Le vrai visage de Staline
Dimanche 30 septembre 2007
“J’ai peur que nous ayons tué le mauvais cochon.” disait Churchill en 1945 en parlant de Hitler… mais en pensant à Staline. Cinquante -quatre ans après la mort de Iossif Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline, “l’homme d’acier”, son fantôme plane toujours sur l’actualité. Semblant oublier le mal considérable que Staline fit à tout un peuple, Moscou en use aujourd’hui plus que de raison. Pourtant, qui peut ignorer que le “petit père des peuples” fut un criminel sanguinaire, un paranoïaque délirant, un pervers hors du commun ?
Dans les archives récemment ouvertes à Moscou, on découvre le vrai Staline, bien différent de celui qu’on a imaginé pendant des décennies… De nombreux documents sur sa vie privée, sa carrière ou bien sa manière de travailler désormais accessibles nous permettent aujourd’hui dresser un portrait intime de Staline.
Tout d’abord, et contrairement à ce que clamait haut et fort Trotski, son plus grand ennemi, Staline n’était pas inculte. Staline lui-même voulait faire croire à ce personnage rustre et populaire, bureaucrate, provincial et ignorant. Cela servait son combat contre les « intellectuels » du Parti communiste. En fait, il avait une bibliothèque de 20 000 livres et il lisait plusieurs heures par jour. Il annotait les ouvrages et les mettait en fiche. Ses goûts étaient très éclectiques : Maupassant, Wilde, Gogol, Goethe ou encore Zola, qu’il adorait. Il aimait la poésie aussi. Dans sa jeunesse, il a écrit des poèmes en géorgien, sa langue maternelle ; certains, assez bucoliques, étaient même plutôt bons. Staline était érudit. Il pouvait citer de longs passages de la Bible, de Bismarck ou de Tchekhov et il admirait par dessus tout Dostoïevski.
Malgré cela, c’était un mauvais stratège. L’attaque de la Wehrmacht dans la nuit du 21 au 22 juin 1941 le paralysa… Pourtant, tout le monde l’avait prévenu, même Churchill. Mais il s’était enfermé dans sa logique et ne voulait rien entendre. Il n’a alors qu’une obsession : ne donner aux nazis aucun prétexte d’attaquer. D’où son refus de mettre en alerte les troupes, même après que les premiers avions de reconnaissance allemands eurent survolé le territoire soviétique. Il clame que «C’est un complot de l’état-major allemand. Quand Hitler le découvrira, il y mettra fin.» Et il refuse de contre-attaquer. Il interdit d’abord à l’artillerie de tirer… puis répond par le bluff et la quête de boucs émissaires. Ce n’est que le 23 qu’il ordonne une contre-attaque généralisée de l’armée Rouge et ordonne en même temps l’arrestation de plus de 40 chefs militaires (dont Meretskov, plus haut responsable moilitaire). Il désorganise ainsi la conduite de la guerre, mais couvre sa responsabilité : la débâcle est due aux comploteurs. C’est pour lui l’essentiel… Autre exemple, peut-être le plus flagrant : en septembre 1941, alors que tous ses généraux le suppliaient de retirer ses troupes de Kiev, il a laissé cinq corps d’armée se faire encercler et massacrer par les nazis. Ce n’est qu’au fil du conflit que Staline a finalement appris la stratégie militaire et su mener son pays à la victoire. Mais à quel prix !
Staline n’était pourtant pas fou . Du fait de son passé révolutionnaire, où trahisons et manipulations étaient permanentes, il a tout au long de sa vie vu des complots partout. Mais sa paranoïa aiguë en était-elle pour autant pathologique ? Ce qui est certain, c’est qu’il avait peur de la maladie. Dans ces missives intimes, il n’était question que de rhumatismes, de coeurs fatigués ou de laryngites (dont il a souffert toute sa vie). Mais, en vieillissant, il refusait de reconnaître sa déchéance physique. Il a même limogé son fidèle médecin personnel, Vinogradov, quand celui-ci lui a conseillé de quitter le pouvoir afin de se reposer. Bon vivant, dans les années 1920 et 1930, il chassait la perdrix, pêchait, faisait du canotage, avec ses complices du Politburo. Il jouait au billard. Le soir, il s’adonnait à d’interminables beuveries au vin géorgien. Et il aimait beaucoup la musique, l’opéra, les chants caucasiens. Quand il ne chantait pas, il se repassait sans arrêt le même morceau, le Concerto pour piano n° 23 de Mozart. Il adorait le cinéma. Dans toutes ses datchas, il avait fait installer une salle de projection. Il était le censeur en chef du cinéma soviétique. Il voulait voir tous les films avant le public. Il avait une cinémathèque impressionnante. Après la guerre, il a même récupéré celle d’un autre fan de cinéma, Joseph Goebbels. Staline, qui avait compris le pouvoir de l’image très tôt, contrôlait d’ailleurs personnellement le Hollywood moscovite. Il supervisait le travail des réalisateurs et des scénaristes. Ses archives révèlent qu’il écrivait lui-même certaines chansons de films !
