Archive pour la catégorie ‘Actualités’

Vladimir Poutine bientôt Premier ministre ?

Mardi 2 octobre 2007

J’accepte avec gratitude la proposition de prendre la tête de la liste du parti Russie unie” aux législatives du 2 décembre, a lâché Vladimir Poutine en clôture du Congrès du parti au pouvoir, lundi 1er octobre, déclenchant une explosion de cris et d’applaudissements. Tous les délégués l’attendaient debout en retenant leur souffle. Tous s’étaient armés de leur téléphone portable, de leur appareil photo, de tout ce qu’ils avaient sous la main pour fixer cet instant historique.Conduire le gouvernement serait une option tout à fait réaliste“, a confirmé le président russe, résolvant ainsi une énigme majeure de cette fin de mandat sur son avenir politique, comme l’explique le quotidien Novyé Izvestia

Le président russe est ainsi à l’origine d’un nouveau coup de théâtre. A deux mois des élections législatives et cinq mois de la présidentielle, il a déjoué tous les pronostiques sur son avenir politique et se présentant à une place où personne ne l’attendait ! “Vladimir Poutine vient de mettre un terme au plus insoutenable suspense politique de la Russie contemporaine, esquissant par la même les contours de l’avenir du pays“, peut-on lire dans le quotidien Nezavissimaia Gazeta.

La veille de ce jour “historique”, l’ancien champion du monde d’échecs, Garry Kasparov, avait été élu candidat unique pour l’élection présidentielle de la coalition d’opposition L’Autre Russie. Interrogé par Kommersant sur le coup de théâtre de Vladimir Poutine il a déclaré : “La société sera la proie d’un peu moins d’illusions. Les choses sont désormais plus claires quant à la façon dont Vladimir Poutine va se maintenir de facto au pouvoir. Un nouveau système politique est en train de prendre forme, plus proche d’une dictature à parti unique.

Poutine, c’est pour toujours. Cette formule semble aujourd’hui caractériser le mieux notre nouvelle réalité politique“concluait récemment Moskovski Komsomolets.

Pour en savoir plus, consultez le dossier que Laurence HABAY y a consacré dans l’excellent hebdomadaire Courrier International.

Le vrai visage de Staline

Dimanche 30 septembre 2007

Un air de Russie

J’ai peur que nous ayons tué le mauvais cochon.” disait Churchill en 1945 en parlant de Hitler… mais en pensant à Staline. Cinquante -quatre ans après la mort de Iossif Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline, “l’homme d’acier”, son fantôme plane toujours sur l’actualité. Semblant oublier le mal considérable que Staline fit à tout un peuple, Moscou en use aujourd’hui plus que de raison. Pourtant, qui peut ignorer que le “petit père des peuples” fut un criminel sanguinaire, un paranoïaque délirant, un pervers hors du commun ?

Dans les archives récemment ouvertes à Moscou, on découvre le vrai Staline, bien différent de celui qu’on a imaginé pendant des décennies… De nombreux documents sur sa vie privée, sa carrière ou bien sa manière de travailler désormais accessibles nous permettent aujourd’hui dresser un portrait intime de Staline.

Tout d’abord, et contrairement à ce que clamait haut et fort Trotski, son plus grand ennemi, Staline n’était pas inculte. Staline lui-même voulait faire croire à ce personnage rustre et populaire, bureaucrate, provincial et ignorant. Cela servait son combat contre les « intellectuels » du Parti communiste. En fait, il avait une bibliothèque de 20 000 livres et il lisait plusieurs heures par jour. Il annotait les ouvrages et les mettait en fiche. Ses goûts étaient très éclectiques : Maupassant, Wilde, Gogol, Goethe ou encore Zola, qu’il adorait. Il aimait la poésie aussi. Dans sa jeunesse, il a écrit des poèmes en géorgien, sa langue maternelle ; certains, assez bucoliques, étaient même plutôt bons. Staline était érudit. Il pouvait citer de longs passages de la Bible, de Bismarck ou de Tchekhov et il admirait par dessus tout Dostoïevski.

