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	<title>Boutique &#187; Annales EAF</title>
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		<title>L&#8217;argumentation : dissertation (Bac métropole 2007, séries ES et S)</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jul 2007 13:01:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac S et ES]]></category>
		<category><![CDATA[sujet bac français]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici la dissertation du sujet qui est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole et des éléments de correction.
Objet d’étude : 
L’argumentation
Le sujet : 
Dissertation (16 points)
Dans quelle mesure la forme littéraire peut-elle rendre une argumentation plus efficace ?
 Vous appuierez votre développement sur les textes du corpus, vos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici la dissertation du sujet qui est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole et des éléments de correction.</strong></p>
<p><strong><font color="#ff0000">Objet d’étude : </font></strong><br />
L’argumentation</p>
<h3><font color="#ff3300">Le sujet : </font></h3>
<p><strong>Dissertation (16 points)<br />
</strong>Dans quelle mesure la forme littéraire peut-elle rendre une argumentation plus efficace ?<br />
<em> Vous appuierez votre développement sur les textes du corpus, vos lectures personnelles et les oeuvres étudiées en classe.</em><span id="more-812"></span></p>
<h3></h3>
<h3><font color="#ff3300"><strong>Le corpus de textes :</strong></font></h3>
<p><strong> TEXTE A &#8211; Jean de La Bruyère, <em>Les Caractères</em>, &#8220;De l&#8217;homme&#8221;.</strong><br />
Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble sont à son égard comme s&#8217;ils n&#8217;étaient point. Non content de remplir à une table la première place, il occupe lui seul celle de deux autres ; il oublie que le repas est pour lui et pour toute la compagnie ; il se rend maître du plat, et fait son propre<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font> de chaque service : il ne s&#8217;attache à aucun des mets, qu&#8217;il n&#8217;ait achevé d&#8217;essayer de tous ; il voudrait pouvoir les savourer tous tout à la fois. Il ne se sert à table que de ses mains ; il manie les viandes<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>, les remanie, démembre, déchire, et en use de manière qu&#8217;il faut que les conviés, s&#8217;ils veulent manger, mangent ses restes. Il ne leur épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes, capables d&#8217;ôter l&#8217;appétit aux plus affamés ; le jus et les sauces lui dégouttent du menton et de la barbe ; s&#8217;il enlève un ragoût de dessus un plat, il le répand en chemin dans un autre plat et sur la nappe ; on le suit à la trace. Il mange haut<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> et avec grand bruit ; il roule les yeux en mangeant ; la table est pour lui un râtelier<font color="#ff3300"><sup>4</sup> </font>; il écure<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font> ses dents, et il continue à manger. Il se fait, quelque part où il se trouve, une manière d&#8217;établissement<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font>, et ne souffre pas d&#8217;être plus pressé<font color="#ff3300"><sup>7</sup></font> au sermon ou au théâtre que dans sa chambre. Il n&#8217;y a dans un carrosse que les places du fond qui lui conviennent ; dans toute autre, si on veut l&#8217;en croire, il pâlit et tombe en faiblesse. S&#8217;il fait un voyage avec plusieurs, il les prévient<font color="#ff3300"><sup>8</sup> </font>dans les hôtelleries, et il sait toujours se conserver dans la meilleure chambre le meilleur lit. Il tourne tout à son usage ; ses valets, ceux d&#8217;autrui, courent dans le même temps pour son service. Tout ce qu&#8217;il trouve sous sa main lui est propre, hardes<font color="#ff3300"><sup>9</sup></font>, équipages<font color="#ff3300"><sup>10</sup></font>. Il embarrasse tout le monde, ne se contraint pour personne, ne plaint personne, ne connaît de maux que les siens, que sa réplétion<font color="#ff3300"><sup>11</sup></font> et sa bile, ne pleure point la mort des autres, n&#8217;appréhende que la sienne, qu&#8217;il rachèterait volontiers de l&#8217;extinction du genre humain.<!--more--></p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>son propre : sa propriété.<br />
<font color="#ff3300">2. </font>viandes : se dit pour toute espèce de nourriture.<br />
<font color="#ff3300">3.</font> manger haut : manger bruyamment, en se faisant remarquer.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> râtelier : assemblage de barreaux contenant le fourrage du bétail.<br />
<font color="#ff3300">5.</font> écurer : se curer.<br />
<font color="#ff3300">6.</font> une manière d&#8217;établissement : il fait comme s&#8217;il était chez lui.<br />
<font color="#ff3300"> 7.</font> pressé : serré dans la foule.<br />
<font color="#ff3300"> 8.</font> prévenir : devancer.<br />
<font color="#ff3300"> 9. </font>hardes : bagages.<br />
<font color="#ff3300">10.</font> équipage : tout ce qui est nécessaire pour voyager (chevaux, carrosses, habits, etc.).<br />
<font color="#ff3300"> 11. </font> réplétion : surcharge d&#8217;aliments dans l&#8217;appareil digestif.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;  </font></p>
<p><strong>TEXTE B &#8211; Victor Hugo, <em>Choses vues</em>, 1846.</strong><br />
Hier, 22 février<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font>, j&#8217;allais à la Chambre des Pairs<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>. Il faisait beau et très froid, malgré le<br />
soleil de midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet<br />
homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu&#8217;il couchait habituellement sur le pavé ; la tète nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu&#8217;il avait volé ce pain et que c&#8217;était à cause de cela qu&#8217;on l&#8217;emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l&#8217;homme resta à la porte, gardé par l&#8217;autre soldat. Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C&#8217;était une berline armoriée<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> portant aux lanternes une couronne ducale<font color="#ff3300"><sup>4</sup></font>, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées, mais on distinguait l&#8217;intérieur tapissé de damas bouton d&#8217;or<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font>. Le regard de l&#8217;homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures. Cette femme ne voyait pas l&#8217;homme terrible qui la regardait.<br />
Je demeurai pensif. Cet homme n&#8217;était plus pour moi un homme, c&#8217;était le spectre de la misère, c&#8217;était l&#8217;apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d&#8217;une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois, le pauvre coudoyait<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font> le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s&#8217;aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s&#8217;aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;      </font><br />
<strong>Notes :</strong><br />
<font color="#ff3300">1.  </font>22 février 1846, deux ans avant les émeutes de 1848 qui entraîneront l&#8217;abdication du roi Louis-Philippe.<font color="#ff3300"><br />
2.</font> Chambre des Pairs : désigne la Haute Assemblée législative dont Victor Hugo était membre.<br />
<font color="#ff3300">3. </font>Berline armoriée : voiture à chevaux sur laquelle sont peints les emblèmes d&#8217;une famille noble.<font color="#ff3300"><br />
4.</font> Couronne ducale : cet emblème signale que la passagère est une duchesse.<font color="#ff3300"><br />
5.</font> Damas bouton d&#8217;or : étoffe précieuse de couleur jaune.<font color="#ff3300"><br />
6. </font> Coudoyer : côtoyer.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;  </font></p>
<p><strong>TEXTE C &#8211; Jacques Prévert, <em>Paroles</em>, &#8220;La Grasse Matinée&#8221;.</strong><br />
Il est terrible<br />
