Archive pour la catégorie ‘Actualités’

La Belgique va t’elle disparaître ?(suite 2)

Samedi 1 décembre 2007

Près de six mois après les élections législatives en Belgique, partis flamands et francophones ont de nouveau échoué samedi à former un gouvernement, enfonçant le pays un peu plus dans une crise qui fait craindre désormais l’éclatement du royaume. Le leader des démocrates-chrétiens flamands Yves Leterme , qui était chargé de cette mission en tant que “formateur”, a fini par jeter l’éponge. “Je constate qu’il n’a pas été possible de trouver des accords clairs entre tous les partis à la table des négociations sur le contenu” des réformes “indispensables” en Belgique, a-t-il déclaré. Pour Yves Leterme, dont le parti chrétien-démocrate CVD avait remporté les élections législatives belges du 10 juin, l’histoire bégaie. Le roi Albert II a accepté sa démission, dans un communiqué laconique du Palais.

Après des semaines de tractations infructueuses, Yves Leterme a joué son va-tout vendredi en posant de facto un ultimatum aux deux partis francophones avec lesquels il négociait, les démocrates-chrétiens du CDH et les libéraux. Il leur demandait notamment s’ils seraient prêts à faciliter l’adoption de grandes réformes institutionnelles au Parlement belge. Les deux partis ont refusé de répondre clairement, poussant Yves Leterme à se retirer. La balle est à présent dans le camp du souverain, mais les solutions ne sont pas légion.

Considéré il y a encore quelques mois comme l’étoile politique montante de la Flandre, dont il défend les intérêts sans complexe, Leterme a vu son crédit sérieusement entamé par deux tentatives infructueuses de former un gouvernement. Rigidité, absence de charisme et d’expérience: les critiques pleuvent depuis des semaines sur ce juriste si froid que ses détracteurs le surnomment “le notaire”. Son style cassant envers les francophones avait déjà provoqué en août une première suspension des négociations. Même dans le camp flamand, beaucoup lui reprochent à présent de n’avoir pas réussi à tenir ses troupes en main et de s’être laissé dicter sa loi par son petit allié nationaliste, la NVA. Les plus extrémistes, en revanche, lui reprochent d’avoir trop cherché à se concilier les francophones.

Pourtant, de mère néerlandophone et de père wallon, il avait le profil idéal d’un compromis “à la belge”. Yves Leterme parle parfaitement le français, soutient l’équipe de football du Standard de Liège et a une partie de sa famille en Wallonie. Ses affinités avec la minorité francophone s’arrêtent pourtant là car politiquement il défend avec force l’autonomie et les valeurs de la riche et laborieuse Flandre, face à une Wallonie économiquement à la traîne. Il a multiplié les gaffes, se trompant sur l’origine de la fête nationale belge ou entonnant la Marseillaise alors qu’on lui demandait de chanter l’hymne national belge, la Brabançonne, donnant le sentiment qu’il n’avait cure de la Belgique.

Enfin, Yves Leterme a clairement toujours des ambitions. Il s’est dit “disposé” à aider à sortir de la crise et son parti, difficilement contournable pour une coalition vu son poids au Parlement, a prévenu qu’il n’entrerait dans aucun gouvernement si l’intéressé n’obtenait pas le poste de Premier ministre. En attendant, Albert II a reçu dans la soirée l’actuel Premier ministre, le libéral flamand Guy Verhofstadt, qui gère depuis six mois les affaires courantes.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/6Cuz11dkWo4d8oQxZ" width="425" height="335" wmode="transparent" /]
Ce dernier pourrait selon plusieurs chaînes de télévision se voir confier une mission d’”explorateur” visant à reprendre les discussions à zéro. Un scénario possible, dont parlent certains élus, serait ensuite la reconduction temporaire du gouvernement Verhofstadt, quitte à l’élargir à une autre formation, comme les écologistes. Et ce en attendant des élections régionales en Belgique prévues en 2009.

Jack Bauer aurait-il pu sauver le monde en 1994 ?

