Archive pour la catégorie ‘Troisième’

Un site pour travailler son Brevet

Samedi 8 décembre 2007

Dans le cadre des révisions du brevet, leWebPédagogique vous proposait, en juin dernier, un Blog spécifique conçu avec des professeurs. Il me semble utile de vous le rappeler à la veille de cette semaine de Brevet Blanc…

Vous y trouverez :
des corrigés,
des fiches de cours,
des liens vers des ressources utiles,
des conseils de profs,
bref, tout pour réussir le brevet et c’est complètement gratuit !

Pour tout savoir sur les DNB 2008 cliquez ici ! (modalités de l’épreuve, programmes, etc.)

Vous pourrez Naviguer parmi différentes catégories : mathématiques, français et, bien sûr, histoire-géographie-ECJS.

Le forum
Posez toutes vos questions sur le forum du brevet 2007 !

Les sujets et les corrigés 2007
En français, en maths et en histoire-géographie (sujet et corrigés).

Tout cela est regroupé sur un mini-site du WebPédagogique !

La Belgique va t’elle disparaître ?(suite 2)

Samedi 1 décembre 2007

Près de six mois après les élections législatives en Belgique, partis flamands et francophones ont de nouveau échoué samedi à former un gouvernement, enfonçant le pays un peu plus dans une crise qui fait craindre désormais l’éclatement du royaume. Le leader des démocrates-chrétiens flamands Yves Leterme , qui était chargé de cette mission en tant que “formateur”, a fini par jeter l’éponge. “Je constate qu’il n’a pas été possible de trouver des accords clairs entre tous les partis à la table des négociations sur le contenu” des réformes “indispensables” en Belgique, a-t-il déclaré. Pour Yves Leterme, dont le parti chrétien-démocrate CVD avait remporté les élections législatives belges du 10 juin, l’histoire bégaie. Le roi Albert II a accepté sa démission, dans un communiqué laconique du Palais.

Après des semaines de tractations infructueuses, Yves Leterme a joué son va-tout vendredi en posant de facto un ultimatum aux deux partis francophones avec lesquels il négociait, les démocrates-chrétiens du CDH et les libéraux. Il leur demandait notamment s’ils seraient prêts à faciliter l’adoption de grandes réformes institutionnelles au Parlement belge. Les deux partis ont refusé de répondre clairement, poussant Yves Leterme à se retirer. La balle est à présent dans le camp du souverain, mais les solutions ne sont pas légion.

Considéré il y a encore quelques mois comme l’étoile politique montante de la Flandre, dont il défend les intérêts sans complexe, Leterme a vu son crédit sérieusement entamé par deux tentatives infructueuses de former un gouvernement. Rigidité, absence de charisme et d’expérience: les critiques pleuvent depuis des semaines sur ce juriste si froid que ses détracteurs le surnomment “le notaire”. Son style cassant envers les francophones avait déjà provoqué en août une première suspension des négociations. Même dans le camp flamand, beaucoup lui reprochent à présent de n’avoir pas réussi à tenir ses troupes en main et de s’être laissé dicter sa loi par son petit allié nationaliste, la NVA. Les plus extrémistes, en revanche, lui reprochent d’avoir trop cherché à se concilier les francophones.

Pourtant, de mère néerlandophone et de père wallon, il avait le profil idéal d’un compromis “à la belge”. Yves Leterme parle parfaitement le français, soutient l’équipe de football du Standard de Liège et a une partie de sa famille en Wallonie. Ses affinités avec la minorité francophone s’arrêtent pourtant là car politiquement il défend avec force l’autonomie et les valeurs de la riche et laborieuse Flandre, face à une Wallonie économiquement à la traîne. Il a multiplié les gaffes, se trompant sur l’origine de la fête nationale belge ou entonnant la Marseillaise alors qu’on lui demandait de chanter l’hymne national belge, la Brabançonne, donnant le sentiment qu’il n’avait cure de la Belgique.