le petit bruit de l&#8217;oeuf dur cassé sur un comptoir d&#8217;étain<br />
il est terrible ce bruit<br />
quand il remue dans la mémoire de l&#8217;homme qui a faim<br />
elle est terrible aussi la tête de l&#8217;homme<br />
la tête de l&#8217;homme qui a faim<br />
quand il se regarde à six heures du matin<br />
dans la glace du grand magasin<br />
une tête couleur de poussière<br />
ce n&#8217;est pas sa tête pourtant qu&#8217;il regarde<br />
dans la vitrine de chez Potin<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font><br />
il s&#8217;en fout de sa tête l&#8217;homme<br />
il n&#8217;y pense pas<br />
il songe<br />
il imagine une autre tête<br />
une tête de veau par exemple<br />
avec une sauce de vinaigre<br />
ou une tête de n&#8217;importe quoi qui se mange<br />
et il remue doucement la mâchoire<br />
doucement<br />
et il grince des dents doucement<br />
car le monde se paye sa tête<br />
et il ne peut rien contre ce monde<br />
et il compte sur ses doigts un deux trois<br />
un deux trois<br />
cela fait trois jours qu&#8217;il n&#8217;a pas mangé<br />
et il a beau se répéter depuis trois jours<br />
Ça ne peut pas durer<br />
ça dure<br />
trois jours<br />
trois nuits<br />
sans manger<br />
et derrière ces vitres<br />
ces pâtés ces bouteilles ces conserves<br />
poissons morts protégés par les boîtes<br />
boîtes protégées par les vitres<br />
vitres protégées par les flics<br />
flics protégés par la crainte<br />
que de barricades pour six malheureuses sardines&#8230;<br />
Un peu plus loin le bistrot<br />
café-crème et croissants chauds<br />
l&#8217;homme titube<br />
et dans l&#8217;intérieur de sa tête<br />
un brouillard de mots<br />
un brouillard de mots<br />
sardines à manger<br />
oeuf dur café-crème<br />
café arrosé rhum<br />
café-crème<br />
café-crème<br />
café-crème arrosé sang !<br />
Un homme très estimé dans son quartier<br />
a été égorgé en plein jour<br />
l&#8217;assassin le vagabond lui a volé<br />
deux francs<br />
soit un café arrosé<br />
zéro franc soixante-dix<br />
deux tartines beurrées<br />
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.<br />
Il est terrible<br />
le petit bruit de l&#8217;oeuf dur cassé sur un comptoir d&#8217;étain<br />
il est terrible ce bruit<br />
quand il remue dans la mémoire de l&#8217;homme qui a faim.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;      </font><br />
<strong>Notes :</strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>Potin : nom d&#8217;une chaîne de magasins d&#8217;alimentation.</p>
<h3><font color="#ff6600">Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</font></h3>
<p>- Lire les <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/s20071.pdf" title="Corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole">corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autobiographie : commentaire d&#8217;un texte de A. Cohen (Bac français 2007, série L) [Corrigé gratuit]</title>
		<link>http://plus-editions.com/boutique/2007/06/14/sujet-bac-francais-serie-l-commentaire-du-texte-de-cohen-des-pistes-pour-un-corrige/</link>
		<comments>http://plus-editions.com/boutique/2007/06/14/sujet-bac-francais-serie-l-commentaire-du-texte-de-cohen-des-pistes-pour-un-corrige/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jun 2007 13:43:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac L]]></category>
		<category><![CDATA[EAF : Objets d'étude supplémentaires - Série L]]></category>
		<category><![CDATA[L'autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[bac français]]></category>
		<category><![CDATA[corrigés 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici quelques pistes d&#8217;analyse pour un corrigé du sujet du bac français 2007, série L. proposées par C. de La Rochefoucauld, professeur de lettres modernes. Et en plus, c&#8217;est gratuit ! N&#8217;hésitez pas à nous faire vos remarques dans le champ des commentaires sous l&#8217;article.
Le sujet :

Commentaire (16 points) :
Vous commenterez le texte d&#8217;Albert Cohen.

Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.atelieralbertcohen.org/imageaccueil.jpg" alt="Albert Cohen, sujet Bac français 2007" align="left" height="400" width="269" /><em>Voici quelques pistes d&#8217;analyse pour un <strong>corrigé du sujet du bac français 2007, série L</strong>. proposées par C. de La Rochefoucauld, professeur de lettres modernes. Et en plus, c&#8217;est gratuit ! N&#8217;hésitez pas à nous faire vos remarques dans le champ des commentaires sous l&#8217;article.</em></p>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300">Le sujet :<br />
</font></h3>
<p align="justify"><strong>Commentaire (16 points) :</strong><br />
Vous commenterez le texte d&#8217;Albert Cohen.</p>
<h3 align="justify"></h3>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300">Le texte :</font></h3>
<p align="justify"><font face="Arial Unicode MS"><strong>Albert Cohen, <em>Le Livre de ma mère</em>.</strong><br />
Ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits chats rassurants, vertueuses chromos1, conforts et confitures, tisanes, pâtes pectorales2, arnica, papillon du gaz3 dans la cuisine, sirop d’orgeat, antiques dentelles, odeurs, naphtalines4, veilleuses de porcelaine, petits baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j’allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil. Ô mon enfance, gelées de coings, bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries, anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table, bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites mains sales, genoux écorchés et j’arrachais la croûte toujours trop tôt, balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an et auquel je pensais des mois à l’avance, cahiers neufs de la rentrée, sac d’école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes Sergent-Major<sup>5</sup>, plumes baïonnette de Blanzy-Poure5, goûters de pain et de chocolat, noyaux d’abricots thésaurisés6, boîte à herboriser, billes d’agate7, chansons de Maman, leçons qu’elle me faisait repasser le matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance, petites paix, petits bonheurs, gâteaux de Maman, sourires de Maman, ô tout ce que je n’aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfouies et dissoutes saisons. Les rives s’éloignent. Ma mort approche.</font></p>
<p align="justify"><font face="Arial Unicode MS">————————————–<br />
<strong>Notes : </strong><br />
1. chromo : dessin de qualité médiocre.<br />
2. pâte pectorale : pâte pour soigner la toux.<br />
3. papillon du gaz : robinet d’arrêt du gaz.<br />
4. naphtalines : produits anti-mites.<br />
5. Sergent-Major, Blanzy-Poure : marques de plume.<br />
6. thésaurisés : amassés, accumulés.<br />
7. agate : pierre précieuse.</font></p>
<h3 align="justify"></h3>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300">Des pistes d&#8217;analyse pour un corrigé :<br />
</font></h3>
<p align="justify"><strong>I. Un récit autobiographique : se souvenir des belles choses<br />
</strong><strong>a. Evocation de son passé</strong><br />
- « Ô mon passé », « Ô mon enfance ».- Utilisation des temps du récit.<br />
- Répétition de l’adjectif « petit » : « petite enfance », « petits chats », « petits baisers », « petit voyage », « petites mains », « petites paix », « petits bonheurs » : et le diminutif « chambrette ».<br />
- Déterminant possessif de la première personne : « mon », « ma » ainsi que le pronom personnel de la première personne : « me ».</p>
<p align="justify"><strong>b. Une foule de souvenirs</strong><br />
- Volonté de restituer totalement les impressions : tous les sens sont mobilisés. La vue : « vertueuses chromos », l’ouïe : « papillon du gaz », le goût : « gelées de coings », « sirop d’orgeat », le toucher « petites mains sales, genoux écorchés ».<br />
- Foule des souvenirs, qui sont aussi bien des objets, que des odeurs ou des moments, marqués le plus souvent par l’utilisation des pluriels « coussins », « tisanes », « pâtes pectorales ».</p>
<p align="justify"><strong>c. Des souvenirs morcelés</strong><br />