Mais il fut pourtant le grand ordonnateur de la terreur : les « épurateurs » travaillaient sous ses ordres, en direct. Staline suivait leur travail macabre au jour le jour. Il veillait à tous les détails. Au moment de la grande terreur de 1937-1938, on lui soumettait des « albums », c’est-à-dire des listes de victimes potentielles avec leur nom et leur photo. Staline devait décider de leur sort, individuellement. On lui a ainsi montré 383 albums contenant au total 44 000 noms ! Il les a tous vus. Il notait ses sentences au crayon rouge. «A frapper encore», a-t-il écrit en face de certains noms, ou «fusillez-les tous» au bas de nombreuses pages. Certains jours, Staline a autorisé l’exécution de plus de 3 000 prétendus ennemis du peuple ! La terreur fut un tel chaos et a été faite dans une telle précipitation macabre qu’il est encore difficile d’en faire un bilan précis aujourd’hui ! On n’a donc que des estimations très imprécises. Rien que pour les années 1937-1938, les pires, on pense que le NKVD a arrêté un million et demi de personnes. La moitié auraient été exécutées sur-le-champ et 500 000 seraient mortes au goulag.
Hugo Billard a, sur son blog “le Jardin des retours”, fait un bilan de l’actualité de Staline dans les médias, de la recherche historique et de l’actualité russe qui le concerne.
Pour en savoir plus :
- le dossier que lui a consacré le magazine l’Express – n°2933 (20-26 septembre 2007) / à consulter en bibliothèque
- le dossier que lui a consacré le Nouvel Observateur – n°2177 (27 juillet – 2 août 2006)
- BILLARD Hugo, Staline année Zéro – Blog Le jardin des retours, 2007.
- MONTEFIORE Simon Sebag, Staline, la cour du tsar rouge – Editions des Syrtes, 2005.
- MARIE Jean-Jacques, Staline – Fayard, 2001.
- GORBATCHEV Mikhaïl, “Contre un retour du stalinisme” in l’Express 26 septembre 2007.
- APPLEBAUM Anne, Goulag, une histoire – Grasset, 2005
- SCHWARTZ Mathieu, Staline : le tyran rouge – Warner Home Vidéo – M6 Editions, 2007
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Au classement des franchises les plus lucratives de l’histoire du cinéma mondial, Harry Potter vient de détrôner James Bond. Les cinq films adaptés des romans de J.K. Rowling ont totalisé depuis 2001, 4,47 milliards de dollars contre 4,44 milliards aux 22 films du plus célèbre espion de sa Majesté qui est donc prié d’aller prendre des cours de sorcellerie… Dépassés aussi les 4,23 milliards de dollars engrangés dans le monde par la saga La Guerre des étoiles de George Lucas qui a débuté en 1977.
Notez enfin que ces chiffres ne sont valables que pour le cinéma ! Ces trois grosses franchises ont généré vers leur société respective encore beaucoup de millions grâce aux DVDs et aux droits de diffusion sur la TV.
International: L’espéranto sert principalement à la communication entre des personnes de nationalités différentes quand ils n’ont pas de langue maternelle en commun.
Malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100 000 personnes menées par des bonzes ont encore aujourd’hui dans Rangoon, la plus grande ville de Birmanie. Des soldats et des policiers anti-émeutes birmans se sont déployés autour d’au moins six monastères bouddhistes de Rangoon, à la pointe des manifestations des derniers jours contre la junte militaire. Un manifestant est mort alors que la police dispersait des opposants au régime.
Pourquoi ces manifestations ont-elle lieu aujourd’hui ? 
Je n’ai malheureusement pas trouvé trace d’une quelconque légende au sujet de la matière de ses cordes, mais la première guitare a des origines gréco-romaines, mais aussi orientales, voire préhistoriques – utiliser un arc, n’est-ce pas une manière de jouer de la guitare ? C’est en tous les cas l’ancêtre absolu de tous les instruments à cordes ! Ce qu’on peut réellement appeler guitare, est un instrument espagnol (et mauresque – donc d’origine arabe) : c’est la vihuela à six cordes. Au XVI e siècle, une vihuela à 5 doubles cordes fut appelée en France «guitare espagnole».
Installée dans une lagune au sud du delta du Pô, Ravenne a été construite sur pilotis et ne doit son développement qu’à l’installation d’un grand port militaire par l’empereur Auguste. Dans ce port, bien relié avec l’Orient, le christianisme se développe tôt.
La mémoire collective s’était déjà assez mal habituée à la vision horrible des clichés en provenance du camp d’extermination nazi Auschwitz, situé en Pologne. De nombreux sites sérieux en font la présentation sur le Web. Les élèves de 3ème du Collège St Joseph de Reims ont réalisé un compte rendu très émouvant de leur voyage sur place. Je ne saurai trop vous conseiller la lecture de leur travail exemplaire sur le site du 
Dernière découverte du jour, un site traitant de “La représentation du soldat pendant la grande guerre” (CRDP d’Amiens). La Picardie a été un des lieux où furent menés les combats les plus sanglants durant la Première guerre mondiale. C’est tout naturellement qu’elle est devenue un pôle de référence pour tout ce qui touche à l’histoire de cette période. Cette exposition virtuelle montre combien cette guerre nationale, fondée sur la mobilisation générale, se révèle comme un affrontement entre nations. Le phénomène s’est trouvé amplifié par la lecture et l’interprétation fondamentalement défensive du conflit chez tous les protagonistes. En cela, la guerre nationale fut tout autant un conflit de cultures qu’une guerre territoriale au cours duquel on se battit pour imposer des langages et des représentations… De la propagande à consommer avec modération et esprit critique !
Une oasis est une zone de végétation isolée dans un désert stérile. Ceci se produit à proximité d’une source d’eau ou lorsqu’une nappe phréatique est suffisamment proche de la surface du sol ou parfois sur le lit de rivières venant se perdre dans le désert.