Enfin, Yves Leterme a clairement toujours des ambitions. Il s’est dit “disposé” à aider à sortir de la crise et son parti, difficilement contournable pour une coalition vu son poids au Parlement, a prévenu qu’il n’entrerait dans aucun gouvernement si l’intéressé n’obtenait pas le poste de Premier ministre. En attendant, Albert II a reçu dans la soirée l’actuel Premier ministre, le libéral flamand Guy Verhofstadt, qui gère depuis six mois les affaires courantes.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/6Cuz11dkWo4d8oQxZ" width="425" height="335" wmode="transparent" /]
Ce dernier pourrait selon plusieurs chaînes de télévision se voir confier une mission d’”explorateur” visant à reprendre les discussions à zéro. Un scénario possible, dont parlent certains élus, serait ensuite la reconduction temporaire du gouvernement Verhofstadt, quitte à l’élargir à une autre formation, comme les écologistes. Et ce en attendant des élections régionales en Belgique prévues en 2009.

Pourquoi la Suisse est-elle toujours neutre ?

Samedi 1 décembre 2007

La neutralité permanente est un principe de la politique étrangère de la Suisse. Elle sert à garantir l’indépendance de la Suisse et l’inviolabilité de son territoire. En contrepartie, la Suisse s’engage à ne pas participer à une guerre opposant d’autres Etats. Cette neutralité a été précisément conclue le 20 mars 1815 au Congrès de Vienne par les puissances signataires du traité de Paris. Jusqu’au XVIe siècle, les différents cantons suisses, furent partie prenante des conflits diplomatiques et militaires qui secouèrent l’Europe occidentale : guerres contre les Habsbourgs, guerres contre les ducs de Bourgogne, bataille de Marignan…

Dés le XVIIe siècle, la Suisse évolua vers cette neutralité. La guerre de Trente Ans, qui ravage l’Europe centrale, a un grand écho en Suisse, où les diverses formes du christianisme coexistent. Mais les Suisses se tiennent à l’écart des opérations militaires, tout en fournissant des armes aux différents belligérants. En 1647, les cantons s’engagent à se défendre contre tout agresseur, grâce à la direction d’un Conseil composé de catholiques et de protestants. À l’issue de la guerre, aux traités de Westphalie, l’empereur germanique et les différentes puissances européennes reconnaissent l’indépendance de la Confédération helvétique.

La Suisse est entraînée dans les remaniements territoriaux dus à la Révolution française et au Premier Empire. Dès 1798, l’armée française intervient en Suisse, qui doit renoncer à la neutralité. Les Français imposent la formation d’une République helvétique soumise aux directives de Paris.

En 1803, Napoléon Bonaparte impose l’ Acte de médiation et des contingents suisses participent à la campagne de Russie de 1812. Après la défaite française de Leipzig en 1813, la Suisse proclame sa neutralité, mais est néanmoins envahie par les armées des Alliés. Au traité de Paris de 1814, la Suisse fait reconnaitre sa neutralité et l’inviolabilité de son territoire par les vainqueurs de Napoléon Ier.

Pendant le XIXe siècle la Suisse pratique la neutralité. Pendant la Première guerre mondiale, la Confédération entourée par les deux camps belligérants reste neutre, tout en commerçant et en accueillant divers opposants au conflit (conférence socialiste de Zimmerwald en septembre 1915). Après le conflit, Genève est choisie pour être le siège de la Société des Nations (SDN). La Suisse, membre de l’organisation, fait reconnaitre par la Déclaration de Londres du 13 février 1920, sa neutralité et sa non participation à d’éventuelles sanctions militaires que décideraient la SDN. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse est totalement encerclée par les puissances de l’Axe (Allemagne et Italie). Elle reste neutre malgré la tentation de certains hommes politiques, non suivis par la population, de rejoindre l’Europe nouvelle d’Hitler. La Suisse accueille de nombreux réfugiés civils et militaires malgré quelques « bavures ».

La neutralité n’est en principe un obstacle ni à la participation à des sanctions économiques ni à l’adhésion à des organisations internationales telles que les Nations Unies (ONU) ou l’Union européenne (UE). Même un engagement militaire dans le cadre des opérations de maintien de la paix autorisées par l’ONU ou par les parties en conflit est conciliable avec la neutralité. En revanche, la Suisse ne peut devenir membre d’un alliance militaire telle que, par exemple, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4FE18UD2VYxjR2xDM" width="425" height="335" wmode="transparent" /]J’irai dormir chez vous… en Suisse

Emission d’Antoine de Maximy (diffusée le 2 septembre 2006 – France 5)

Quelques sources :

- l’article “Neutralité de la Suisse” sur Wikipedia

- l’exposé en ligne de Frédéric Jaunin et Niklaus Johner (élèves suisses de 3e)

- la neutralité suisse vue par le site du ministère des affaires étrangères suisse

Qui a inventé la frite ?

