Archive pour la catégorie ‘EAF : Auteurs’

Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pour préparer au mieux le bac français, retrouvez dans cet article un texte du Rideau cramoisi.  

Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), écrivain, polémiste, chantre du dandysme, réactionnaire, catholique, a influencé à sa suite de nombreux écrivains parmi lesquels Joris-Karl Huysmans et Léon Bloy. Ses attributs divers lui ont permis de constituer une œuvre d’égale maîtrise d’un bout à l’autre de sa conception. Romancier, il a écrit notamment Le chevalier des Touches et Une vieille maîtresse. Son œuvre la plus célèbre, Les Diaboliques, est un recueil de six nouvelles. Elles sont un concentré de noirceur, de provocation et d’humour. Elles sont aussi, avant toute chose, une exhalaison douce-amère de l’odor di femmina.

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Flaubert, L’Education Sentimentale [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pour préparer au mieux le bac français, retrouvez dans cet article un texte de L’Education sentimentale.  

Gustave Flaubert (1821-1880) publie L’éducation sentimentale en 1869. Ce maître-livre de la littérature du XIXe siècle met en scène Frédéric Moreau, un des modèles les plus réussis de l’anti-héros. Le texte suivant est l’incipit du roman.

Tout au long de cet anti-roman d’éducation, on admire le style de Flaubert, son génie littéraire, son sens parfait de la dérision et de l’ironie, en même temps que la narration remarquable des désillusions et des échecs de Frédéric Moreau. Les ouvrages de Flaubert sont le lieu d’une recherche inlassable de la perfection dans le rythme de la prose. Le but est de ciseler chaque phrase. Pour ce faire, il expérimentait concrètement leur sonorité dans son « gueuloir ». Flaubert, de la recherche documentaire jusqu’à l’écriture, a toujours le souci de l’exactitude et de la perfection. Lire le reste de cet article »

Bernardin de Saint Pierre, Paul et Virginie [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pour préparer au mieux le bac français, retrouvez dans cet article un texte dans Paul et Virginie.  

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814), scientifique et écrivain, disciple de Jean-Jacques Rousseau, fut un grand voyageur et un observateur consciencieux de la nature. Il a publié notamment des Etudes de la nature (1784) qui lui firent connaître la renommée. Il est particulièrement célèbre pour son roman Paul et Virginie (1787), une histoire d’amour impossible entre deux êtres irrémédiablement attirés l’un envers l’autre. Le drame se déroule sur l’île Maurice que Bernardin de Saint-Pierre a bien connu pour y avoir vécu entre 1768 et 1770. Lire le reste de cet article »

Balzac, Le Colonel Chabert [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pour préparer le bac français, retrouvez dans cet article un texte du Colonel Chabert de Balzac.  

Honoré de Balzac (1799-1850) est un des plus grands écrivains français. En moins d’une trentaine d’années, il a écrit 92 livres dont 74 romans. Il est l’auteur d’une des plus importantes architectures littéraires de langue française, La Comédie humaine. Parmi ses romans les plus célèbres on compte Le père Goriot, Les Illusions perdues, Le Colonel Chabert, Eugénie Grandet, etc. Il a cherché à aborder tous les sujets, à rendre tous les caractères humains, à créer la galerie de personnages la plus complète de son temps. Son œuvre est une fresque gigantesque à la fois historique et sociale.

Ce texte est extrait du Colonel Chabert. Derville, l’avoué, découvre dans son bureau ce curieux client revenu de chez les morts.

« Le jeune avoué demeura pendant un moment stupéfait en entrevoyant dans le clair-obscur le singulier client qui l’attendait. Le colonel Chabert était aussi parfaitement immobile que peut l’être une figure en cire de ce cabinet de Curtius où Godeschal avait voulu mener ses camarades. Cette immobilité n’aurait peut-être pas été un sujet d’étonnement, si elle n’eût complété le spectacle surnaturel que présentait l’ensemble du personnage. Le vieux soldat était sec et maigre. Son front, volontairement caché sous les cheveux de sa perruque lisse, lui donnait quelque chose de mystérieux. Ses yeux paraissaient couverts d’une taie transparente : vous eussiez dit de la nacre sale dont les reflets bleuâtres chatoyaient à la lueur des bougies. Le visage pâle, livide, et en lame de couteau, s’il est permis d’emprunter cette expression vulgaire, semblait mort. Le cou était serré par une mauvaise cravate de soie noire. L’ombre cachait si bien le corps à partir de la ligne brune que décrivait ce haillon, qu’un homme d’imagination aurait pu prendre cette vieille tête pour quelque silhouette due au hasard, ou pour un portrait de Rembrandt, sans cadre. Les bords du chapeau qui couvrait le front du vieillard projetaient un sillon noir sur le haut du visage. Cet effet bizarre, quoique naturel, faisait ressortir, par la brusquerie du contraste, les rides blanches, les sinuosités froides, le sentiment décoloré de cette physionomie cadavéreuse. Enfin l’absence de tout mouvement dans le corps, de toute chaleur dans le regard, s’accordait avec une certaine expression de démence triste, avec les dégradants symptômes par lesquels se caractérise l’idiotisme, pour faire de cette figure je ne sais quoi de funeste qu’aucune parole humaine ne pourrait exprimer. Mais un observateur, et surtout un avoué, aurait trouvé de plus en cet homme foudroyé les signes d’une douleur profonde, les indices d’une misère qui avait dégradé ce visage, comme les gouttes d’eau tombées du ciel sur un beau marbre l’ont à la longue défiguré. Un médecin, un auteur, un magistrat eussent pressenti tout un drame à l’aspect de cette sublime horreur dont le moindre mérite était de ressembler à ces fantaisies que les peintres s’amusent à dessiner au bas de leurs pierres lithographiques en causant avec leurs amis.