Malgré cela, c’était un mauvais stratège. L’attaque de la Wehrmacht dans la nuit du 21 au 22 juin 1941 le paralysa… Pourtant, tout le monde l’avait prévenu, même Churchill. Mais il s’était enfermé dans sa logique et ne voulait rien entendre. Il n’a alors qu’une obsession : ne donner aux nazis aucun prétexte d’attaquer. D’où son refus de mettre en alerte les troupes, même après que les premiers avions de reconnaissance allemands eurent survolé le territoire soviétique. Il clame que «C’est un complot de l’état-major allemand. Quand Hitler le découvrira, il y mettra fin.» Et il refuse de contre-attaquer. Il interdit d’abord à l’artillerie de tirer… puis répond par le bluff et la quête de boucs émissaires. Ce n’est que le 23 qu’il ordonne une contre-attaque généralisée de l’armée Rouge et ordonne en même temps l’arrestation de plus de 40 chefs militaires (dont Meretskov, plus haut responsable moilitaire). Il désorganise ainsi la conduite de la guerre, mais couvre sa responsabilité : la débâcle est due aux comploteurs. C’est pour lui l’essentiel… Autre exemple, peut-être le plus flagrant : en septembre 1941, alors que tous ses généraux le suppliaient de retirer ses troupes de Kiev, il a laissé cinq corps d’armée se faire encercler et massacrer par les nazis. Ce n’est qu’au fil du conflit que Staline a finalement appris la stratégie militaire et su mener son pays à la victoire. Mais à quel prix !

Staline n’était pourtant pas fou . Du fait de son passé révolutionnaire, où trahisons et manipulations étaient permanentes, il a tout au long de sa vie vu des complots partout. Mais sa paranoïa aiguë en était-elle pour autant pathologique ? Ce qui est certain, c’est qu’il avait peur de la maladie. Dans ces missives intimes, il n’était question que de rhumatismes, de coeurs fatigués ou de laryngites (dont il a souffert toute sa vie). Mais, en vieillissant, il refusait de reconnaître sa déchéance physique. Il a même limogé son fidèle médecin personnel, Vinogradov, quand celui-ci lui a conseillé de quitter le pouvoir afin de se reposer. Bon vivant, dans les années 1920 et 1930, il chassait la perdrix, pêchait, faisait du canotage, avec ses complices du Politburo. Il jouait au billard. Le soir, il s’adonnait à d’interminables beuveries au vin géorgien. Et il aimait beaucoup la musique, l’opéra, les chants caucasiens. Quand il ne chantait pas, il se repassait sans arrêt le même morceau, le Concerto pour piano n° 23 de Mozart. Il adorait le cinéma. Dans toutes ses datchas, il avait fait installer une salle de projection. Il était le censeur en chef du cinéma soviétique. Il voulait voir tous les films avant le public. Il avait une cinémathèque impressionnante. Après la guerre, il a même récupéré celle d’un autre fan de cinéma, Joseph Goebbels. Staline, qui avait compris le pouvoir de l’image très tôt, contrôlait d’ailleurs personnellement le Hollywood moscovite. Il supervisait le travail des réalisateurs et des scénaristes. Ses archives révèlent qu’il écrivait lui-même certaines chansons de films !

Mais il fut pourtant le grand ordonnateur de la terreur : les « épurateurs » travaillaient sous ses ordres, en direct. Staline suivait leur travail macabre au jour le jour. Il veillait à tous les détails. Au moment de la grande terreur de 1937-1938, on lui soumettait des « albums », c’est-à-dire des listes de victimes potentielles avec leur nom et leur photo. Staline devait décider de leur sort, individuellement. On lui a ainsi montré 383 albums contenant au total 44 000 noms ! Il les a tous vus. Il notait ses sentences au crayon rouge. «A frapper encore», a-t-il écrit en face de certains noms, ou «fusillez-les tous» au bas de nombreuses pages. Certains jours, Staline a autorisé l’exécution de plus de 3 000 prétendus ennemis du peuple ! La terreur fut un tel chaos et a été faite dans une telle précipitation macabre qu’il est encore difficile d’en faire un bilan précis aujourd’hui ! On n’a donc que des estimations très imprécises. Rien que pour les années 1937-1938, les pires, on pense que le NKVD a arrêté un million et demi de personnes. La moitié auraient été exécutées sur-le-champ et 500 000 seraient mortes au goulag.

Hugo Billard a, sur son blog “le Jardin des retours”, fait un bilan de l’actualité de Staline dans les médias, de la recherche historique et de l’actualité russe qui le concerne.