- La structure du texte exprime l’émiettement des souvenirs : les deux premières phrases du texte (qui représentent 80% de l’extrait) sont constituées par un ensemble de juxtapositions.<br />
- Les objets et les souvenirs sont évoqués dans le désordre, sans lien entre eux, semblant mimer l’évolution de la pensée : « bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries », parfois liés par les sonorités : « conforts et confitures ».</p>
<p align="justify"><strong>II. Le livre de ma mère : un hommage à la mère du narrateur (Le titre de l’œuvre dont est extrait le passage donne une indication importante !)</strong></p>
<p align="justify"><strong>a. Présence de la mère</strong><br />
Parmi les tous les éléments évoqués, c’est le seul qui soit humain. Mais il se dégage une certaine pudeur, elle n’est jamais appelée « maman » directement.<br />
« Maman » est répété quatre fois dans le texte en complément du nom « baisers de Maman », « chansons de Maman », « gâteaux de Maman, sourires de Maman ».</p>
<p align="justify"><strong>b. Une présence structurante et rassurante</strong><br />
Rituel de la relation avec la mère marqué par l’emploi de l’imparfait à valeur d’habitude qui a pour sujet sa mère : « disait », « menait », « faisait ». La présence de la mère est un des seuls éléments structurants du texte, les passages rédigés correspondent en effet aux évocations de la mère.</p>
<p align="justify"><strong>c. Le lyrisme du passage<br />
</strong>Rythme des deux premières phrases, comme un chant, une invocation à son passé auquel sa mère est étroitement lié, avec la répétition de l’interjection « ô » en anaphore (au début des deux premières phrases) « Ô mon passé », « Ô mon enfance », et dans la phrase : « ô tout ce que je n’aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfouies et dissoutes saisons».</p>
<p align="justify"><strong>III. Ecrire pour mourir en paix<br />
</strong><strong>a. L’importance de l’écriture<br />
</strong>Série de plumiers et de plumes évoqués, comme pour insister sur l’importance de l’écriture dès son plue jeune âge : «plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes Sergent-Major5, plumes baïonnette de Blanzy-Poure ».</p>
<p align="justify"><strong>b. Vers la mort<br />
</strong>- Champ lexical de la perte : « tout ce que je n’aurai plus » et les trois participes passés employés comme adjectifs : «morts», « enfouies », « dissoutes ».<br />
- Chute rapide avec deux phrases simples qui suivent la longue énumération : « Les rives s’éloignent. Ma mort approche».</p>
<p align="justify"><strong>c. Retrouver la paix de l’enfance</strong><br />
- Champ lexical de la paix, de l’harmonie lié à l’enfance : « petits chats rassurants », « conforts ».<br />
- Sa mère : « baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j’allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil ».</p>
<p align="justify">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
Source image : site <a href="http://www.atelieralbertcohen.org/" target="_blank" title="Albert Cohen">Atelier Albert Cohen</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;argumentation : commentaire de texte de La Bruyère (corrigé du bac français 2007, séries ES et S) [Corrigé gratuit]</title>
		<link>http://plus-editions.com/boutique/2007/06/13/sujet-bac-francais-2007-series-es-et-s-le-commentaire-de-la-bruyere-2/</link>
		<comments>http://plus-editions.com/boutique/2007/06/13/sujet-bac-francais-2007-series-es-et-s-le-commentaire-de-la-bruyere-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 16:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Commentaires corrigés]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac S et ES]]></category>
		<category><![CDATA[bac français]]></category>
		<category><![CDATA[corrigés 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[C. de La Rochefoucauld, professeur de français, vous propose ici le commentaire corrigé (et gratuit !) d&#8217;un texte de La Bruyère. Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole. 
Objet d&#8217;étude : 
L&#8217;argumentation
Le sujet :
Commentaire (16 points)
Vous commenterez le texte de La Bruyère.

Le texte : 
Jean [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C. de La Rochefoucauld, professeur de français, vous propose ici le commentaire corrigé (et gratuit !) d&#8217;un texte de La Bruyère. Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole. </strong></p>
<p><strong><font color="#ff0000">Objet d&#8217;étude : </font></strong><br />
L&#8217;argumentation</p>
<p><font color="#ff3300"><strong>Le sujet :</strong></font><br />
Commentaire (16 points)<br />
Vous commenterez le texte de La Bruyère.</p>
<p><span id="more-815"></span></p>
<h3><font color="#ff3300">Le texte : </font></h3>
<p><strong>Jean de La Bruyère, <em>Les Caractères</em>, &#8220;De l&#8217;homme&#8221;.</strong></p>
<p align="justify">Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble sont à son égard comme s&#8217;ils n&#8217;étaient point. Non content de remplir à une table la première place, il occupe lui seul celle de deux autres ; il oublie que le repas est pour lui et pour toute la compagnie ; il se rend maître du plat, et fait son propre<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font> de chaque service : il ne s&#8217;attache à aucun des mets, qu&#8217;il n&#8217;ait achevé d&#8217;essayer de tous ; il voudrait pouvoir les savourer tous tout à la fois. Il ne se sert à table que de ses mains ; il manie les viandes<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>, les remanie, démembre, déchire, et en use de manière qu&#8217;il faut que les conviés, s&#8217;ils veulent manger, mangent ses restes. Il ne leur épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes, capables d&#8217;ôter l&#8217;appétit aux plus affamés ; le jus et les sauces lui dégouttent du menton et de la barbe ; s&#8217;il enlève un ragoût de dessus un plat, il le répand en chemin dans un autre plat et sur la nappe ; on le suit à la trace. Il mange haut<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> et avec grand bruit ; il roule les yeux en mangeant ; la table est pour lui un râtelier<font color="#ff3300"><sup>4</sup> </font>; il écure<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font> ses dents, et il continue à manger. Il se fait, quelque part où il se trouve, une manière d&#8217;établissement<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font>, et ne souffre pas d&#8217;être plus pressé<font color="#ff3300"><sup>7</sup></font> au sermon ou au théâtre que dans sa chambre. Il n&#8217;y a dans un carrosse que les places du fond qui lui conviennent ; dans toute autre, si on veut l&#8217;en croire, il pâlit et tombe en faiblesse. S&#8217;il fait un voyage avec plusieurs, il les prévient<font color="#ff3300"><sup>8</sup> </font>dans les hôtelleries, et il sait toujours se conserver dans la meilleure chambre le meilleur lit. Il tourne tout à son usage ; ses valets, ceux d&#8217;autrui, courent dans le même temps pour son service. Tout ce qu&#8217;il trouve sous sa main lui est propre, hardes<font color="#ff3300"><sup>9</sup></font>, équipages<font color="#ff3300"><sup>10</sup></font>. Il embarrasse tout le monde, ne se contraint pour personne, ne plaint personne, ne connaît de maux que les siens, que sa réplétion<font color="#ff3300"><sup>11</sup></font> et sa bile, ne pleure point la mort des autres, n&#8217;appréhende que la sienne, qu&#8217;il rachèterait volontiers de l&#8217;extinction du genre humain.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>son propre : sa propriété.<br />
<font color="#ff3300">2. </font>viandes : se dit pour toute espèce de nourriture.<br />
<font color="#ff3300">3.</font> manger haut : manger bruyamment, en se faisant remarquer.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> râtelier : assemblage de barreaux contenant le fourrage du bétail.<br />
<font color="#ff3300">5.</font> écurer : se curer.<br />
<font color="#ff3300">6.</font> une manière d&#8217;établissement : il fait comme s&#8217;il était chez lui.<br />
<font color="#ff3300">7.</font> pressé : serré dans la foule.<br />