En voyant l’avoué, l’inconnu tressaillit par un mouvement convulsif semblable à celui qui échappe aux poètes quand un bruit inattendu vient les détourner d’une féconde rêverie, au milieu du silence et de la nuit. Le vieillard se découvrit promptement et se leva pour saluer le jeune homme ; le cuir qui garnissait l’intérieur de son chapeau étant sans doute fort gras, sa perruque y resta collée sans qu’il s’en aperçût, et laissa voir à nu son crâne horriblement mutilé par une cicatrice transversale qui prenait à l’occiput et venait mourir à l’oeil droit, en formant partout une grosse couture saillante. L’enlèvement soudain de cette perruque sale, que le pauvre homme portait pour cacher sa blessure, ne donna nulle envie de rire aux deux gens de loi, tant ce crâne fendu était épouvantable à voir. La première pensée que suggérait l’aspect de cette blessure était celle-ci : – Par là s’est enfuie l’intelligence ! »

Pour aller plus loin avecLeWebPédagogique :

Apollinaire, “Le pont Mirabeau” [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pour préparer le bac français, retrouvez dans cet article Le Pont Mirabeau d’Apollinaire.  

Guillaume Apollinaire (1880-1918 ) est poète et critique d’art. Né de père inconnu et apatride, il est le personnage de la « chanson du mal aimé », écrite après les refus successifs de Annie Playden de se laisser reconquérir. Sa vie connaît quelques événements significatifs. D’abord, il rencontre Picasso et Max Jacob. Ensuite, il passe une semaine en prison pour une affaire de recel d’objets volés. Enfin, il est blessé sévèrement pendant la guerre au cours des combats. Lire le reste de cet article »

Baudelaire, “A une passante” [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Charles Baudelaire, le poète français le plus célèbre d’entre tous, a aussi été traducteur, critique d’art, critique littéraire et a tenté d’écrire des textes autobiographiques qu’il n’a pas achevés. Il est mort aphasique, dans le silence le plus complet.

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Ronsard, “Mignonne allons voir…” [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Pierre de Ronsard (1524-1585) fut poète. Initialement destiné à une carrière militaire, il est atteint de surdité. Il se tournera vers sa passion de toujours, la poésie. Son recueil, Odes, est le plus fameux, placé sous le parrainage de Pindare et Horace, deux poètes de l’Antiquité. Lire le reste de cet article »

Verlaine, Mon rêve familier [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Paul Verlaine (1844-1896) naît à Metz. Sa famille s’installe à Paris en 1851. Il se marie en 1870. L’année suivante, il rencontre Arthur Rimbaud et s’enfuie avec lui vivre une liaison passionnée. Elle s’achève dramatiquement lorsqu’en juillet 1873 Nerval tire sur son ami. Il séjourne quelques temps en prison. Il revient à la vie sociale par le métier de professeur et achève son existence assis sur son nom devenu célèbre depuis la fin des années 1880. Paul Verlaine, incontestablement marque l’histoire de la poésie de la dernière moitié du XIXe siècle et l’atteste lorsqu’il écrit en 1883 son essai Les poètes maudits. Lire le reste de cet article »

Nerval, El Desdichado [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie (1808-1855), poète et romancier, est généralement perçu comme un précurseur des formes de poésie nouvelle qui ont émergé après lui, notamment le surréalisme. Il fut un ami proche de Théophile Gauthier qu’il rencontra au lycée. Nerval fut grand voyageur malgré ses problèmes de santé morale qui l’ont à plusieurs reprises conduits à l’internement. Ses textes majeurs sont parus à la fin de sa vie. Lire le reste de cet article »

Rimbaud, Le Bateau ivre [Bio] [Ressources]

Vendredi 30 novembre 2007

Arthur Rimbaud (1854-1891) est poète. Il écrit en près de cinq ou six ans (aux alentours de 1870-1875) toute son œuvre. Il symbolise l’archétype du poète libre et contestataire, dans sa vie comme dans la forme qu’il donne à son art. Rimbaud a chamboulé les codes de la poésie en lui donnant de nouvelles impulsions esthétiques notamment au travers de la figure du « Voyant ». Vers la fin des années 1870, Arthur Rimbaud entre dans un silence complet et ne produit plus rien.

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