Pour en savoir plus :

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4GNvxVeEysJUWf6yN" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Harry Potter, premier de la classe

Dimanche 30 septembre 2007

Au classement des franchises les plus lucratives de l’histoire du cinéma mondial, Harry Potter vient de détrôner James Bond. Les cinq films adaptés des romans de J.K. Rowling ont totalisé depuis 2001, 4,47 milliards de dollars contre 4,44 milliards aux 22 films du plus célèbre espion de sa Majesté qui est donc prié d’aller prendre des cours de sorcellerie… Dépassés aussi les 4,23 milliards de dollars engrangés dans le monde par la saga La Guerre des étoiles de George Lucas qui a débuté en 1977.

Harry Potter And The Sorcerer’s Stone

Certes il est toujours délicat de comparer des éléments qui n’ont rien à voir entre eux. Certes comparer le montant total des recettes d’une franchise comme James Bond qui s’étale sur plus de 40 ans avec la récente Harry Potter n’est pas très judicieux, le marché des années 60 n’est plus le même que maintenant. Mais les chiffres bruts sont là. Et Harry Potter promet de ne pas s’arrêter en si bon chemin et compte bien creuser un peu plus l’écart grace aux deux prochaines adaptations. Rappelons que le cinquième film sorti cet été a rapporté 924 millions de dollars et que la saga James Bond est encore loin d’être finie, alors que Star Wars semble être achevé…

Notez enfin que ces chiffres ne sont valables que pour le cinéma ! Ces trois grosses franchises ont généré vers leur société respective encore beaucoup de millions grâce aux DVDs et aux droits de diffusion sur la TV.

Dan Fellman, président de la Distribution Warner Bros. Pictures aux USA, « C’est émouvant de voir que la franchise Harry Potter ait atteint ce point sans aucun précédent, avec encore deux films à venir. C’est incroyable d’imaginer qu’est-ce qu’elle aura généré d’ici la fin de cette décade. »

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé devrait sortir à l’automne 2008 et Harry Potter et les Reliques de la Mort courant 2010.

Birmanie : la chute d’une dictature ?

Mercredi 26 septembre 2007

Malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100 000 personnes menées par des bonzes ont encore aujourd’hui dans Rangoon, la plus grande ville de Birmanie. Des soldats et des policiers anti-émeutes birmans se sont déployés autour d’au moins six monastères bouddhistes de Rangoon, à la pointe des manifestations des derniers jours contre la junte militaire. Un manifestant est mort alors que la police dispersait des opposants au régime.

Pourquoi de telles manifestations ?

Contre la hausse des prix et contre une junte militaire qui a conduit le pays à la misère, des milliers de personnes semblent aujourd’hui être prêtes à aller jusqu’au bout. Frappés de plein fouet par la hausse brutale, le 15 août, du tarif officiel des carburants – qui s’est aussitôt répercutée sur le coût des transports et des produits de base – la plupart des 52 millions d’habitants se maintenaient déjà, à grand-peine, sur le seuil de la survie: 9 sur 10 gagnent chaque jour à peine 1 000 kyats, la monnaie locale, liée au dollar. Au taux de change du marché noir, le seul en rapport avec la réalité, cela ne représente guère que 80 cents. Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocratique et Prix Nobel de la paix, assignée à résidence depuis des années, a soudain été conduite à la prison d’Insein, 24 heures après être apparue, en larmes, devant sa résidence pour saluer les moines qui défilaient dans les rues, défiant la junte du «généralissime» Than Shwe.

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/2kKN1sjKdYAHClzif" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Jusqu’où ces manifestations peuvent-elles aller ?

Nul ne le sait à l’heure actuelle. Tout le monde est cependant hanté par le souvenir du bain de sang de 1988, quand le pouvoir n’avait pas hésité à donner l’ordre de tirer sur les protestataires d’une grande manifestation. D’un côté, les derniers rapports de l’O.N.U ont souligné un risque très fort d’une «véritable crise humanitaire» dans un pays où la pauvreté est croissante croissante et où le sida et la malaria ne cessent de faire des victimes de plus en plus nombreuses de jours en jours. De l’autre, les statistiques officielles gratifient l’économie nationale d’une croissance à deux chiffres depuis 1999: 12,2% en 2005, plus de 13% en 2006! Le taux réel serait inférieur à 3%. Encore est-il largement dû aux exportations de gaz naturel dont les bénéfices servent essentiellement la richesse des dirigeants en place. Conviés au printemps dernier à l’inauguration de la nouvelle capitale, Naypyidaw («Demeure des rois»), édifiée à quelque 500 kilomètres au nord de Rangoon, au milieu de nulle part, les diplomates chinois eux-mêmes, malgré les excellentes relations de Pékin avec la junte, n’ont pu se retenir d’éprouver un choc, tant ce projet dispendieux contraste avec l’état du pays. Son coût aurait absorbé entre 1 et 2% du PIB annuel ces dernières années. Par comparaison, la Santé n’a droit qu’à 0,5% du budget!