Mercredi 14 novembre 2007

Certains ont déjà du mal, aujourd’hui, à imaginer que leurs parents sont nés dans un autre siècle… La fin du XXe siècle a été marqué par une explosion des différents modes de communication. Aujorud’hui, ces outils nous sont devenus si quotidiens, si usuels que nous en avons oublié comment vivre sans eux. Et si Jack Bauer avait du sauver le monde alors que Windows n’en était qu’à sa version 3.1… Et si le top du téléphone c’était d’en avoir un, chez soi, sans fil… mais avec une antenne…

Si la série télévisée «24 heures chrono» s’était déroulée en 1994, comment son héros se serait-il débrouillé pour sauver la planète avec le peu de technologie à sa disposition? Dans cette vidéo parodique, Jack Bauer se démène avec les cabines téléphoniques à pièces, les disquettes 3 ½ pouces et les télécopies… Et comme la série se déroule aux Etats-Unis, il n’a même pas de Minitel qui, comme tout le monde le sait, était une invention exclusivement française (Internet avant la date quoi)… Damned ![kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/zXn6ae_xCDo" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

La Belgique va t’elle disparaître ?(suite)

Mercredi 7 novembre 2007

Aujourd’hui, 7 novembre 2007, le vote de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde était à l’ordre du jour de la commission de l’Intérieur de la Chambre. “Au 150e jour d’une crise interminable”, cette échéance constitue “une véritable bombe politique et institutionnelle”, s’inquiète Le Soir, qui titre sur “le pacte belge en péril“.

Le vote est intervenu peu après 14h30 (13h30 GMT), juste après que les députés francophones eurent quitté les lieux en signe de protestation (photo), selon les images retransmises en direct sur plusieurs chaînes de télévision, francophones et flamandes. Les Flamands avaient amplement prévenu de leur intention de procéder à ce vote, tout comme les francophones avaient prévenu qu’ils le considèreraient comme un acte «très grave», voire une «déclaration de guerre» qui pourraient torpiller cinq mois d’efforts pour tenter de former un gouvernement fédéral.

Le texte adopté par la commission de l’Intérieur du Parlement belge, où les Flamands sont majoritaires puisqu’ils représentent 60% de la population belge, prévoit la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles Hal Vilvorde (BHV).

Cet arrondissement réunit Bruxelles, ville majoritairement francophone, et 35 communes flamandes de sa périphérie. S’il est effectivement scindé, ce que les francophones ont toujours refusé, les quelque 120.000 francophones vivant en périphérie flamande perdraient la possibilité de voter pour des candidats francophones aux élections législatives.

«On ne peut évidemment pas accepter qu’une communauté belge agresse de manière aussi brutale une autre communauté. Aujourd’hui, les Flamands rompent cet équilibre de manière brutale. Nous sommes dans quelque chose qui s’apparente à une crise de régime», a déclaré Yvan Mayeur, député francophone socialiste, membre de cette commission. La Belgique va mal, très mal…[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/5TxzhZbLKxXWwn1hA" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

voir l’article de 20 minutes sur sur le vote de ce texte.

voir la revue de presse de Courrier International.

Qui est le papa d’Astérix ?

Mardi 6 novembre 2007

Son papa est René GOSCINNY (scénariste) , mort il y a tout juste trente ans. Aujourd’hui encore, il fait toujours l’actualité. Deux nouveaux ouvrages sont consacrés au génial créateur d’Astérix , d’Iznogoud ou du Petit Nicolas. Du Panthéon à Buenos Aires (éd. Imav) souligne l’influence persistante de ce maître de l’humour, en compilant 16 courtes chroniques publiées entre 1964 et 1976 et illustrées par des dessinateurs de générations diverses. Plus confidentielle, Gos­cinny – La liberté d’en rire (éd. Perrin), une biographie de Pascal Ory, raconte le destin hors du commun de ce fils d’immigrants polonais devenu une référence mondiale en matière de BD… et un auteur de cinéma très rentable !

En compagnie André UDERZO, le dessinateur, René GOSCINNY avait lui-même expliqué comment Astérix était né :

Astérix a failli ne pas naître. Nous avons créé Astérix pour le journal Pilote, que nous avions fondé. Il nous fallait créer une histoire. La première idée que nous avons eue était de moderniser Le Roman de Renart en BD. Nous avons fait une page qui nous plaisait bien, et nous avons appris que quelqu’un venait de faire quelque chose de tout à fait similaire. Nous avons cherché autre chose, qui a été Astérix. Les études de marché prouvaient alors que le héros devait être jeune et beau pour que le lecteur puisse s’identifier, qu’il fallait traiter de problèmes actuels plutôt qu’anciens. Demander à quelqu’un ce qu’il aimerait, c’est déjà fini, puisque nous sommes là pour surprendre le lecteur. S’il connaît les histoires avant nous, ça ne lui plaira pas. Personne ne peut prévoir les succès. (…) On s’est simplement dit : ça va être marrant de prendre des Gaulois et des Romains, deux groupes antagonistes. Les Gaulois étant moins nombreux et moins forts, on leur donnera un druide qui fabrique une potion magique… Et c’est parti comme ça, sans autre idée préconçue.