<font color="#ff3300">8.</font> prévenir : devancer.<br />
<font color="#ff3300">9. </font>hardes : bagages.<br />
<font color="#ff3300">10.</font> équipage : tout ce qui est nécessaire pour voyager (chevaux, carrosses, habits, etc.).<br />
<font color="#ff3300">11. </font>réplétion : surcharge d&#8217;aliments dans l&#8217;appareil digestif.</p>
<h3><font color="#ff3300">Pistes de correction</font></h3>
<p>Il s&#8217;agit ici de faire le commentaire de l&#8217;extrait des <em>Caractères </em>de La Bruyère du chapitre &#8220;De l&#8217;homme&#8221;.</p>
<h2><font color="#ff3300"><strong>Introduction</strong></font></h2>
<p align="justify"><strong>Présentation de l&#8217;auteur et de son oeuvre :</strong><br />
La Bruyère livre dans Les Caractères sa vision de la société du XVIIe siècle. L’écrivain est un fin observateur, un témoin bien placé pour décrire la cour de Versailles, il excelle dans l&#8217;art du portrait. Le sujet central des descriptions de ce moraliste est le courtisan, qui mène une vie de représentation. Une réflexion morale en découle : La Bruyère fait un tableau satirique de ce petit théâtre du monde dont il montre les vices.</p>
<p align="justify"><strong>Suggestion de problématique : </strong><br />
En quoi ce texte est-il un portrait satirique de l&#8217;individualisme, de l&#8217;homme égocentrique et insensible ?</p>
<p align="justify"><strong>Suggestion d&#8217;annonce de plan :</strong><br />
Dans cet extrait des <em>Caractères</em>, La Bruyère dresse le portrait de Gnathon, un personnage égocentrique qui ne supporte pas les hommes, un asocial, un misanthrope, qui suscite le dégoût. Son portrait caricatural et satirique suscite le rire mais conduit surtout le lecteur à réfléchir.</p>
<h2><font color="#ff3300"><strong>Suggestion d&#8217;analyse du texte<br />
</strong></font></h2>
<p align="justify"><strong>I. Gnathon, un portrait caricatural<br />
</strong><strong>a. </strong><strong>Gnathon, un personnage </strong><strong>égocentrique, égoïste, individualiste, un misanthrope<br />
</strong>Pour montrer que Gnathon haït le genre humain, qu&#8217;il ne supporte pas la présence des autres, vous pouviez relever les procédés suivants :<br />
- Emploi répété du restrictif :&#8221;ne vit que pour soi&#8221; , &#8220;ne connaît de maux que les siens&#8221; ;<br />
- Opposition du pronom personnel &#8220;il&#8221; à la pluralité &#8220;tous les hommes ensemble&#8221;, &#8220;toute la compagnie&#8221;, &#8220;les conviés&#8221;, &#8220;plusieurs&#8221;, &#8220;ses valets, ceux d&#8217;autrui&#8221;, &#8221; tout le monde&#8221;, &#8220;des autres&#8221; (ou l&#8217;individu face à la collectivité sans visage).<br />
- Opposition des lieux de vie sociale (église, théâtre) avec le lieu de vie intime qu&#8217;est la chambre : &#8220;ne souffre pas d&#8217;être plus pressé au sermon ou au théâtre que dans sa chambre&#8221;.<br />
- Répétition du superlatif : &#8220;la meilleure chambre le meilleur lit&#8221;.<br />
- Répétition du pronom &#8220;tout&#8221; : &#8220;Il tourne tout à son usage&#8221; ; &#8220;Tout ce qu&#8217;il trouve sous sa main lui est propre, hardes, équipages&#8221;, &#8220;tout le monde&#8221;.<br />
- Cette répulsion est quasi pathologique : au contact de ses pairs, &#8220;il pâlit et tombe en faiblesse&#8221;.</p>
<p align="justify"><strong>b. Un personnage qui ne satisfait que ses besoins primaires</strong><br />
Gnathon ne semble vivre que pour manger, ce qu&#8217;il pratique avec excès.<br />
Champ lexical de la nourriture (et répétition du verbe &#8220;manger&#8221;) : &#8220;une table&#8221;, &#8221; le repas&#8221;, &#8220;plat&#8221;, &#8220;des mets&#8221;, &#8220;savourer&#8221;, &#8220;se sert à table&#8221;, &#8220;les viandes&#8221;, &#8220;manger&#8221;, &#8220;l&#8217;appétit&#8221;, &#8220;le jus et les sauces&#8221;, &#8220;un ragoût de dessus un plat&#8221;, &#8220;un autre plat et sur la nappe&#8221;, &#8220;mange&#8221;, &#8220;en mangeant&#8221;, &#8220;la table&#8221;, &#8220;à manger&#8221;, &#8220;sa réplétion&#8221;.</p>
<p align="justify"><strong>c. </strong><strong>La Bruyère dresse ici un portrait caricatural, à grands traits</strong><br />
Vous pouviez parler de ce qui est absent pour appuyer cette idée : il n’y a pas d’indications chronologiques, les tableaux se situent en dehors du temps, ils ne sont pas unifiés par une intrigue romanesque et se succèdent avec pour seul lien le défaut de Gnathon. En effet, après une rapide présentation du personnage, plusieurs tableaux se succèdent : Gnathon à table, son rapport aux lieux et à l&#8217;espace (à l&#8217;église, au théâtre, dans un carrosse, dans les hôtels), son rapport aux autres et aux choses et enfin son raport à la mort. La description du personnage va ici vers la simplification, le moraliste dégage les traits essentiels de son caractère, en mettant en avant ce défaut d&#8217;égocentrisme. Son portrait est court et construit, notez la force de la chute : &#8220;(il) ne pleure point la mort des autres, n&#8217;appréhende que la sienne, qu&#8217;il rachèterait volontiers de l&#8217;extinction du genre humain&#8221;.</p>
<p align="justify"><strong>II. a. </strong><strong>Gnathon, u</strong><strong>n personnage qui suscite le dégoût </strong><br />
Si Gnathon ne supporte pas le genre humain, la réciproque est vraie. C&#8217;est en effet un personnage asocial, qui suscite le dégoût, la répulsion. Pour le montrer, vous pouviez relever les procédés suivants :<br />
- Les mots qui renvoient à l&#8217;idée de saleté : &#8220;malpropretés dégoûtantes&#8221;.<br />
- Le superlatif :&#8221;capables d&#8217;ôter l&#8217;appétit aux plus affamés&#8221;.<br />
- L&#8217;attitude quasi animale, sauvage du personnage : &#8220;Il mange haut et avec grand bruit&#8221;, la comparaison de la table avec &#8220;un râtelier&#8221;, &#8220;le jus et les sauces lui dégouttent du menton et de la barbe&#8221;, &#8220;il écure<sup><font color="#ff3300"> </font></sup>ses dents&#8221;. Et enfin la tournure &#8220;il le répand en chemin dans un autre plat et sur la nappe ; on le suit à la trace&#8221;, qui semble montrer le parcours individualiste et crasse d&#8217;un animal à l&#8217;affût qui veut se sustenter.</p>
<p align="justify"><strong>b. </strong><strong>Gnathon, un personnage de comédie</strong><br />
La Bruyère dresse ici un portrait caricatural qui suscite le rire du lecteur, mis en position de spectateur. Vous pouviez évoquer le registre comique (en citant précisément les procédés comiques utilisés pour décrire les gestes, l&#8217;attitude et les mots avec par exemple les exagérations, les accumulations, l&#8217;expression &#8220;on le suit à la trace&#8221; notamment).<strong> </strong></p>
<p align="justify"><strong>c. Un portrait qui invite à réfléchir</strong><br />
La Bruyère est un moraliste qui décrit la société de son temps, et qui invite à réfléchir sur les travers humains. Le vice qui est pointé du doigt de manière implicite ici est cette faiblesse de l&#8217;homme qui le conduit à ne penser qu&#8217;à lui et à ne pas supporter de vivre avec ses pairs.</p>
<h3><font color="#ff6600">Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</font></h3>
<p>- Lire un <a href="http://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2007/corrige-commentaire-s-es.php" target="_blank" title="Corrigé eaf 2007">corrigé du commentaire est disponible ici</a>.</p>
<p>- Lire les <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/s20071.pdf" title="Corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole">corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autobiographie : question sur le corpus (Bac français 2007, série L)</title>
		<link>http://plus-editions.com/boutique/2007/06/13/sujet-bac-francais-2007-serie-l-le-corpus-et-la-question/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 16:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac L]]></category>
		<category><![CDATA[Questions corpus corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[bac français 2007]]></category>
		<category><![CDATA[sujets eaf 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[Le corpus

TEXTE A &#8211; Colette, Sido.