Pourquoi ces manifestations ont-elle lieu aujourd’hui ?

Beaucoup s’accordent à penser que la tenue de l’Assemblée générale de l’O.N.U cette semaine n’y est pas étrangère. Si les projecteurs de l’actualité sont braqués en Birmanie, les yeux des délégués du Conseil de sécurité également. Même la Chine, l’un des cinq grands du dit conseil (avec les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la France) n’ose plus apporter ouvertement son soutien au pouvoir en place. Son image de “démocratie fréquentable” à la veille des Jeux Olympiques de Pékin en 2008 pourrait gravement en pâtir.

Le pouvoir peut-il être renversé ?

Than Shwe est loin d’être sans ressource puisqu’il a accordé à la Défense plus de 35% des dépenses budgétaires du pays ! Et c’est sans compter des ressources cachées… Ses forces comptent ainsi déjà plus de 400 000 hommes, des milliers d’armes chinoises, russes, des tanks, des avions. Mais contre quel ennemi ce régime s’est-il donc prémunit ? Oui, hélas… Il semblebien que ce soit contre ses propres compatriotes. En ce cas, la guerre civile est inévitable et elle sera d’autant plus sanglante qu’elle est déséquilibrée. D’un côté,des manifestants descendus dans les rues, avec à leur tête 10.000 bonzes pacifistes, scandant le mot de “Démocratie! Démocratie!” En signe de défi, certains manifestants agitaient le drapeau rouge du “paon combattant”, emblème des syndicats étudiants qui s’étaient placés à la pointe du mouvement insurrectionnel de 1988. En face, l’armée… Elle a tiré aujourd’hui. Et demain ?

Pour en savoir plus :

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4DAm0aUh7NhbIlCxU" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Les Chinois ont-ils découvert l’amérique ?

Dimanche 9 septembre 2007

Oui, selon l’historien britannique Gavin Menzies, l’amiral chinois Zhenq He aurait devancé Christophe Colomb de soixante et onze ans puisqu’il aurait découvert ce continent dés 1421…

Gavin Menzies, ancien commandant de la Royal Navy de 68 ans, est devenu un spécialiste des écrits de navigateurs, des traités d’astronomie et des cartes anciennes. Toute son hypothèse est d’ailleurs fondée sur l’une d’entre elles… Ils ‘agit d’une carte de 1424 attribuée au Vénitien Zuane Pizzigano. L’apparition en 2001 à Shanghai de la copie d’une carte chinoise de 1418 effectuée en 1763 renforce encore l’hypothèse. Les détails du document sont saisissants et l’on reconnaît parfaitement l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

Reste à démontrer l’authenticité de la copie de 1763 – chose qui ne fait aucun doute aux yeux de Gavin Menzies. Cinq experts en auraient témoigné d’après lui. Si tout cela se confirme, il va falloir réécrire de toute urgence l’histoire de la découverte de l’Amérique…

Pour en savoir plus :

- un article du Nouvel Observateur : La chine a-t-elle découvert l’amérique ?

- un livre de Gavin Menzies : 1421, l’année où la Chine a découvert l’Amérique

- le site officiel de Gavin Menzies (en anglais) 1421, The year China discovered the World

Pavarotti : la mort d’un grand

Vendredi 7 septembre 2007

J’ai des gouts assez variés en matière musicale. Vous dire que j’écoute de l’opéra tous les jours serait vous mentir. Mais j’avoue aimer parfois troubler le silence de mon bureau par l’ouverture de Carmen, du Barbier de Séville ou bien par tout autre air célèbre de l’opéra. C’est pourquoi ce matin, en apprenant presque en direct, la mort de ce grand chanteur (que dis-je cet immense artiste – au sens propre comme au figuré) qu’était Luciano Pavarotti, j’ai eu un peu de mal à réaliser. Comment pouvait-il mourir car, même à 71 ans, il était devenu une telle sommité, une si grande référence dans son domaine qu’il en était déjà devenu presque immortel. Avant d’aller plus loin, écoutez le chanter…

La dona e mobile
Lucinao PAVAROTTI “La dona e mobile”, extrait de La Traviatta de Verdi.