Samedi 24 novembre 2007

Difficile de dire QUI a inventé cette recette de cuisson de la pomme de terre. Honteusement grasse et délicieusement déséquilibrée, cette spécialité serait… belge ! En effet, en 1781, les habitants de Namur avaient l’habitude de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le frire pour en améliorer leur ordinaire, surtout chez les pauvres gens. Mais les jours de grand froid, quand la pêche y devenait hasardeuse, les habitants découpaient les pommes de terre en forme de petits poissons et les passaient à la friture : la frite était née !

Au lendemain de la Révolution de 1789 sur les ponts de la Seine, les première frites furent servies à paris sous l’appellation de “pommes Pont-Neuf“. Mais la recette demeurait belge. Alors, pourquoi les “French Fries” (l’appellation anglophone des frites) plutôt que les “Belgian Fries”? L’origine de ce nom est à chercher chez les américains. En effet, lorsque les troupes américaines, anglaises ou canadiennes débarquèrent en rangs serrés en Flandre occidentale, les populations locales ne tardèrent pas à leur faire goûter leur spécialité, mais “en français dans le texte“, puisque le français était alors la langue véhiculaire de l’armée belge. Si on ajoute à cela que to french est là-bas un terme d’argot qui signifie d’abord “couper en bâtonnets“… la frite est vraiment devenu un produit mondialisé !

Attention, les frites apportent 420 calories pour 100 g consommés.
C’est bon une fois par semaine, mais pas plus…

Pour tout savoir sur la frite : www.frites.be

Depuis quand peut-on manger du chocolat ?

Dimanche 18 novembre 2007

Il y a 3 000 ans, des peuples d’Amérique Centrale se régalaient déjà avec des boissons à base de cacao… Seulement, elles n’avaient pas vraiment le goût que nous connaissons aujourd’hui ! Des chercheurs ont en effet trouvé des traces de cacao sur des restes de poteries vieilles de 3 000 ans. Ils les avaient découverts sur un site de fouille au cœur de l’Amérique Centrale, dans la région du Honduras. D’après eux, cette boisson antique était alcoolisée. Rien à voir donc avec le bon chocolat chaud que vous ne manquerez aps d’aller vous faire après la lecture de cet article. Cela ressemblait plus à de la bière et proviendrait de la fermentation de la pulpe du fruit du cacaoyer plutôt que des fèves qui se trouvent à l’intérieur du fruit. Ce n’est qu’il y a 1 000 ans, que les Mayas eurent l’idée d’utiliser les fèves pour fabriquer le chocolat proche de celui que nous consommons aujourd’hui.

La vraie valeur de cet « Or brun » ne sera réellement révélée que par Hernan Cortés qui après l’avoir dégusté au côté de l’empereur Aztèque Montezuma, le ramène à la cour d’Espagne en 1528 avec les accessoires nécessaires à la fabrication du breuvage. La cour d’Espagne sera bientôt subjuguée par le charme de cette boisson aux saveurs exotiques et l’adapte à son goût en y ajoutant du sucre de canne, de la vanille, de la cannelle et du poivre. Elle garde le cacao secret et se refuse à en dévoiler l’existence au reste du monde… Voilà pourquoi il faudra attendre 1650 pour que le chocolat émerge en Angleterre sous forme de boisson Son arrivée coïncide avec celle du thé de Chine et du café d’Orient mais reste un mets réservé aux classes aisées. Ce n’est qu’en 1765 que l’Amérique découvrira les vertus du cacao.

Ainsi le chocolat connaît une expansion croissante à travers l’Europe et le monde en se métamorphosant au gré du temps. Les premières pastilles de chocolat sont anglaises (1674), le premier cacao en poudre est hollandais (1828), la tablette est une création britannique (1830) et le chocolat au lait puis aux noisettes marquent l’arrivée triomphale de la Suisse sur le marché du chocolat (1830-1875).