in Les Cahiers de la bande dessinée n° 22 et supplément au n° 125 des Inrockuptibles, qui reprend la Radioscopie de Jacques Chancel du 18/02/1972 et les personnages d’une vie de Monique Lefebvre et Claude-Jean Philippe, réalisé par Claude de Givray

Quelques références complémentaires :

-  un article du site RTL info.be intitulé René Goscinny, scénariste et grand auteur français

- le site officiel de René GOSCINNY

- le site officiel d’Astérix pour devenir incollable sur le sujet[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/3W0OKuH88jgCU9Ssx" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

 

Hitler, portrait de jeunesse

Lundi 5 novembre 2007

Le destin d’Adolf Hitler est pour le moins paradoxal. Né autrichien, il devint le maître de l’Allemagne; petit et brun, il exalta une prétendue «race supérieure» d’hommes grands et blonds; désireux de bâtir un «Reich de mille ans», il entraîna son pays, en cinq ans, dans un effondrement total.
Quatrième enfant d’un douanier, il est né le 20 avril 1889 à Braunau-am-Inn, petite ville de Haute-Autriche (à la frontière bavaroise) située alors dans l’empire austro-hongrois. Son père, Alois Hitler, est un fonctionnaire des douanes qui vit dans l’aisance. Il a épousé en troisièmes noces sa cousine, de 22 ans plus jeune que lui. Contrairement à ce que sa biographie officielle laisse entendre, Hitler jouit d’une enfance heureuse. Son seul souci est de pouvoir s’épanouir dans la peinture ou l’architecture, alors que son père veut le diriger vers la fonction publique.

Lors de sa scolarité à Linz, il ne manifeste que des aptitudes très moyennes. Il décide d’ailleurs d’abandonner ses études secondaires et il s’enfuit du domicile familial dès l’âge de seize ans en 1908 (son père est mort en 1903, sa mère en 1907) et gagne la capitale, Vienne ! Sur place, il entame alors une existence oisive, fréquentant les théâtres, découvrant la musique wagnérienne et consacrant de nombreuses heures à l’élaboration de projets architecturaux plus ou moins fantaisistes. Il éprouve une violente amertume en 1909 à l’occasion de son deuxième échec à l’examen d’entrée à l’École des Beaux-Arts de Vienne. Artiste raté, il dilapide dans la bohême la fortune laissée par son père et découvre très vite la misère et les refuges pour sans-abri.

Une fois l’héritage paternel épuisé, il vit, difficilement, d’une pension d’orphelin et du dessin de cartes postales et d’aquarelles. Il vivote en vendant dans la rue des dessins de Vienne. Clochard aigri, sans joie et sans relation féminine connue, il rumine sa haine de la bourgeoisie cosmopolite de Vienne, joyeuse et prospère. Ses loisirs se passent dans la lecture de quelques livres de vulgarisation qui exaltent la nation germanique… C’est durant ces années viennoises que l’antisémitisme en vient à occuper une place centrale dans sa vision du monde. Ecoutant les discours du chrétien-social Karl Lueger et du nationaliste pangermaniste Georg von Schönerer, lisant les pamphlets racistes d’Adolf Lanz, Hitler croit découvrir dans le judaïsme la source de tous les maux qui menaceraient la nation allemande et la «race aryenne».

Août 1914 va changer son destin comme celui du monde. Hitler, qui s’est établi à Munich deux ans plus tôt, s’engage comme volontaire dans l’armée bavaroise… Il est affecté au 16e régiment d’infanterie de réserve. Dans les tranchées, les différences sociales et les humiliations de la vie civile s’effacent. Ayant été blessé à deux reprises, il finit la guerre avec le grade de caporal, et est décoré de la croix de fer de première classe. Traumatisé par la défaite, il rejoint le dépôt de son régiment alors aux mains d’un conseil de soldats (novembre 1918). Comme beaucoup de soldats démobilisés et sans ressources, Hitler reste dans l’armée et finira par être employé comme «officier politique» pour infiltrer et dépister à Munich les trublions révolutionnaires, communistes, anarchistes… D’indic, il devient militant et s’engage lui-même dans un groupuscule nationaliste comme il en existe pléthore dans l’Allemagne déboussolée de l’après-guerre.

