen de communication international d’une communauté de locuteurs de taille modeste, mais n’ayant jamais cessé de croître. L’avènement d’Internet permet de mettre en relation beaucoup plus facilement les usagers de l’espéranto, et de faciliter l’apprentissage de la langue aux personnes qui s’y intéressent. Aujourd’hui, l’espéranto est utilisé pour une large gamme d’activités : voyages, correspondance, échanges culturels, conférences, littérature, informatique, apprentissage d’autres langues, télévision, radio, etc.

De tous les nombreux projets de langue construite, l’espéranto est celui qui a remporté le plus de succès, et le seul qui soit un peu connu du grand public. On peut ainsi trouver des locuteurs de l’espéranto dans presque tous les pays du monde ; il est très difficile d’estimer leur nombre, mais une étude considérée comme sérieuse donne une estimation de 2 millions…

Pour en savoir plus, visitez donc ces sites :