Publication de contenu et échanges sociaux
Un article d’Alexis Mons de Groupe Reflect (web agency) pose la question du contenu web comme point de départ aux réseaux sociaux. Un site de contenus générés par des utilisateurs (UGC) a t’il vocation à devenir un réseau social ? Les réseaux sociaux sont ils fait pour gérer du contenu ? L’internaute recherche un service ou des échanges ?
Alexis part de l’idée que le service de stockage de photos, Flickr, est moins un service qu’un réseau social centré autour des contenus photos. Il estime ainsi que le chemin qui part de la gestion de contenus vers les échanges sociaux est assez logique. En effet, lorsque l’on publie sur une thématique, on a tendance naturellement à se rapprocher de ceux qui s’intéressent aussi à ce domaine. Donc le développement d’outils de socialisation sur les sites de contenus apparaît comme une évolution naturelle du service.
En parallèle, on peut se demander si les réseaux sociaux ont pour vocation à gérer du contenu ? Ziki, comme le souligne Alexis, est un bon exemple dans ce sens : je me définis par rapport à ce que je publie sur Internet. Mes publications me permettent d’entrer en relation avec des personnes aux profils similaires. De la même manière, le réseau MySpace est centré de fait sur les échanges autour des contenus musicaux.
Et on voit bien qu’autour de ces notions de contenus et de réseaux sociaux se profilent celle de l’identité numérique : comment je me définis, quels sont les contenus que je publie, ceux qui m’intéressent, qui je connais, etc…
Quid du WebPédagogique ? LeWebPédagogique est une plateforme de blogs d’enseignants. Donc un site de publication de contenus générés par les utilisateurs par excellence. Le fait que ces blogs soient écrits par des enseignants est un premier signe qu’il y a là une opportunité forte de réseau social. Et si l’on en croit Alexis Mons, il est même logique que le chemin se fasse dans ce sens. La difficulté est probablement de bien doser la publication et l’agrégation des contenus, la dimension sociale et la part d’aut-identification au service. Tout ceci en gardant notre spécificité du pédagogique.
Voilà qui confirme ainsi la direction que l’on s’apprête à prendre. Dernière petite question : si l’on ne veut pas limiter la dimension sociale aux enseignants, faut-il proposer aux autres cibles (élèves, parents d’élèves…) de publier eux aussi leur propre contenu ?