Colette évoque le souvenir de sa mère, Sido.
Ô géraniums, ô digitales1&#8230; Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c&#8217;est de votre reflet que ma joue d&#8217;enfant reçut un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 align="justify"><font color="#ff6600">Le corpus<br />
</font></h3>
<p align="justify"><strong>TEXTE A &#8211; Colette, <em>Sido</em>.</strong><br />
<em>Colette évoque le souvenir de sa mère, Sido.</em><br />
Ô géraniums, ô digitales<font color="#ff3300">1</font>&#8230; Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c&#8217;est de votre reflet que ma joue d&#8217;enfant reçut un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles du rosier, de la croix-de-Malte<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, des hortensias, et des bâtons-de-Saint-Jacques, et même le coqueret-alkékenge<font color="#ff3300">1</font>, encore qu&#8217;elle accusât sa fleur, veinée de rouge sur pulpe rose, de lui rappeler un mou<font color="#ff3300">2</font> de veau frais&#8230; À contre-cœur elle faisait pacte avec l&#8217;Est : « Je m&#8217;arrange avec lui », disait-elle.<br />
Mais elle demeurait pleine de suspicion et surveillait, entre tous les cardinaux et collatéraux<font color="#ff3300">3</font>, ce point glacé, traître aux jeux meurtriers. Elle lui confiait des bulbes de muguet, quelques bégonias, et des crocus mauves, veilleuses des froids crépuscules.<br />
Hors une corne de terre, hors un bosquet de lauriers-cerises dominés par un junko-biloba<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, &#8211; je donnais ses feuilles, en forme de raie, à mes camarades d&#8217;école, qui les séchaient entre les pages de l&#8217;atlas &#8211; tout le chaud jardin se nourrissait d&#8217;une lumière jaune, à tremblements rouges et violets, mais je ne pourrais dire si ce rouge, ce violet, dépendaient, dépendent encore d&#8217;un sentimental bonheur ou d&#8217;un éblouissement optique. Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits&#8230; Car j&#8217;aimais tant l&#8217;aube, déjà, que ma mère me l&#8217;accordait en récompense. J&#8217;obtenais qu&#8217;elle m&#8217;éveillât à trois heures et demie, et je m&#8217;en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues. À trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par son poids baignait d&#8217;abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps&#8230; J&#8217;allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C&#8217;est sur ce chemin, c&#8217;est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d&#8217;un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion&#8230; Ma mère me laissait partir, après m&#8217;avoir nommée « Beauté, Joyau-tout-en-or » ; elle regardait courir et décroître sur la pente son oeuvre, &#8211; « chef-d&#8217;œuvre », disait-elle. J&#8217;étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temps-là ne sont pas toujours d&#8217;accord&#8230; Je l&#8217;étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu&#8217;à mon retour, et de ma supériorité d&#8217;enfant éveillée sur les autres enfants endormis.<br />
Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d&#8217;avoir mangé mon saoul<font color="#ff3300">4</font>, pas avant d&#8217;avoir, dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l&#8217;eau de deux sources perdues, que je révérais. L&#8217;une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L&#8217;autre source, presque invisible, froissait l&#8217;herbe comme un serpent, s&#8217;étalait secrète au centre d&#8217;un pré où des narcisses, fleuris en ronde, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe&#8230; Rien qu&#8217;à parler d&#8217;elles je souhaite que leur saveur m&#8217;emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j&#8217;emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire&#8230;</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————– </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>noms de plantes<br />
<font color="#ff3300">2. </font>mou : viande pour l&#8217;alimentation des chats.<br />
<font color="#ff3300">3. </font>cardinaux et collatéraux : les points cardinaux sont les quatre points de l&#8217;horizon (nord, sud, est, ouest), les points collatéraux sont situés entre deux points cardinaux et à égale distance de ces derniers.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> manger son saoul : manger jusqu&#8217;à en être rassasié.</p>
<p align="justify"><strong>TEXTE B -</strong> Albert Cohen, Le Livre de ma mère.<br />
Ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits chats rassurants, vertueuses chromos<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, conforts et confitures, tisanes, pâtes pectorales<font color="#ff3300">2</font>, arnica, papillon du gaz<font color="#ff3300">3</font> dans la cuisine, sirop d&#8217;orgeat, antiques dentelles, odeurs, naphtalines<font color="#ff3300">4</font><sup></sup>, veilleuses de porcelaine, petits baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j&#8217;allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil. Ô mon enfance, gelées de coings, bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries, anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table, bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites mains sales, genoux écorchés et j&#8217;arrachais la croûte toujours trop tôt, balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an et auquel je pensais des mois à l&#8217;avance, cahiers neufs de la rentrée, sac d&#8217;école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes Sergent-Major<sup>5</sup>, plumes baïonnette de Blanzy-Poure<font color="#ff3300">5</font>, goûters de pain et de chocolat, noyaux d&#8217;abricots thésaurisés<font color="#ff3300">6</font>, boîte à herboriser, billes d&#8217;agate<font color="#ff3300">7</font>, chansons de Maman, leçons qu&#8217;elle me faisait repasser le matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance, petites paix, petits bonheurs, gâteaux de Maman, sourires de Maman, ô tout ce que je n&#8217;aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfouies et dissoutes saisons. Les rives s&#8217;éloignent. Ma mort approche.</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————– </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1.</font> chromo : dessin de qualité médiocre.<br />
<font color="#ff3300">2.</font> pâte pectorale : pâte pour soigner la toux.<br />
<font color="#ff3300">3.</font> papillon du gaz : robinet d&#8217;arrêt du gaz.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> naphtalines : produits anti-mites.<br />
<font color="#ff3300">5.</font> Sergent-Major, Blanzy-Poure : marques de plume.<br />
<font color="#ff3300">6. </font>thésaurisés : amassés, accumulés.<br />
<font color="#ff3300">7.</font> agate : pierre précieuse.</p>
<p align="justify">TEXTE C &#8211; Simone de Beauvoir, Mémoires d&#8217;une jeune fille rangée.<br />
La principale fonction de Louise et de maman, c&#8217;était de me nourrir ; leur tâche n&#8217;était pas toujours facile. Par ma bouche, le monde entrait en moi plus intimement que par mes yeux et mes mains. Je ne l&#8217;acceptais pas tout entier. La fadeur des crèmes de blé vert, des bouillies d&#8217;avoine, des panades<font color="#ff3300">1</font><sup></sup>, m&#8217;arrachait des larmes ; l&#8217;onctuosité des graisses, le mystère gluant des coquillages me révoltaient ; sanglots, cris, vomissements, mes répugnances étaient si obstinées qu&#8217;on renonça à les combattre. En revanche, je profitai passionnément du privilège de l&#8217;enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent ; devant les confiseries de la rue Vavin, je me pétrifiais, fascinée par l&#8217;éclat lumineux des fruits confits, le sourd chatoiement des pâtes de fruits, la floraison bigarrée des bonbons acidulés ; vert, rouge, orange, violet : je convoitais les couleurs elles-mêmes autant que le plaisir qu&#8217;elles me promettaient. J&#8217;avais souvent la chance que mon admiration s&#8217;achevât en jouissance. Maman concassait des pralines dans un mortier, elle mélangeait à une crème jaune la poudre grenue ; le rosé des bonbons se dégradait en nuances exquises : je plongeais ma cuiller dans un coucher de soleil. Les soirs où mes parents recevaient, les glaces du salon multipliaient les feux d&#8217;un lustre de cristal. Maman s&#8217;asseyait devant le piano à queue, une dame vêtue de tulle jouait du violon et un cousin du violoncelle. Je faisais craquer entre mes dents la carapace d&#8217;un fruit déguisé, une bulle de lumière éclatait contre mon palais avec un goût de cassis ou d&#8217;ananas : je possédais toutes les couleurs et toutes les flammes, les écharpes de gaze, les diamants, les dentelles ; je possédais toute la fête. Les paradis où coulent le lait et le miel ne m&#8217;ont jamais alléchée, mais j&#8217;enviais à Dame Tartine sa chambre à coucher en échaudé<font color="#ff3300">2</font><sup></sup> cet univers que nous habitons, s&#8217;il était tout entier comestible, quelle prise nous aurions sur lui ! Adulte, j&#8217;aurais voulu brouter les amandiers en fleurs, mordre dans les pralines du couchant. Contre le ciel de New York, les enseignes au néon semblaient des friandises géantes et je me suis sentie frustrée.</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">————————————–</font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1.</font> panade : bouillie composée de pain, de beurre, d&#8217;eau, de lait et de jaune d&#8217;oeuf.<br />
<font color="#ff3300">2. </font>échaudé : pâtisserie légère passée au four.</p>
<h3 align="justify"><font color="#ff6600">La question sur le corpus :</font></h3>
<p align="justify"><strong>Vous répondrez d&#8217;abord à la question suivante (4 points) :<br />
</strong>Montrez ce qui peut justifier le rapprochement de ces trois auteurs, dans leur vision de l&#8217;enfance comme dans la démarche qu&#8217;ils choisissent pour l&#8217;évoquer.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;argumentation : écriture d&#8217;invention &#8211; Sujet corrigé du bac français 2007, séries ES et S [Corrigé gratuit]</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 15:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac S et ES]]></category>
		<category><![CDATA[EAF : Objets d\'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets d'invention corrigés]]></category>
		<category><![CDATA[bac français]]></category>
		<category><![CDATA[corrigés 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le sujet d&#8217;invention corrigé (et gratuit !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole, rédigé par C. de La Rochefoucauld, professeur de français.