Grâce à cet essor, le chocolat commence lentement sa démocratisation alors que son utilisation en pharmacie avait été préconisée dès les premières heures car il recèle des propriétés revigorantes et fortifiantes… A bon entendeur, salut ![kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/1Ci9UsTv9covrgbfn" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Pour une histoire plus complète, voir le site zChocolat.com et pour tout connaître sur le chocolat, un site incontournable : ChocoClic.com

Jack Bauer aurait-il pu sauver le monde en 1994 ?

Mercredi 14 novembre 2007

Certains ont déjà du mal, aujourd’hui, à imaginer que leurs parents sont nés dans un autre siècle… La fin du XXe siècle a été marqué par une explosion des différents modes de communication. Aujorud’hui, ces outils nous sont devenus si quotidiens, si usuels que nous en avons oublié comment vivre sans eux. Et si Jack Bauer avait du sauver le monde alors que Windows n’en était qu’à sa version 3.1… Et si le top du téléphone c’était d’en avoir un, chez soi, sans fil… mais avec une antenne…

Si la série télévisée «24 heures chrono» s’était déroulée en 1994, comment son héros se serait-il débrouillé pour sauver la planète avec le peu de technologie à sa disposition? Dans cette vidéo parodique, Jack Bauer se démène avec les cabines téléphoniques à pièces, les disquettes 3 ½ pouces et les télécopies… Et comme la série se déroule aux Etats-Unis, il n’a même pas de Minitel qui, comme tout le monde le sait, était une invention exclusivement française (Internet avant la date quoi)… Damned ![kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/zXn6ae_xCDo" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

La Belgique va t’elle disparaître ?(suite)

Mercredi 7 novembre 2007

Aujourd’hui, 7 novembre 2007, le vote de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde était à l’ordre du jour de la commission de l’Intérieur de la Chambre. “Au 150e jour d’une crise interminable”, cette échéance constitue “une véritable bombe politique et institutionnelle”, s’inquiète Le Soir, qui titre sur “le pacte belge en péril“.

Le vote est intervenu peu après 14h30 (13h30 GMT), juste après que les députés francophones eurent quitté les lieux en signe de protestation (photo), selon les images retransmises en direct sur plusieurs chaînes de télévision, francophones et flamandes. Les Flamands avaient amplement prévenu de leur intention de procéder à ce vote, tout comme les francophones avaient prévenu qu’ils le considèreraient comme un acte «très grave», voire une «déclaration de guerre» qui pourraient torpiller cinq mois d’efforts pour tenter de former un gouvernement fédéral.

Le texte adopté par la commission de l’Intérieur du Parlement belge, où les Flamands sont majoritaires puisqu’ils représentent 60% de la population belge, prévoit la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles Hal Vilvorde (BHV).

Cet arrondissement réunit Bruxelles, ville majoritairement francophone, et 35 communes flamandes de sa périphérie. S’il est effectivement scindé, ce que les francophones ont toujours refusé, les quelque 120.000 francophones vivant en périphérie flamande perdraient la possibilité de voter pour des candidats francophones aux élections législatives.

«On ne peut évidemment pas accepter qu’une communauté belge agresse de manière aussi brutale une autre communauté. Aujourd’hui, les Flamands rompent cet équilibre de manière brutale. Nous sommes dans quelque chose qui s’apparente à une crise de régime», a déclaré Yvan Mayeur, député francophone socialiste, membre de cette commission. La Belgique va mal, très mal…[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/5TxzhZbLKxXWwn1hA" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

voir l’article de 20 minutes sur sur le vote de ce texte.

voir la revue de presse de Courrier International.

Le nouveau site GEO-Webreportage

Mardi 6 novembre 2007

Thomas GALOISY, un sympathique collègue, a rencontré dans un cocktail mardi soir Jean-Luc Marty, l’actuel rédacteur en chef du magazine GEO. Ce dernier vient de lancer le site GEOwebreportage sur celui du magazine.

iL’idée dominante au niveau éditorial est de considérer que la géographie est concrète, ancrée dans la réalité de la vie quotidienne des individus. Ainsi, le premier reportage évoque la vie des taxis à Mexico sous un angle très réaliste.
Tout comme Thomas, j’apprécie cette démarche qui allie un journalisme rigoureux et l’utilisation d’internet de façon malicieuse pour présenter une information utile à tous ceux qui s’intéresse à la géographie. Je suis certain que vous aussi vous serez scotché à votre écran en voyant la géographie prendre vie sous vos yeux…

Vous pouvez même écouter ici une interview sur le net de Jean-Luc Marty.