Hitler se fait remarquer par ses qualités d’orateur – sa voix magnétique et gutturale fascine l’assistance -, et s’impose à la présidence du parti en juillet 1921. A cette date, le NSDAP compte déjà plus de 3.000 militants, des troupes paramilitaires, les sections d’assaut (SA), et dispose d’un journal, le Völkischer Beobachter. Deux années plus tard, le NSDAP domine tous les autres groupuscules extrémistes, rassemblant 55.000 militants. Aux côtés du général Ludendorff, l’ancien caporal est devenu l’une des deux grandes figures de l’extrême droite munichoise, et sa réputation commence à s’étendre hors de Bavière.

Le 8 novembre 1923, alors que l’Allemagne connaît une situation économique et politique dramatique, Hitler tente un coup de force, mais le putsch, mal organisé, échoue lamentablement : seize nazis sont tués par la police munichoise, et Hitler lui-même est arrêté. Lors du procès qui s’ensuit, le chef du parti nazi n’en réussit pas moins à se présenter comme un patriote révolté par les agissements d’une république indigne, ce qui lui vaut la sympathie de toute l’Allemagne nationaliste. Le reste de l’Allemagne ne tardera pas à apprendre à le connaître…

Pour en savoir plus :

- article du site Herodote.net sur Les débuts cahotiques de Hitler *

- la biographie de Adolf HITLER sur le site MEMO *

- la biographie de Adolf HITLER sur le site SECONDE GUERRE MONDIALE

- Ian KERSHAW, Le Mythe Hitler, image et réalité sous le IIIe Reich. Traduit de l’anglais par Paul Chemla, Flammarion, 414 p. *

- Norman MAILER, Un château en forêt. Traduit de l’anglais par G.Meudal, Plon, 454 p. Dans ce roman, ce grand écrivain américain raconte l’enfance de Hitler à travers les yeux d’un SS, envoyé du diable. C’est sa manière d’expliquer pourquoi il ne croit pas à la banalité du mal. Voir son interview donnée au magazine L’Express

(*) Ces sources ont été utilisées, entre autres, pour la rédaction de cet article.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/186Qe9QTBzC9x2ve5" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Star Wars : 30 ans

Mercredi 24 octobre 2007

Le soir du 25 mai 1977, George Lucas, le père fondateur de la saga Star Wars, ne savait pas encore que son film allait devenir l’un des plus grands succès de l’histoire du cinéma. Ce soir-là, le premier épisode des aventures du jeune Luc Skywalker intitulé «Star Wars» était projeté dans plus de 32 salles aux Etats-Unis. Suivront «L’Empire contre-attaque» en 1980 puis «Le Retour du Jedi» en 1983 pour former ce qui reste comme l’une des trilogies les plus connues de l’histoire du cinéma. Aujourd’hui encore, ces films rapportent des millions de dollars.

Que l’on aime ou non Star Wars, l’impact de cette saga aura été prédominant sur une génération entière de spectateurs gavés aux “Luke, je suis ton père” et autres combats au sabre laser. Star Wars aura accompagné les trente dernières années de cinéma tout comme George Lucas, passé du statut de jeune Padawan à empereur tout puissant de sa propre société indépendante d’Hollywood. Père de quatre des six volets de la saga Star Wars (épisode I à IV), il serait à la tête d’une fortune personnelle de 3 milliards de dollars. Son empire emploie environ 1.700 personnes, de Lucasfilm, sa société de production, à LucasArts pour les jeux, en passant par ILM, la fameuse société d’effets spéciaux. Neuf épisodes en tout sont au programme de la “Guerre des étoiles”. George Lucas avait annoncé qu’il arrêterait après l’épisode III. Mais devant un tel succès… Et puis, que va devenir la planète des fans ?

Pour célébrer les 30 ans du film, les fans ont organisé un grand rassemblement de cinq jours dans la capitale hollywoodienne. De nombreux adeptes convertis au culte de la Princesse Leia, de Luke Skywalker ou de Han Solo sont arrivés hier déguisés de la tête aux pieds, rapporte le site BBC News.