Objet d’étude : 
L’argumentation
Le sujet :

Ecriture d&#8217;invention (16 points)
A son arrivée à la Chambre des Pairs, le narrateur, sous le coup de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 align="justify"><strong>Voici le sujet d&#8217;invention corrigé (et gratuit !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole, </strong>rédigé par C. de La Rochefoucauld, professeur de français.</h3>
<p><strong><font color="#ff0000">Objet d’étude : </font></strong><br />
L’argumentation</p>
<p><font color="#ff3300"><strong>Le sujet :</strong></font><strong><br />
</strong></p>
<p align="justify"><strong>Ecriture d&#8217;invention (16 points)<br />
</strong>A son arrivée à la Chambre des Pairs, le narrateur, sous le coup de l&#8217;émotion, prend la parole à la tribune pour faire part de son indignation et plaider pour plus de justice sociale.<br />
Vous rédigerez ce discours.</p>
<h3 align="justify"><span id="more-811"></span></h3>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300"><strong>Le texte :</strong></font></h3>
<blockquote>
<p align="justify"><strong>Victor Hugo, <em>Choses vues</em>, 1846.</strong><br />
Hier, 22 février<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font>, j&#8217;allais à la Chambre des Pairs<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>. Il faisait beau et très froid, malgré le<br />
soleil de midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet<br />
homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu&#8217;il couchait habituellement sur le pavé ; la tète nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu&#8217;il avait volé ce pain et que c&#8217;était à cause de cela qu&#8217;on l&#8217;emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l&#8217;homme resta à la porte, gardé par l&#8217;autre soldat. Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C&#8217;était une berline armoriée<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> portant aux lanternes une couronne ducale<font color="#ff3300"><sup>4</sup></font>, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées, mais on distinguait l&#8217;intérieur tapissé de damas bouton d&#8217;or<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font>. Le regard de l&#8217;homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures. Cette femme ne voyait pas l&#8217;homme terrible qui la regardait.<br />
Je demeurai pensif. Cet homme n&#8217;était plus pour moi un homme, c&#8217;était le spectre de la misère, c&#8217;était l&#8217;apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d&#8217;une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois, le pauvre coudoyait<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font> le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s&#8217;aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s&#8217;aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.</p>
<p align="justify"><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </font><br />
<strong>Notes :</strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>22 février 1846, deux ans avant les émeutes de 1848 qui entraîneront l&#8217;abdication du roi Louis-Philippe.<font color="#ff3300"><br />
2.</font> Chambre des Pairs : désigne la Haute Assemblée législative dont Victor Hugo était membre.<br />
<font color="#ff3300">3. </font>Berline armoriée : voiture à chevaux sur laquelle sont peints les emblèmes d&#8217;une famille noble.<font color="#ff3300"><br />
4.</font> Couronne ducale : cet emblème signale que la passagère est une duchesse.<font color="#ff3300"><br />
5.</font> Damas bouton d&#8217;or : étoffe précieuse de couleur jaune.<font color="#ff3300"><br />
6. </font>Coudoyer : côtoyer.</p></blockquote>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300">Analyse des termes du sujet :</font></h3>
<p align="justify">- &#8220;A son arrivée à la Chambre des Pairs, le narrateur (prend la parole à la tribune)&#8221; :<br />
Il s&#8217;agissait d&#8217;écrire un <strong>discours </strong>sous la plume de V. Hugo.<br />
- &#8220;sous le coup de l&#8217;émotion&#8221; :<br />
vous deviez introduire des <strong>sentiments</strong>, de l&#8217;émotion, du ressenti. Il est en fait sous entendu : &#8220;sous le coup de l&#8217;émotion<strong> de la scène</strong> <strong>qui vient de se produire sous ses yeux</strong>&#8220;, il ne faut donc pas écrire un texte trop littéraire, trop écrit, il y a une part d&#8217;<strong>improvisation</strong>.<br />
- &#8220;pour faire part de son indignation&#8221; :<br />
il faudra montrer cette <strong>indignation </strong>dans les paroles du narrateur.<br />
- &#8220;plaider pour plus de justice sociale&#8221; :<br />
dénoncer les inégalités ; convaincre, persuader de la nécessité de les réduire.</p>
<p align="justify"><strong>La forme du discours</strong><br />
- Une <strong>adresse </strong>à l&#8217;auditoire au début du discours (et éventuellement également dans le corps du discours pour impliquer le destinataire) . Exemples : <em>Chers membres de la Haute Assemblée législative, Messieurs, Messieurs les membres de l&#8217;Assemblée, Chers collègues, etc</em>.<br />
- Le rappel de la <strong>scène </strong>qui vient de se produire sous les yeux du narrateur.<br />
- Des <strong>arguments </strong>et des <strong>exemples </strong>pour convaincre qu&#8217;il faut lutter contre les inégalités sociales.<br />
- Une <strong>formule de fin</strong>.<br />
- Un<strong> style plutôt oral</strong> ( avec des <strong>questions oratoires</strong> par exemple)</p>
<h3 align="justify"><font color="#ff3300">Suggestion d&#8217;écriture d&#8217;invention :</font></h3>
<p align="justify">Chers amis,<br />
C&#8217;est encore tout ému de la scène que je viens d&#8217;observer dans la rue que je m&#8217;adresse à vous en ce 22 février 1846. Je suis à la fois confus, bouleversé et indigné et j&#8217;ai du mal à trouver mes mots.</p>
<p align="justify">Sur le chemin qui me menait à vous, j&#8217;ai aperçu un homme misérable que l&#8217;on menait en prison pour avoir volé un simple morceau de pain. Un carrosse somptueux, richement décoré, transportant une femme superbe et un nourrisson, vint à passer devant lui. Alors qu&#8217;il fixait ce carrosse, la jeune femme ne lui a pas même adressé un regard.</p>
<p align="justify">Ne trouvez-vous pas que la scène dont je viens d&#8217;être le témoin est le reflet d&#8217;un malaise et du dysfonctionnement de notre société ? Trouvez-vous qu&#8217;il soit normal que coexistent dans notre société la pauvreté extrême et le luxe inutile ? Comment se fait-il qu&#8217;un homme soit obligé de voler du pain pour nourrir sa famille, tandis que d&#8217;autres subviennent aisement à leurs besoins primaires et dépensent des sommes considérables pour des choses futiles ?</p>
<p align="justify">Je suis indigné par tant d&#8217;injustices, et la scène à laquelle je viens d&#8217;assister n&#8217;en est qu&#8217;une illustration : ce n&#8217;est pas un cas isolé, je suis sûr que vous en êtes bien conscient. A l&#8217;heure où je vous parle, il y a sans doute un enfant qui vient d&#8217;être laissé par sa jeune mère sur le parvis d&#8217;une église, priant le ciel pour que quelqu&#8217;un le prenne à sa charge et lui assure des soins qu&#8217;elle ne peut lui prodiguer.</p>
<p align="justify">Il nous faut réagir, nous ne pouvons cautionner un tel état de fait, nous devons au contraire lutter contre ces inégalités pour que chacun ait accès au minimum pour vivre. Il est de notre devoir d&#8217;assurer une protection à tous les français.</p>
<p align="justify">Je vous sollicite donc pour que nous imaginions ensemble un système plus juste, qui garantisse une justice sociale où chacun pourra vivre en subvenant à ses besoins primaires et aux besoins de sa famille.</p>
<p align="justify">Je vous remercie de votre attention et vous assure que je ferai tout pour cette cause que je pense la seule juste et la seule qui vaille la peine qu&#8217;on se batte pour elle.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<h3><font color="#ff6600">Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</font></h3>
<p>- Lire les <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/s20071.pdf" title="Corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole">corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole.</a></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;argumentation : question sur le corpus (Bac 2007, séries ES et S)</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 09:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Corrigés Bac S et ES]]></category>
		<category><![CDATA[bac français 2007]]></category>
		<category><![CDATA[sujets eaf 2007]]></category>

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		<description><![CDATA[
Voici le sujet d&#8217;invention corrigé (et gratuit !). Le sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole.
