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	<title>Boutique &#187; Questions corpus corrigées</title>
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		<title>L&#8217;autobiographie : question sur le corpus (Bac français 2007, série L)</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 16:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac L]]></category>
		<category><![CDATA[Questions corpus corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[bac français 2007]]></category>
		<category><![CDATA[sujets eaf 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[Le corpus

TEXTE A &#8211; Colette, Sido.
Colette évoque le souvenir de sa mère, Sido.
Ô géraniums, ô digitales1&#8230; Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c&#8217;est de votre reflet que ma joue d&#8217;enfant reçut un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 align="justify"><font color="#ff6600">Le corpus<br />
</font></h3>
<p align="justify"><strong>TEXTE A &#8211; Colette, <em>Sido</em>.</strong><br />
<em>Colette évoque le souvenir de sa mère, Sido.</em><br />
Ô géraniums, ô digitales<font color="#ff3300">1</font>&#8230; Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c&#8217;est de votre reflet que ma joue d&#8217;enfant reçut un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles du rosier, de la croix-de-Malte<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, des hortensias, et des bâtons-de-Saint-Jacques, et même le coqueret-alkékenge<font color="#ff3300">1</font>, encore qu&#8217;elle accusât sa fleur, veinée de rouge sur pulpe rose, de lui rappeler un mou<font color="#ff3300">2</font> de veau frais&#8230; À contre-cœur elle faisait pacte avec l&#8217;Est : « Je m&#8217;arrange avec lui », disait-elle.<br />
Mais elle demeurait pleine de suspicion et surveillait, entre tous les cardinaux et collatéraux<font color="#ff3300">3</font>, ce point glacé, traître aux jeux meurtriers. Elle lui confiait des bulbes de muguet, quelques bégonias, et des crocus mauves, veilleuses des froids crépuscules.<br />
Hors une corne de terre, hors un bosquet de lauriers-cerises dominés par un junko-biloba<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, &#8211; je donnais ses feuilles, en forme de raie, à mes camarades d&#8217;école, qui les séchaient entre les pages de l&#8217;atlas &#8211; tout le chaud jardin se nourrissait d&#8217;une lumière jaune, à tremblements rouges et violets, mais je ne pourrais dire si ce rouge, ce violet, dépendaient, dépendent encore d&#8217;un sentimental bonheur ou d&#8217;un éblouissement optique. Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits&#8230; Car j&#8217;aimais tant l&#8217;aube, déjà, que ma mère me l&#8217;accordait en récompense. J&#8217;obtenais qu&#8217;elle m&#8217;éveillât à trois heures et demie, et je m&#8217;en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues. À trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par son poids baignait d&#8217;abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps&#8230; J&#8217;allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C&#8217;est sur ce chemin, c&#8217;est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d&#8217;un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion&#8230; Ma mère me laissait partir, après m&#8217;avoir nommée « Beauté, Joyau-tout-en-or » ; elle regardait courir et décroître sur la pente son oeuvre, &#8211; « chef-d&#8217;œuvre », disait-elle. J&#8217;étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temps-là ne sont pas toujours d&#8217;accord&#8230; Je l&#8217;étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu&#8217;à mon retour, et de ma supériorité d&#8217;enfant éveillée sur les autres enfants endormis.<br />
Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d&#8217;avoir mangé mon saoul<font color="#ff3300">4</font>, pas avant d&#8217;avoir, dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l&#8217;eau de deux sources perdues, que je révérais. L&#8217;une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L&#8217;autre source, presque invisible, froissait l&#8217;herbe comme un serpent, s&#8217;étalait secrète au centre d&#8217;un pré où des narcisses, fleuris en ronde, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe&#8230; Rien qu&#8217;à parler d&#8217;elles je souhaite que leur saveur m&#8217;emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j&#8217;emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire&#8230;</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————– </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>noms de plantes<br />
<font color="#ff3300">2. </font>mou : viande pour l&#8217;alimentation des chats.<br />
