Archive pour décembre 2007

Un site pour travailler son Brevet

Samedi 8 décembre 2007

Dans le cadre des révisions du brevet, leWebPédagogique vous proposait, en juin dernier, un Blog spécifique conçu avec des professeurs. Il me semble utile de vous le rappeler à la veille de cette semaine de Brevet Blanc…

Vous y trouverez :
des corrigés,
des fiches de cours,
des liens vers des ressources utiles,
des conseils de profs,
bref, tout pour réussir le brevet et c’est complètement gratuit !

Pour tout savoir sur les DNB 2008 cliquez ici ! (modalités de l’épreuve, programmes, etc.)

Vous pourrez Naviguer parmi différentes catégories : mathématiques, français et, bien sûr, histoire-géographie-ECJS.

Le forum
Posez toutes vos questions sur le forum du brevet 2007 !

Les sujets et les corrigés 2007
En français, en maths et en histoire-géographie (sujet et corrigés).

Tout cela est regroupé sur un mini-site du WebPédagogique !

La Belgique va t’elle disparaître ?(suite 2)

Samedi 1 décembre 2007

Près de six mois après les élections législatives en Belgique, partis flamands et francophones ont de nouveau échoué samedi à former un gouvernement, enfonçant le pays un peu plus dans une crise qui fait craindre désormais l’éclatement du royaume. Le leader des démocrates-chrétiens flamands Yves Leterme , qui était chargé de cette mission en tant que “formateur”, a fini par jeter l’éponge. “Je constate qu’il n’a pas été possible de trouver des accords clairs entre tous les partis à la table des négociations sur le contenu” des réformes “indispensables” en Belgique, a-t-il déclaré. Pour Yves Leterme, dont le parti chrétien-démocrate CVD avait remporté les élections législatives belges du 10 juin, l’histoire bégaie. Le roi Albert II a accepté sa démission, dans un communiqué laconique du Palais.

Après des semaines de tractations infructueuses, Yves Leterme a joué son va-tout vendredi en posant de facto un ultimatum aux deux partis francophones avec lesquels il négociait, les démocrates-chrétiens du CDH et les libéraux. Il leur demandait notamment s’ils seraient prêts à faciliter l’adoption de grandes réformes institutionnelles au Parlement belge. Les deux partis ont refusé de répondre clairement, poussant Yves Leterme à se retirer. La balle est à présent dans le camp du souverain, mais les solutions ne sont pas légion.

Considéré il y a encore quelques mois comme l’étoile politique montante de la Flandre, dont il défend les intérêts sans complexe, Leterme a vu son crédit sérieusement entamé par deux tentatives infructueuses de former un gouvernement. Rigidité, absence de charisme et d’expérience: les critiques pleuvent depuis des semaines sur ce juriste si froid que ses détracteurs le surnomment “le notaire”. Son style cassant envers les francophones avait déjà provoqué en août une première suspension des négociations. Même dans le camp flamand, beaucoup lui reprochent à présent de n’avoir pas réussi à tenir ses troupes en main et de s’être laissé dicter sa loi par son petit allié nationaliste, la NVA. Les plus extrémistes, en revanche, lui reprochent d’avoir trop cherché à se concilier les francophones.

Pourtant, de mère néerlandophone et de père wallon, il avait le profil idéal d’un compromis “à la belge”. Yves Leterme parle parfaitement le français, soutient l’équipe de football du Standard de Liège et a une partie de sa famille en Wallonie. Ses affinités avec la minorité francophone s’arrêtent pourtant là car politiquement il défend avec force l’autonomie et les valeurs de la riche et laborieuse Flandre, face à une Wallonie économiquement à la traîne. Il a multiplié les gaffes, se trompant sur l’origine de la fête nationale belge ou entonnant la Marseillaise alors qu’on lui demandait de chanter l’hymne national belge, la Brabançonne, donnant le sentiment qu’il n’avait cure de la Belgique.