Objet d’étude : 
L’argumentation
Le corpus de textes :
 TEXTE A &#8211; Jean de La Bruyère, Les Caractères, &#8220;De l&#8217;homme&#8221;.
Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble sont à son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<h3 align="justify"><strong><strong>Voici le sujet d&#8217;invention corrigé (et gratuit !). Le sujet est paru au bac français 2007, pour les séries ES et S en métropole.</strong></strong></h3>
<p><strong><font color="#ff0000">Objet d’étude : </font></strong><br />
L’argumentation<span id="more-808"></span></p>
<h3><font color="#ff3300"><strong>Le corpus de textes :</strong></font></h3>
<p><strong> TEXTE A &#8211; Jean de La Bruyère, <em>Les Caractères</em>, &#8220;De l&#8217;homme&#8221;.</strong><br />
Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble sont à son égard comme s&#8217;ils     n&#8217;étaient point. Non content de remplir à une table la première place, il occupe lui seul celle de deux autres ; il oublie que le repas est pour lui et pour toute la compagnie ; il se rend maître du plat, et fait son propre<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font> de chaque service : il ne s&#8217;attache à aucun des mets, qu&#8217;il n&#8217;ait achevé d&#8217;essayer de tous ; il voudrait pouvoir les savourer tous tout à la fois. Il ne se sert à table que de ses mains ; il manie les viandes<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>, les remanie, démembre, déchire, et en use de manière qu&#8217;il faut que les conviés, s&#8217;ils veulent manger, mangent ses restes. Il ne leur épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes, capables d&#8217;ôter l&#8217;appétit aux plus affamés ; le jus et les sauces lui dégouttent du menton et de la barbe ; s&#8217;il enlève un ragoût de dessus un plat, il le répand en chemin dans un autre plat et sur la nappe ; on le suit à la trace. Il mange haut<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> et avec grand bruit ; il roule les yeux en mangeant ; la table est pour lui un râtelier<font color="#ff3300"><sup>4</sup> </font>; il écure<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font> ses dents, et il continue à manger. Il se fait, quelque part où il se trouve, une manière d&#8217;établissement<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font>, et ne souffre pas d&#8217;être plus pressé<font color="#ff3300"><sup>7</sup></font> au sermon ou au théâtre que dans sa chambre. Il n&#8217;y a dans un carrosse que les places du fond qui lui conviennent ; dans toute autre, si on veut l&#8217;en croire, il pâlit et tombe en faiblesse. S&#8217;il fait un voyage avec plusieurs, il les prévient<font color="#ff3300"><sup>8</sup> </font>dans les hôtelleries, et il sait toujours se conserver dans la meilleure chambre le meilleur lit. Il tourne tout à son usage ; ses valets, ceux d&#8217;autrui, courent dans le même temps pour son service. Tout ce qu&#8217;il trouve sous sa main lui est propre, hardes<font color="#ff3300"><sup>9</sup></font>, équipages<font color="#ff3300"><sup>10</sup></font>. Il embarrasse tout le monde, ne se contraint pour personne, ne plaint personne, ne connaît de maux que les siens, que sa réplétion<font color="#ff3300"><sup>11</sup></font> et sa bile, ne pleure point la mort des autres, n&#8217;appréhende que la sienne, qu&#8217;il rachèterait volontiers de l&#8217;extinction du genre humain.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </font><br />
<strong>Notes : </strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>son propre : sa propriété.<br />
<font color="#ff3300">2. </font>viandes : se dit pour toute espèce de nourriture.<br />
<font color="#ff3300">3.</font> manger haut : manger bruyamment, en se faisant remarquer.<br />
<font color="#ff3300">4.</font> râtelier : assemblage de barreaux contenant le fourrage du bétail.<br />
<font color="#ff3300">5.</font> écurer : se curer.<br />
<font color="#ff3300">6.</font> une manière d&#8217;établissement : il fait comme s&#8217;il était chez lui.<br />
<font color="#ff3300"> 7.</font> pressé : serré dans la foule.<br />
<font color="#ff3300"> 8.</font> prévenir : devancer.<br />
<font color="#ff3300"> 9. </font>hardes : bagages.<br />
<font color="#ff3300">10.</font> équipage : tout ce qui est nécessaire pour voyager (chevaux, carrosses, habits, etc.).<br />
<font color="#ff3300"> 11. </font> réplétion : surcharge d&#8217;aliments dans l&#8217;appareil digestif.</p>
<p><strong>TEXTE B &#8211; Victor Hugo, <em>Choses vues</em>, 1846.</strong><br />
Hier, 22 février<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font>, j&#8217;allais à la Chambre des Pairs<font color="#ff3300"><sup>2</sup></font>. Il faisait beau et très froid, malgré le<br />
soleil de midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet<br />
homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles  pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu&#8217;il couchait habituellement sur le pavé ; la tète nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu&#8217;il avait volé ce pain et que c&#8217;était à cause de cela qu&#8217;on l&#8217;emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l&#8217;homme resta à la porte, gardé par l&#8217;autre soldat. Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C&#8217;était une berline armoriée<font color="#ff3300"><sup>3</sup></font> portant aux lanternes une couronne ducale<font color="#ff3300"><sup>4</sup></font>, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées, mais on distinguait l&#8217;intérieur tapissé de damas bouton d&#8217;or<font color="#ff3300"><sup>5</sup></font>. Le regard de l&#8217;homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures. Cette femme ne voyait pas l&#8217;homme terrible qui la regardait.<br />
Je demeurai pensif. Cet homme n&#8217;était plus pour moi un homme, c&#8217;était le spectre de la misère, c&#8217;était l&#8217;apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d&#8217;une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois, le pauvre coudoyait<font color="#ff3300"><sup>6</sup></font> le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s&#8217;aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s&#8217;aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.<!--more--></p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;      </font><br />
<strong>Notes :</strong><br />
<font color="#ff3300">1.  </font>22 février 1846, deux ans avant les émeutes de 1848 qui entraîneront l&#8217;abdication du roi Louis-Philippe.<font color="#ff3300"><br />
2.</font> Chambre des Pairs : désigne la Haute Assemblée législative dont Victor Hugo était membre.<br />
<font color="#ff3300">3. </font>Berline armoriée : voiture à chevaux sur laquelle sont peints les emblèmes d&#8217;une famille noble.<font color="#ff3300"><br />
4.</font> Couronne ducale : cet emblème signale que la passagère est une duchesse.<font color="#ff3300"><br />