Retrouvez les articles de Thomas Galoisy, professeur d’histoire-géo, sur son blog en cliquant ici.

Je profite de l’occasion pour vous donner l’occasion de visionner un excellent numéro de la série “Le Dessous des Cartes” intitulé Une Planète en Sursis. Comment sera le monde en l’an 3000 ? Lorsque la géopolitique se teinte d’humour, on se met forcément à réfléchir, comme avec les Webreportages de GEO…[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/mKCyc5qNsnsyp4qgb" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Hitler, portrait de jeunesse

Lundi 5 novembre 2007

Le destin d’Adolf Hitler est pour le moins paradoxal. Né autrichien, il devint le maître de l’Allemagne; petit et brun, il exalta une prétendue «race supérieure» d’hommes grands et blonds; désireux de bâtir un «Reich de mille ans», il entraîna son pays, en cinq ans, dans un effondrement total.
Quatrième enfant d’un douanier, il est né le 20 avril 1889 à Braunau-am-Inn, petite ville de Haute-Autriche (à la frontière bavaroise) située alors dans l’empire austro-hongrois. Son père, Alois Hitler, est un fonctionnaire des douanes qui vit dans l’aisance. Il a épousé en troisièmes noces sa cousine, de 22 ans plus jeune que lui. Contrairement à ce que sa biographie officielle laisse entendre, Hitler jouit d’une enfance heureuse. Son seul souci est de pouvoir s’épanouir dans la peinture ou l’architecture, alors que son père veut le diriger vers la fonction publique.

Lors de sa scolarité à Linz, il ne manifeste que des aptitudes très moyennes. Il décide d’ailleurs d’abandonner ses études secondaires et il s’enfuit du domicile familial dès l’âge de seize ans en 1908 (son père est mort en 1903, sa mère en 1907) et gagne la capitale, Vienne ! Sur place, il entame alors une existence oisive, fréquentant les théâtres, découvrant la musique wagnérienne et consacrant de nombreuses heures à l’élaboration de projets architecturaux plus ou moins fantaisistes. Il éprouve une violente amertume en 1909 à l’occasion de son deuxième échec à l’examen d’entrée à l’École des Beaux-Arts de Vienne. Artiste raté, il dilapide dans la bohême la fortune laissée par son père et découvre très vite la misère et les refuges pour sans-abri.

Une fois l’héritage paternel épuisé, il vit, difficilement, d’une pension d’orphelin et du dessin de cartes postales et d’aquarelles. Il vivote en vendant dans la rue des dessins de Vienne. Clochard aigri, sans joie et sans relation féminine connue, il rumine sa haine de la bourgeoisie cosmopolite de Vienne, joyeuse et prospère. Ses loisirs se passent dans la lecture de quelques livres de vulgarisation qui exaltent la nation germanique… C’est durant ces années viennoises que l’antisémitisme en vient à occuper une place centrale dans sa vision du monde. Ecoutant les discours du chrétien-social Karl Lueger et du nationaliste pangermaniste Georg von Schönerer, lisant les pamphlets racistes d’Adolf Lanz, Hitler croit découvrir dans le judaïsme la source de tous les maux qui menaceraient la nation allemande et la «race aryenne».

Août 1914 va changer son destin comme celui du monde. Hitler, qui s’est établi à Munich deux ans plus tôt, s’engage comme volontaire dans l’armée bavaroise… Il est affecté au 16e régiment d’infanterie de réserve. Dans les tranchées, les différences sociales et les humiliations de la vie civile s’effacent. Ayant été blessé à deux reprises, il finit la guerre avec le grade de caporal, et est décoré de la croix de fer de première classe. Traumatisé par la défaite, il rejoint le dépôt de son régiment alors aux mains d’un conseil de soldats (novembre 1918). Comme beaucoup de soldats démobilisés et sans ressources, Hitler reste dans l’armée et finira par être employé comme «officier politique» pour infiltrer et dépister à Munich les trublions révolutionnaires, communistes, anarchistes… D’indic, il devient militant et s’engage lui-même dans un groupuscule nationaliste comme il en existe pléthore dans l’Allemagne déboussolée de l’après-guerre.