Depuis longtemps déjà considéré “le plus grand ténor du monde”, cet artiste s’est d’abord fait connaître par une voix exceptionnelle. Il s’est imposé sur les scènes les plus prestigieuses. C’est ensuite avec sa silhouette rabelaisienne, sa superbe barbe brune et son sourire éclatant qu’il a conquis les foules. Charmeur ? Peut-être… Italien ? Sans aucun doute…

C’est en 1961 qu’il opta définitivement pour le chant et son succès fut fulgurant avec «La Bohème» de Puccini. Amoureux des pur-sang, des pâtes fraîches et des bons vins, ce géant d’1,90m (pour un poids variable de 85 à 130 kg) était père de quatre filles et grand-père. En juillet 1998, lors d’un concert géant retransmis depuis la Tour Eiffel, Jose Carreras et Placido Domingo composent avec Pavarotti un formidable trio de ténors.

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/QwIZ3eHwQTSACe7Ko" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Pour sa maison de disques, Decca, le chanteur est une caisse d’argent ambulante. Avec ses confrères Placido Domingo et José Carreras, Pavarotti était d’ailleurs entré dans le livres de records en obtenant, les meilleures ventes mondiales d’album classique pour les concerts des trois ténors. Capable de chanter tous les registres, du classique aux variétés en passant par le chant napolitain, il n’hésitait pas, au risque de s’attirer les foudres de la critique, à composer des duos avec Sting, Joe Cocker ou même Mariah Carey pour défendre la cause humanitaire.

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4FxrFtC984xrU7jGh" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

C’est pour cette raison qu’on lui attribue le talent d’avoir su démocratiser l’opéra (il a fait l’ouverture de la Coupe du Monde de football en 1990 puis celle des Jeux Olympiques de Turin en 2006). A la tête d’une des plus grandes fortunes du monde et d’une foisonnante discographie, Jacques Lonchampt, un journaliste du «Monde», écrivait à son sujet : «l’artiste n’avait qu’à paraître pour convaincre, ouvrant tout grands les bras (le mouchoir blanc traditionnel pendant à la main gauche) pour embrasser tous ces braves gens et laisser venir à lui les petits millions.»

Cela ne se faisait plus depuis le XIXe siècle, mais le ténor a osé, porté par l’ovation du public, se lancer dans un bis, en plein milieu de l’opéra, d’un air de «L’Elixir d’amour» de Donizetti tant le public avait applaudi le premier jet. Il obtint par ailleurs sa seconde inscription au livre des records: après avoir reçu 165 rappels lors d’une représentation. Record à battre. Chapeau M. Pavarotti !

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/2lRXyLgwyD2pu6ypG" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

A découvrir : une surprenante rencontre avec James Brown, pour entonner «It’s a man’s world» en 2006

La Belgique va t’elle disparaître ?

Samedi 25 août 2007

Albert II, roi des BelgesDés le mois d’août 2007, la Flandre, néerlandophone (parlant le néerlandais), a clairement fait savoir que si les francophones (ceux qui, en Wallonie et à Bruxelles parlent français) n’acceptent pas une profonde réorganisation du pays, ils doivent alors se préparer à la disparition pure et simple du royaume de Belgique. L’affaire est très sérieuse pour ne pas dire inquiétante même si elles n’attirent pas les grandes unes des médias en France : la Belgique est sur le point de voler en éclats ! Depuis les élections législatives du 10 juin et la victoire de la droite néerlandophone , les Belges sont toujours sans gouvernement…
Albert II, roi des belges depuis 1993.

Que va t’il se passer maintenant ? “C’est en dehors d’un gouvernement que la solution doit être recherchée, avance La Libre Belgique. Le Congrès de 1830 avait, partant de rien, dessiné la Belgique. En 2007, il doit être possible, au sein d’une convention regroupant l’ensemble du monde politique, en se situant au-delà des médiocrités partisanes, en songeant au bien commun, de réinventer, de réécrire ce pays qui est le nôtre ! C’est à ce dialogue-là que les francophones doivent se préparer. Cette histoire-là ne s’écrira pas l’un contre l’autre, ce serait l’explosion. Elle ne s’écrira pas non plus l’un sans l’autre, ce serait l’évaporation. Elle ne peut s’écrire que l’un avec l’autre, ensemble.” Plus facile à dire qu’à faire… Depuis 10 ans maintenant, les élus de la Région flamande, région la plus prospère de Belgique, dévoilent progressivement leur vision d’une Flandre presque autonome.