5.</font> Damas bouton d&#8217;or : étoffe précieuse de couleur jaune.<font color="#ff3300"><br />
6. </font> Coudoyer : côtoyer.</p>
<p><strong>TEXTE C &#8211; Jacques Prévert, <em>Paroles</em>, &#8220;La Grasse Matinée&#8221;.</strong><br />
Il est terrible<br />
le petit bruit de l&#8217;oeuf dur cassé sur un comptoir d&#8217;étain<br />
il est terrible ce bruit<br />
quand il remue dans la mémoire de l&#8217;homme qui a faim<br />
elle est terrible aussi la tête de l&#8217;homme<br />
la tête de l&#8217;homme qui a faim<br />
quand il se regarde à six heures du matin<br />
dans la glace du grand magasin<br />
une tête couleur de poussière<br />
ce n&#8217;est pas sa tête pourtant qu&#8217;il regarde<br />
dans la vitrine de chez Potin<font color="#ff3300"><sup>1</sup></font><br />
il s&#8217;en fout de sa tête l&#8217;homme<br />
il n&#8217;y pense pas<br />
il songe<br />
il imagine une autre tête<br />
une tête de veau par exemple<br />
avec une sauce de vinaigre<br />
ou une tête de n&#8217;importe quoi qui se mange<br />
et il remue doucement la mâchoire<br />
doucement<br />
et il grince des dents doucement<br />
car le monde se paye sa tête<br />
et il ne peut rien contre ce monde<br />
et il compte sur ses doigts un deux trois<br />
un deux trois<br />
cela fait trois jours qu&#8217;il n&#8217;a pas mangé<br />
et il a beau se répéter depuis trois jours<br />
Ça ne peut pas durer<br />
ça dure<br />
trois jours<br />
trois nuits<br />
sans manger<br />
et derrière ces vitres<br />
ces pâtés ces bouteilles ces conserves<br />
poissons morts protégés par les boîtes<br />
boîtes protégées par les vitres<br />
vitres protégées par les flics<br />
flics protégés par la crainte<br />
que de barricades pour six malheureuses sardines&#8230;<br />
Un peu plus loin le bistrot<br />
café-crème et croissants chauds<br />
l&#8217;homme titube<br />
et dans l&#8217;intérieur de sa tête<br />
un brouillard de mots<br />
un brouillard de mots<br />
sardines à manger<br />
oeuf dur café-crème<br />
café arrosé rhum<br />
café-crème<br />
café-crème<br />
café-crème arrosé sang !<br />
Un homme très estimé dans son quartier<br />
a été égorgé en plein jour<br />
l&#8217;assassin le vagabond lui a volé<br />
deux francs<br />
soit un café arrosé<br />
zéro franc soixante-dix<br />
deux tartines beurrées<br />
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.<br />
Il est terrible<br />
le petit bruit de l&#8217;oeuf dur cassé sur un comptoir d&#8217;étain<br />
il est terrible ce bruit<br />
quand il remue dans la mémoire de l&#8217;homme qui a faim.</p>
<p><font color="#ff3300">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;      </font><br />
<strong>Notes :</strong><br />
<font color="#ff3300">1. </font>Potin : nom d&#8217;une chaîne de magasins d&#8217;alimentation.</p>
<h3><font color="#ff3300"><strong>Question sur le corpus : </strong></font></h3>
<p><strong>Vous répondrez d&#8217;abord à la question suivante (4 points) :</strong><br />
Montrez que les textes du corpus ont une visée commune mais qu&#8217;ils atteignent ce but par des voies différentes.</p>
<h3><font color="#ff0000">Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</font></h3>
<p>- Lire les <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/s20071.pdf" title="Corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole">corrigés EAF 2007, séries ES et S, Métropole.</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bac Pondichéry 2007 &#8211; Epreuves Anticipées de Français &#8211; Toutes Séries</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2007 08:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annales EAF]]></category>
		<category><![CDATA[Commentaires corrigés]]></category>
		<category><![CDATA[Dissertations corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[EAF : Objets d\'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Questions corpus corrigées]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets d'invention corrigés]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici les sujets des épreuves anticipées de français et les corrigés (gratuits !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries séries S, ES, L, et STG de Pondichery.
Objet d&#8217;étude :
Le biographique

Corpus :
Nathalie Sarraute, Enfance
Marguerite Duras, L&#8217;Amant de la Chine du Nord
Charles Juliet, Lambeaux
Sophie Calle, &#8220;Le portrait&#8221;, Des histoires vraies + dix
Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong>Voici </strong>les </strong><strong>sujets des </strong><strong>épreuves anticipées de français et les corrigés<strong> (gratuits !). Le  sujet est paru au bac français 2007, pour les séries </strong></strong><strong>séries S, ES, L, et STG<strong> de Pondichery.</strong></strong></p>
<h3><font color="#ff6600"><strong>Objet d&#8217;étude :</strong></font></h3>
<p>Le biographique</p>
<p><span id="more-739"></span></p>
<h3><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Corpus :</strong></font></strong></font></h3>
<p>Nathalie Sarraute, <em>Enfance</em><br />
Marguerite Duras, <em>L&#8217;Amant de la Chine du Nord</em><br />
Charles Juliet, <em>Lambeaux</em><br />
Sophie Calle, &#8220;Le portrait&#8221;, <em>Des histoires vraies + dix</em></p>
<h3><font><strong><font><strong><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Les sujets :</strong></font></strong></font></strong></font></strong></font></h3>
<p><strong>Commentaire</strong><br />
Vous commenterez le texte de M. Duras (ligne 15 jusqu&#8217;à la fin).</p>
<p><strong>Dissertation</strong><br />
Le souci de vérité dans l&#8217;écriture autobiographique interdit-il mise en scène, détours, masques littéraires ?</p>
<p><strong>Invention</strong><br />
L&#8217;éditeur de Sophie Calle a été intrigué par la présence du tableau flamand dans son autobiographie. Dans une lettre, elle lui répond pour en justifier la nécessité. Vous rédigerez cette lettre.</p>
<h3><font><strong><font color="#ff6600"><strong>Pour aller plus loin avec leWebPédagogique :</strong></font></strong></font></h3>
<h3>Lire le sujet :</h3>
<ul>
<li>Téléchargez le sujet : <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/2007pondicherysujetsesl.pdf" title="Sujet eaf 2007, séries ES, S et L">Sujet eaf 2007, séries ES, S et L</a></li>
<li> <a href="http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2007/index.html" title="eaf 2007" target="_blank">A consulter en ligne en cliquant ici</a></li>
</ul>
<h3>Lire le corrigé :</h3>
<p>Téléchargez le corrigé : <a href="http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/files/2007pondichery.pdf" title="Corrigé eaf 2007 séries ES, S et L">Corrigé eaf 2007 séries ES, S et L</a></p>
<p><a href="http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/Bacpondy2007/FrancaisTTesSeriesSLES.pdf"></a></p>
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		</item>
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