Enfin, Yves Leterme a clairement toujours des ambitions. Il s’est dit “disposé” à aider à sortir de la crise et son parti, difficilement contournable pour une coalition vu son poids au Parlement, a prévenu qu’il n’entrerait dans aucun gouvernement si l’intéressé n’obtenait pas le poste de Premier ministre. En attendant, Albert II a reçu dans la soirée l’actuel Premier ministre, le libéral flamand Guy Verhofstadt, qui gère depuis six mois les affaires courantes.[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/6Cuz11dkWo4d8oQxZ" width="425" height="335" wmode="transparent" /]
Ce dernier pourrait selon plusieurs chaînes de télévision se voir confier une mission d’”explorateur” visant à reprendre les discussions à zéro. Un scénario possible, dont parlent certains élus, serait ensuite la reconduction temporaire du gouvernement Verhofstadt, quitte à l’élargir à une autre formation, comme les écologistes. Et ce en attendant des élections régionales en Belgique prévues en 2009.

Pourquoi la Suisse est-elle toujours neutre ?

Samedi 1 décembre 2007

La neutralité permanente est un principe de la politique étrangère de la Suisse. Elle sert à garantir l’indépendance de la Suisse et l’inviolabilité de son territoire. En contrepartie, la Suisse s’engage à ne pas participer à une guerre opposant d’autres Etats. Cette neutralité a été précisément conclue le 20 mars 1815 au Congrès de Vienne par les puissances signataires du traité de Paris. Jusqu’au XVIe siècle, les différents cantons suisses, furent partie prenante des conflits diplomatiques et militaires qui secouèrent l’Europe occidentale : guerres contre les Habsbourgs, guerres contre les ducs de Bourgogne, bataille de Marignan…

Dés le XVIIe siècle, la Suisse évolua vers cette neutralité. La guerre de Trente Ans, qui ravage l’Europe centrale, a un grand écho en Suisse, où les diverses formes du christianisme coexistent. Mais les Suisses se tiennent à l’écart des opérations militaires, tout en fournissant des armes aux différents belligérants. En 1647, les cantons s’engagent à se défendre contre tout agresseur, grâce à la direction d’un Conseil composé de catholiques et de protestants. À l’issue de la guerre, aux traités de Westphalie, l’empereur germanique et les différentes puissances européennes reconnaissent l’indépendance de la Confédération helvétique.

La Suisse est entraînée dans les remaniements territoriaux dus à la Révolution française et au Premier Empire. Dès 1798, l’armée française intervient en Suisse, qui doit renoncer à la neutralité. Les Français imposent la formation d’une République helvétique soumise aux directives de Paris.

En 1803, Napoléon Bonaparte impose l’ Acte de médiation et des contingents suisses participent à la campagne de Russie de 1812. Après la défaite française de Leipzig en 1813, la Suisse proclame sa neutralité, mais est néanmoins envahie par les armées des Alliés. Au traité de Paris de 1814, la Suisse fait reconnaitre sa neutralité et l’inviolabilité de son territoire par les vainqueurs de Napoléon Ier.

Pendant le XIXe siècle la Suisse pratique la neutralité. Pendant la Première guerre mondiale, la Confédération entourée par les deux camps belligérants reste neutre, tout en commerçant et en accueillant divers opposants au conflit (conférence socialiste de Zimmerwald en septembre 1915). Après le conflit, Genève est choisie pour être le siège de la Société des Nations (SDN). La Suisse, membre de l’organisation, fait reconnaitre par la Déclaration de Londres du 13 février 1920, sa neutralité et sa non participation à d’éventuelles sanctions militaires que décideraient la SDN. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse est totalement encerclée par les puissances de l’Axe (Allemagne et Italie). Elle reste neutre malgré la tentation de certains hommes politiques, non suivis par la population, de rejoindre l’Europe nouvelle d’Hitler. La Suisse accueille de nombreux réfugiés civils et militaires malgré quelques « bavures ».

La neutralité n’est en principe un obstacle ni à la participation à des sanctions économiques ni à l’adhésion à des organisations internationales telles que les Nations Unies (ONU) ou l’Union européenne (UE). Même un engagement militaire dans le cadre des opérations de maintien de la paix autorisées par l’ONU ou par les parties en conflit est conciliable avec la neutralité. En revanche, la Suisse ne peut devenir membre d’un alliance militaire telle que, par exemple, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4FE18UD2VYxjR2xDM" width="425" height="335" wmode="transparent" /]J’irai dormir chez vous… en Suisse

Emission d’Antoine de Maximy (diffusée le 2 septembre 2006 – France 5)

Quelques sources :

- l’article “Neutralité de la Suisse” sur Wikipedia

- l’exposé en ligne de Frédéric Jaunin et Niklaus Johner (élèves suisses de 3e)

- la neutralité suisse vue par le site du ministère des affaires étrangères suisse