<font color="#ff3300">3. </font>cardinaux et collatéraux : les points cardinaux sont les quatre points de l&#8217;horizon (nord, sud, est, ouest), les points collatéraux sont situés entre deux points cardinaux et à égale distance de ces derniers.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> manger son saoul : manger jusqu&#8217;à en être rassasié.</p>
<p align="justify"><strong>TEXTE B -</strong> Albert Cohen, Le Livre de ma mère.<br />
Ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits chats rassurants, vertueuses chromos<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, conforts et confitures, tisanes, pâtes pectorales<font color="#ff3300">2</font>, arnica, papillon du gaz<font color="#ff3300">3</font> dans la cuisine, sirop d&#8217;orgeat, antiques dentelles, odeurs, naphtalines<font color="#ff3300">4</font><sup></sup>, veilleuses de porcelaine, petits baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j&#8217;allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil. Ô mon enfance, gelées de coings, bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries, anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table, bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites mains sales, genoux écorchés et j&#8217;arrachais la croûte toujours trop tôt, balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an et auquel je pensais des mois à l&#8217;avance, cahiers neufs de la rentrée, sac d&#8217;école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes Sergent-Major<sup>5</sup>, plumes baïonnette de Blanzy-Poure<font color="#ff3300">5</font>, goûters de pain et de chocolat, noyaux d&#8217;abricots thésaurisés<font color="#ff3300">6</font>, boîte à herboriser, billes d&#8217;agate<font color="#ff3300">7</font>, chansons de Maman, leçons qu&#8217;elle me faisait repasser le matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance, petites paix, petits bonheurs, gâteaux de Maman, sourires de Maman, ô tout ce que je n&#8217;aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfouies et dissoutes saisons. Les rives s&#8217;éloignent. Ma mort approche.</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————– </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1.</font> chromo : dessin de qualité médiocre.<br />
<font color="#ff3300">2.</font> pâte pectorale : pâte pour soigner la toux.<br />
<font color="#ff3300">3.</font> papillon du gaz : robinet d&#8217;arrêt du gaz.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> naphtalines : produits anti-mites.<br />
<font color="#ff3300">5.</font> Sergent-Major, Blanzy-Poure : marques de plume.<br />
<font color="#ff3300">6. </font>thésaurisés : amassés, accumulés.<br />
<font color="#ff3300">7.</font> agate : pierre précieuse.</p>
<p align="justify">TEXTE C &#8211; Simone de Beauvoir, Mémoires d&#8217;une jeune fille rangée.<br />
La principale fonction de Louise et de maman, c&#8217;était de me nourrir ; leur tâche n&#8217;était pas toujours facile. Par ma bouche, le monde entrait en moi plus intimement que par mes yeux et mes mains. Je ne l&#8217;acceptais pas tout entier. La fadeur des crèmes de blé vert, des bouillies d&#8217;avoine, des panades<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, m&#8217;arrachait des larmes ; l&#8217;onctuosité des graisses, le mystère gluant des coquillages me révoltaient ; sanglots, cris, vomissements, mes répugnances étaient si obstinées qu&#8217;on renonça à les combattre. En revanche, je profitai passionnément du privilège de l&#8217;enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent ; devant les confiseries de la rue Vavin, je me pétrifiais, fascinée par l&#8217;éclat lumineux des fruits confits, le sourd chatoiement des pâtes de fruits, la floraison bigarrée des bonbons acidulés ; vert, rouge, orange, violet : je convoitais les couleurs elles-mêmes autant que le plaisir qu&#8217;elles me promettaient. J&#8217;avais souvent la chance que mon admiration s&#8217;achevât en jouissance. Maman concassait des pralines dans un mortier, elle mélangeait à une crème jaune la poudre grenue ; le rosé des bonbons se dégradait en nuances exquises : je plongeais ma cuiller dans un coucher de soleil. Les soirs où mes parents recevaient, les glaces du salon multipliaient les feux d&#8217;un lustre de cristal. Maman s&#8217;asseyait devant le piano à queue, une dame vêtue de tulle jouait du violon et un cousin du violoncelle. Je faisais craquer entre mes dents la carapace d&#8217;un fruit déguisé, une bulle de lumière éclatait contre mon palais avec un goût de cassis ou d&#8217;ananas : je possédais toutes les couleurs et toutes les flammes, les écharpes de gaze, les diamants, les dentelles ; je possédais toute la fête. Les paradis où coulent le lait et le miel ne m&#8217;ont jamais alléchée, mais j&#8217;enviais à Dame Tartine sa chambre à coucher en échaudé<font color="#ff3300">2</font><sup></sup> cet univers que nous habitons, s&#8217;il était tout entier comestible, quelle prise nous aurions sur lui ! Adulte, j&#8217;aurais voulu brouter les amandiers en fleurs, mordre dans les pralines du couchant. Contre le ciel de New York, les enseignes au néon semblaient des friandises géantes et je me suis sentie frustrée.