Hitler se fait remarquer par ses qualités d’orateur – sa voix magnétique et gutturale fascine l’assistance -, et s’impose à la présidence du parti en juillet 1921. A cette date, le NSDAP compte déjà plus de 3.000 militants, des troupes paramilitaires, les sections d’assaut (SA), et dispose d’un journal, le Völkischer Beobachter. Deux années plus tard, le NSDAP domine tous les autres groupuscules extrémistes, rassemblant 55.000 militants. Aux côtés du général Ludendorff, l’ancien caporal est devenu l’une des deux grandes figures de l’extrême droite munichoise, et sa réputation commence à s’étendre hors de Bavière.

Le 8 novembre 1923, alors que l’Allemagne connaît une situation économique et politique dramatique, Hitler tente un coup de force, mais le putsch, mal organisé, échoue lamentablement : seize nazis sont tués par la police munichoise, et Hitler lui-même est arrêté. Lors du procès qui s’ensuit, le chef du parti nazi n’en réussit pas moins à se présenter comme un patriote révolté par les agissements d’une république indigne, ce qui lui vaut la sympathie de toute l’Allemagne nationaliste. Le reste de l’Allemagne ne tardera pas à apprendre à le connaître…

Pour en savoir plus :

- article du site Herodote.net sur Les débuts cahotiques de Hitler *

- la biographie de Adolf HITLER sur le site MEMO *

- la biographie de Adolf HITLER sur le site SECONDE GUERRE MONDIALE

- Ian KERSHAW, Le Mythe Hitler, image et réalité sous le IIIe Reich. Traduit de l’anglais par Paul Chemla, Flammarion, 414 p. *

- Norman MAILER, Un château en forêt. Traduit de l’anglais par G.Meudal, Plon, 454 p. Dans ce roman, ce grand écrivain américain raconte l’enfance de Hitler à travers les yeux d’un SS, envoyé du diable. C’est sa manière d’expliquer pourquoi il ne croit pas à la banalité du mal. Voir son interview donnée au magazine L’Express

(*) Ces sources ont été utilisées, entre autres, pour la rédaction de cet article.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/186Qe9QTBzC9x2ve5" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Le TOP5 du Web Histoire-Géo – octobre 2007

Dimanche 28 octobre 2007

Générique TOP 50

Régulièrement, je vous communiquerai mon Hit-Parade du moment, soit une sélection des cinq meilleurs sites dénichés sur le Web récemment. Ils sont tantôt utiles, tantôt amusants et enrichissants à la fois. Mais en tous les cas, ils vous aideront toujours à aller un peu plus loin dans votre matière préférée…

1. le Web Histoire-Géo

Ici, vous trouverez tout ce que vous pouvez chercher sur le Web. Ce site très complet présente en effet tous les programmes, de nombreux cours, de nombreux sujets (et pour la plupart, les corrigés). Puisqu’il est très utile pour les élèves, il l’est aussi pour les profs qui connaissent donc bien l’adresse et savent reconnaitre les documents qui en proviennent. A bon entendeur…

2. la Page des liens HG

Vous n’imaginez pas le nombre d’heures passées sur le Net à la recherche de toutes ces bonnes adresses. Par contre, vous pouvez facilement imaginer combien vous aller en gagner en passant par cette page plutôt que de vous perdre sur Google et consorts !

3. l’Union Européenne

Nombre de sites existent sur ce thème. Voici, à mes yeux, le meilleur du moment. Non seulement vous y trouverez une synthèse historique très précise, mais vous y dénicherez aussi des dossiers spéciaux sur différents thèmes (les symboles de l’Union Européenne, par exemple…) mais aussi une médiathèque et un lexique.

4. la Géographie facile

Un formidable site comme seul France 5 sait en faire. Il vous permettra vraiment de faire de la géographie en vous amusant. Je sais, on vous l’a déjà faite, mais cette fois, c’est vrai. Cliquez pour voir…

5. les archives de l’I.N.A

Je suis certain qui ce site vous plaira autant qu’à vos parents. Pensez donc… Plus de 100.000 émissions de radio et de télévision mis à votre disposition, là, maintenant ! Les extraits sont gratuits et les vidéos complètes payantes. Mais rien que pour les extraits, cela vaut le coup de se plonger dans la petite histoire des médias (qui fait la grande, bien sûr…)