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Le Grand Versailles Numérique

Vendredi 19 octobre 2007

Internet, 3D, podcasting, réalité virtuelle, wi-fi, terminaux interactifs… le château de Versailles prépare sa révolution numérique. En parallèle des travaux d’aménagement du Grand Versailles, le projet GRAND VERSAILLES NUMERIQUE (GVN) combine nouvelles technologies et contenus culturels. Versailles redevient ainsi un lieu de développement et d’expérimentation des arts et des sciences, comme il le fut à l’époque de Louis XIV. Le projet est d’envergure, un site vitrine en est la préfiguration… (site conçu pour Internet Explorer)

A l’occasion de la réouverture de la Galerie des Glaces, l’entreprise mécène de ces travaux, Vinci, et l’Etablissement public de Versailles proposeront aux internautes du monde entier la visite virtuelle de ce joyau restauré et retrouvé. Cette animation 3D en temps réel permettra de s’approcher, par un simple clic, de la voûte, des peintures et des sculptures de la galerie.

Le projet GRAND VERSAILLES NUMERIQUE

Corées : une paix possible ?

Vendredi 5 octobre 2007

Les deux Corées ont consacré, le 4 octobre, leur rapprochement à l’issue d’un sommet à Pyongyang, où elles ont scellé un pacte de paix. Mieux vaut tard que jamais : cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que les deux ex-frères ennemis de la guerre froide sont théoriquement en con­flit ! A l’issue de la guerre de Corée (1950-1953), les deux pays n’avaient conclu qu’un armistice.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/5VPUms6b1JUzuioQI" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Reste à officialiser la nouvelle situation. Coupe de champagne en main et souriants, les dirigeants sud-coréen et nord-coréen, Roh Moo-hyun et Kim Jong-il ont plaidé pour la tenue d’un sommet « à trois ou quatre pays ». Un traité officiel nécessite en effet la signature des Etats-Unis et de la Chine, parties prenantes du conflit. Ils ont également réaffirmé leur engagement à démanteler les installations nucléaires de la Corée du Nord, laquelle semble en passe d’honorer ses engagements internationaux. Le 13 février, Pyongyang s’était engagé à renoncer à son programme nucléaire. Depuis lors, le pays a fait un pas supplémentaire en acceptant de démanteler son principal site (Yongbyon) avant le 31 décembre. Reste à savoir si les actes suivront…[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/UaRMq7IVdAVke5fwd" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

50 ans de conquête spatiale

Vendredi 5 octobre 2007

Le 4 octobre 1957, à 2h28, l’URSS envoie le premier satellite artificiel dans l’espace. Cette “boule métallique”, qui pèse 83,6 kilos et fait 58 centimètres de diamètre, décolle du site de Baïkonour, au Kazakhstan. Après trois échecs, le missile R7, conçu par Serguei Korolev, accomplit sa mission, marquant le début d’une bataille effrénée à laquelle se livreront l’Europe et les Etats-Unis pour conquérir l’espace…

L’objectif initial des Soviétiques était de lancer une fusée porteuse d’une bombe atomique. “Dans les années 1950, les deux superpuissances ont presque en même temps entamé la construction de fusées balistiques intercontinentales.” Ce n’est qu’au milieu de la décennie que cette course se cristallisa sur l’envoi d’un premier satellite artificiel. L’expert russe Boris Tchertok, ancien collaborateur du projet, reconnaît que, dans la course aux fusées, l’Allemagne nazie défaite était bien plus en avance et que les restes de son industrie spatiale ont servi de base aux Soviétiques comme aux Américains. “L’URSS évaluait son retard à cinq ans, les Etats-Unis à 100 milliards de dollars.” Mais le lancement du Spoutnik n’a pas suscité un enthousiasme immédiat dans sa propre patrie. Tchertok reconnaît que “l’Union soviétique n’avait pas saisi la signification du lancement du premier satellite. Même la Pravda avait réagi avec retard.

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Le 1er février 1958, les Etats-Unis lancent à leur tour leur premier satellite artificiel. Le projet Explorer 1, proposé puis abandonné par l’US Army, fût finalement repris par la National Aeronautics and Space Administration, plus connue sous le nom de la NASA. Mais la réponse soviétique ne va pas se faire attendre : elle sera implacable…

Le 12 avril 1961, le russe Iouri Gagarine devient le premier homme à voyager dans l’espace. Il quitte le cosmodrome de Baikonour – le même qui a vu partir Spoutnik – et effectue une résolution de près de deux heures autour de la Terre, avant de s’éjecter de sa capsule Vostok 1 et d’atterrir en parachute. Il meurt en 1968, en mission de routine (les causes de son décès restent mystérieuses). Désormais, les Américains étaient condamnés à faire fort. Très fort…

Le 21 juillet 1969, à 20h17, Neil Armstrong pose son pied sur la Lune. Cet événement, sans doute le plus marquant de l’histoire de la conquête de l’espace, est retransmis en direct à la télévision. La mission Apollo 11, qu’il dirige, a accompli cet exploit à bord du Module lunaire Eagle. Il prononce sa phrase culte: “C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité”.