</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————–</font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1.</font> panade : bouillie composée de pain, de beurre, d&#8217;eau, de lait et de jaune d&#8217;oeuf.<br />
<font color="#ff3300">2. </font>échaudé : pâtisserie légère passée au four.</p>
<h3 align="justify"><font color="#ff6600">La question sur le corpus :</font></h3>
<p align="justify"><strong>Vous répondrez d&#8217;abord à la question suivante (4 points) :<br />
</strong>Montrez ce qui peut justifier le rapprochement de ces trois auteurs, dans leur vision de l&#8217;enfance comme dans la démarche qu&#8217;ils choisissent pour l&#8217;évoquer.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bac Pondichéry 2007 &#8211; Epreuves Anticipées de Français &#8211; Toutes Séries</title>
		<link>http://plus-editions.com/boutique/2007/04/26/bac-pondichery-2007-epreuves-anticipees-de-francais-toutes-series/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2007 08:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Commentaires corrigés]]></category>
		<category><![CDATA[Dissertations corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[EAF : Objets d\'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Questions corpus corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets d'invention corrigés]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici les sujets des épreuves anticipées de français et les corrigés (gratuits !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries séries S, ES, L, et STG de Pondichery.
Objet d&#8217;étude :
Le biographique

Corpus :
Nathalie Sarraute, Enfance
Marguerite Duras, L&#8217;Amant de la Chine du Nord
Charles Juliet, Lambeaux
Sophie Calle, &#8220;Le portrait&#8221;, Des histoires vraies + dix
Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong>Voici </strong>les </strong><strong>sujets des </strong><strong>épreuves anticipées de français et les corrigés<strong> (gratuits !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries </strong></strong><strong>séries S, ES, L, et STG<strong> de Pondichery.</strong></strong></p>
<h3><font color="#ff6600"><strong>Objet d&#8217;étude :</strong></font></h3>
<p>Le biographique</p>
<p><span id="more-739"></span></p>
<h3><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Corpus :</strong></font></strong></font></h3>
<p>Nathalie Sarraute, <em>Enfance</em><br />
Marguerite Duras, <em>L&#8217;Amant de la Chine du Nord</em><br />
Charles Juliet, <em>Lambeaux</em><br />
Sophie Calle, &#8220;Le portrait&#8221;, <em>Des histoires vraies + dix</em></p>
<h3><font><strong><font><strong><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Les sujets :</strong></font></strong></font></strong></font></strong></font></h3>
<p><strong>Commentaire</strong><br />
Vous commenterez le texte de M. Duras (ligne 15 jusqu&#8217;à la fin).</p>
<p><strong>Dissertation</strong><br />
Le souci de vérité dans l&#8217;écriture autobiographique interdit-il mise en scène, détours, masques littéraires ?</p>
<p><strong>Invention</strong><br />
L&#8217;éditeur de Sophie Calle a été intrigué par la présence du tableau flamand dans son autobiographie. Dans une lettre, elle lui répond pour en justifier la nécessité. Vous rédigerez cette lettre.</p>
<h3><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</strong></font></strong></font></h3>
<h3>Lire le sujet :</h3>
<ul>
<li>Téléchargez le sujet : <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/2007pondicherysujetsesl.pdf" title="Sujet eaf 2007, séries ES, S et L">Sujet eaf 2007, séries ES, S et L</a></li>
<li> <a href="http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2007/index.html" title="eaf 2007" target="_blank">A consulter en ligne en cliquant ici</a></li>
</ul>
<h3>Lire le corrigé :</h3>
<p>Téléchargez le corrigé : <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/2007pondichery.pdf" title="Corrigé eaf 2007 séries ES, S et L">Corrigé eaf 2007 séries ES, S et L</a></p>
<p><a href="http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/Bacpondy2007/FrancaisTTesSeriesSLES.pdf"></a></p>
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