La Belgique deviendrait ainsi une “confédération” composée de la Flandre (nord, néerlandophone), de la Wallonie (sud, francophone), et de Bruxelles (très majoritairement francophone). Dans un avenir plus ou moins lointain, ces trois régions n’auraient plus en commun que quelques compétences, comme la politique étrangère. Mais pour parvenir à ce but, les Flamands ont besoin de l’accord des francophones au Parlement fédéral. Mais ces derniers ont jusqu’ici dit “non” à tout.

C’est pourquoi, côté flamand, on peut lire dans De Standaard que tout est de la faute des francophones. “Le groupe à la table des négociations se caractérisait par une profonde méfiance et chacun était paralysé par ses propres intérêts [...] l’échec de la formation d’un gouvernement évoque bien une situation de crise dans le régime politique belge. L’incompréhension entre les Flamands et les francophones est dangereusement grande.” Si grande qu’un projet fou est déjà en train de circuler ici et là : en cas de scission de la Belgique, la Communauté française Wallonie-Bruxelles et la Communauté germanophone uniraient leur destinée au grand-duché de Luxembourg. Ce scénario catastrophe est parvenu jusqu’aux oreilles du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.

Drôle de situation dans une Union Européenne où la Belgique fut l’un des tous premiers pays à se proclamer pour une communauté de pays… C’est pour le moins la preuve que le nationalisme n’est pas mort en Europe. Affaire à suivre !

Pour en savoir plus :

- Chronique du 25 août 2007 sur le quotidien 20 minutes

- Revue de presse du 24 août 2007 du journal Courrier International

- Article du journal belge Le Soir avec les propos du premier ministre luxembourgeois

- Le reportage vidéo ci-dessous “La NVA prête à provoquer une crise” :
[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/74mo7XSzbwT1XhDCK" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Attentats du 11 septembre 2001

Jeudi 23 août 2007

En recherchant des illustrations sur la période de la guerre froide, je viens de trouver une vidéo concernant les attentats du 11 septembre 2001. Google Video ne l’a pas si mal indexé que cela après tout… C’est malheureusement un triste évènement de ce genre qui inaugure le plus souvent un nouveau siècle. Le vingtième siècle a eu droit à ses trois guerres. Nous connaissons notre quatrième actuellement : celle contre le terrorisme. Cette vidéo inédite est vraiment émouvante car mise à disposition par des particuliers qui n’ont pas souhaité vendre les images qu’ils avaient prises de leur appartement juste en face des évènements – choix respectable et très rare. Cela se passe de tout autre commentaire…

[kml_flashembed movie="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-5370762387415552903" width="400" height="326" wmode="transparent" /]

Ce mardi là, ce sont trois avions (sur quatre détournés) qui furent précipités sur des immeubles représentatifs de la puissance américaine, économique pour les tours jumelles du World Trade Center (à Manattant, CBD de la ville de New York) et militaire pour le Pentagone (siège de la Défense des États-Unis à Washington). Les victimes ont été chiffrées à 2 973 morts et 24 disparus, plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d’autres, notamment parmi les sauveteurs, atteintes de maladies induites par l’inhalation de poussières toxiques. Les dix-neuf pirates de l’air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient tous membres du réseau aujourd’hui tristement célèbre d’Al-Quaïda.

Pour un «Live Earth» français

Dimanche 8 juillet 2007

Le journal en ligne 20minutes.fr a entendu le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo. Vendredi 6 juillet dernier, à la veille du gigantesque concert “Live Earth“, il avait appelé les artistes français à se mobiliser, eux aussi, contre le réchauffement climatique. Notons au passage qu’aucun de ces gigantesques concerts n’a été programmé en France, et ce n’est faute de l’avoir demandé…

Si un jour un “Terre Vivante” devait être organisé dans nos grandes capitales régionales, voilà ce à quoi cela pourrait ressembler…

Pour un Live Earth francais
par www.20minutes.fr
[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4y5j5ZlK7Jwd8gtMp" width="425" height="335" wmode="transparent" /]