Amazon investit le Web 2.0 voire plus
Voilà dix ans maintenant que je suis l’actualité d’Amazon. J’avais loupé les toutes premières étapes, mais depuis 1997, je suis avec attention les innovations du gourou Jeff Bezos. Si on considère les derniers mouvements d’Amazon pour l’industrie du livre, une stratégie très claire apparaît.
En décembre 2005, Amazon lance Amazon Connect. L’idée est simplicissime, faire bloguer sur Amazon les auteurs dont les ouvrages sont en vente… justement sur Amazon. Un an et demi plus tard plus de 7 000 auteurs ont fait le pas construisant ainsi une sorte d’espace de dédicaces permanent.
En février 2007, Amazon achète Shelfari. L’idée est simplicissime, faire bloguer les lecteurs à propos des ouvrages publiés et qui se trouvent en vente justement sur Amazon. C’est encore un peu tôt pour savoir si la mayonnaise prendra, mais le vif développement des réseaux sociaux laisse à penser que le tout devrait aller vite.
Au total donc la communauté du livre se retrouve sur Amazon pour discuter bouquins. Amazon Daily met en avant les billets les plus lus ou les plus appréciés de tout ce petit monde à la manière de Digg et le tour est joué.
Moralité : Amazon.com est en train de construire un média du livre à son profit, les éditeurs sont singulièrement absents. Leur fonction d’intermédiation entre les auteurs et les lecteurs se trouve réduite à la portion congrue, celle d’un soutien de chef de projet et d’un acheteur de service d’impression. La magie du livre est passé chez le libraire en ligne…
A méditer…
Mollat vox librairie…
En attendant les chats en direct avec les libraires, dont un des nombreux blogs “cousins” (pardon, j’ai oublié lequel) annonçaient l’arrivée imminente sur le site du libraire bordelais, Mollat a créé “Mollat vox podcast”, qui à l’instar de…