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Aujourd’hui, après une période de vaches maigres, l’astronautique russe affiche des ambitions dignes de son passé de précurseur, en particulier avec la mise en service du système de navigation satellitaire Glonass à partir de la fin de cette année. Mais le nouvel horizon de l’astronautique est un vol habité vers Mars. Le projet a été initié par les Soviétiques dès les années 1970. Aujourd’hui, “il peut être réalisé en douze ou quatorze ans avec un financement d’un peu plus de 1 milliard de dollars par an. A l’instar du lancement du Spoutnik il y a cinquante ans, un tel objectif est capable d’élever significativement le potentiel technologique de la Russie et son statut international. La course à l’espace n’est donc pas terminée…

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Pour découvrir autrement la Course aux étoiles, allez voir le Blog de J.B, du Lycée Braque (Argenteuil) : http://bricabraque.unblog.fr

Birmanie : l’opposition se meurt

Mercredi 3 octobre 2007

Au moins mille personnes interpellées la semaine dernière lors de la répression de manifestations anti-junte en Birmanie ont été emmenées sur un campus universitaire de Rangoun pour y être détenues, ont indiqué mardi deux responsables birman et onusien.

Jusqu’à 1.700 personnes, dont environ 500 moines bouddhistes, ont été détenues dans le campus du Government Technical Institute de Rangoun, a dit un responsable birman. Selon lui, ce groupe incluait environ 200 femmes et des bonzes novices, dont un n’était âgé que de 10 ans.

Mireille Boisson, coordonnatrice pour la Birmanie à Amnesty International France, clame haut et fort le drame qui est en train de se vivre en Birmanie :

La junte au pouvoir en Birmanie réprime les manifestations depuis trois jours. Quelle est la situation actuelle ?
Il y a pour l’instant neuf morts, on « s’émerveille » tous de la retenue de l’armée jusqu’à présent, peut-être est-ce grâce à la Chine (un souvenir de Tien An Men…) et des pays de l’Asean (Asie du Sud-Est), qui ont appelé la junte à la modération. De plus, contrairement à la répression de 1988 qui avait fait 3 000 morts, nous disposons cette fois-ci d’images, car les jeunes ont su utiliser les nouvelles technologies : ça intéresse les médias et on ne peut pas massacrer impunément sous leur regard. Reste que le monde extérieur risque d’avoir de moins en moins d’images car le pouvoir est en train de verrouiller, de couper des lignes, les portables, etc.
Et les violations les plus graves sont perpétrées à l’abri des caméras : des arrestations massives ont lieu, des monastères ont été vidés et pillés et il existe évidemment de fortes présomptions de tortures. Il ne faut pas oublier que l’on tombe facilement sous le coup de lois formulées de façon très vague en Birmanie et que les lois d’exception sont toujours en vigueur. Il s’agit d’une torture gratuite, car il n’y a rien à avouer, une torture faite pour briser et terrifier la population. Il y aura également des simulacres de procès – le tarif minimum c’est d’ailleurs sept ans de prison. Quant à Aung San Suu Kyi, pour l’instant elle est toujours chez elle, surveillée de près, d’après des diplomates occidentaux en poste en Birmanie.

Quelle est la solution la plus adaptée ?
L’idéal serait que les Nations unies exercent une pression suffisante pour amener tout le monde à la table des négociations : la junte, la LND (Ligue nationale pour la démocratie), Génération 88, les partis ethniques liés ou pas à la LND. On a également besoin de médiateurs internationaux, notamment issus de la région comme l’Indonésien Ibrahim Gambari, l’émissaire spécial de l’ONU qui vient d’obtenir un visa pour se rendre en Birmanie.
Il faudrait également un embargo sur les armes de la part de la Chine (qui en expédie contre du gaz, du pétrole et la surveillance de la frontière contre le trafic de drogues), de la part aussi de l’Inde et de la Corée du Nord (qui livre probablement du matériel nucléaire). Enfin, le Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas du tout prêt à une intervention armée, la Chine de toute façon ne le permettrait jamais.

(c) site Amnesty International